Genre et vaccination

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Gavi travaille aux côtés des pays pour abolir les obstacles à la vaccination liés au genre et faire en sorte que tous les enfants, garçons et filles, aient équitablement accès à la vaccination

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Crédit : Gavi/2016/Voara Randrianarivony.

Globalement, il n’existe pas de différence significative dans la couverture vaccinale des garçons et des filles. Mais dans certains pays et dans certaines communautés, les garçons sont privilégiés par rapport aux filles. Dans d’autres, c’est l’inverse et les filles ont un meilleur accès à la vaccination que les garçons.

Les inégalités entre les femmes et les hommes peuvent aussi avoir un impact indirect sur la vaccination. La discrimination dont les femmes sont victimes dans de nombreuses sociétés peut réduire les chances des enfants, garçons et filles, d’être vaccinés, en empêchant l’accès des parents aux services de vaccination. Comme le montre l’Indice de développement de genre de l’Organisation des Nations Unies, la couverture vaccinale est meilleure dans les pays où le statut des femmes est plus élevé.

Gavi travaille aux côtés des pays pour abolir les obstacles à la vaccination liés au genre et faire en sorte que tous les enfants, garçons et filles, aient équitablement accès à la vaccination.

Principaux obstacles à la vaccination liés aux inégalités entre les genres

iconQuand les femmes n’ont pas accès à l’éducation, les bienfaits de la vaccination sont peu reconnus

iconLes femmes n’ont pas le droit de prendre l’argent du ménage pour payer le transport

iconPromiscuité dans les dispensaires

iconLes heures d’ouverture des dispensaires coïncident avec les horaires de travail

iconLes femmes n’ont pas le droit de sortir sans être accompagnées par un chaperon masculin

iconLes femmes n’ont pas le temps de se rendre au dispensaire à cause des tâches ménagères

iconLa communication cible uniquement les femmes, même si ce sont souvent les hommes qui prennent les décisions familiales

NOTRE APPROCHE

Renforcement des systèmes de santé

Les financements accordés par Gavi dans le cadre du renforcement des systèmes de santé servent à aider les pays à s’attaquer aux obstacles à la vaccination, et notamment ceux qui sont dus aux inégalités entre les genres.

A cet égard, les pays bénéficiant de l’aide de Gavi sont encouragés à étudier les variations de la couverture vaccinale en fonction du sexe, du revenu et de la situation géographique, pour comprendre les raisons pour lesquelles la couverture vaccinale est basse dans certains groupes.

Il est nécessaire, pour pouvoir y remédier, de mieux comprendre comment les rôles et les activités dé définis par le genre peuvent empêcher, de façon subtile mais importante, la vaccination des garçons et des filles.

Les pays pourront, par exemple, recevoir une aide pour la formation des agents de santé de sexe féminin qui seront ainsi à même d’offrir des services de vaccination aux femmes et à leurs enfants. Dans certaines sociétés, les femmes ne peuvent pas ou ne souhaitent pas avoir affaire à un vaccinateur ou un agent de santé de sexe masculin.

Vaccins contre le VPH et contre la rubéole

Gavi soutient deux vaccins qui protègent plus particulièrement la santé des femmes et des jeunes filles : le vaccin contre le virus du papillome humain (VPH) et le vaccin contre la rubéole.

Le VPH est la principale cause de cancer du col de l’utérus. Plus de 85% des décès par cancer du col surviennent dans les pays en développement où, très souvent, les femmes n’ont pas accès au dépistage ni au traitement. En vaccinant les adolescentes avant qu’elles ne soient exposées au virus, il est possible d'éviter plus de 90% des cas de cancer du col utérin. D’ici 2020, près de 40 millions d’adolescentes vivant dans les pays bénéficiant du soutien de Gavi devraient avoir été vaccinées contre le VPH.

La rubéole peut entraîner de graves malformations et de profonds handicaps (surdité, cécité et malformations cardiaques) chez les enfants dont la mère a été infectée au cours du premier trimestre de la grossesse. Gavi aide les pays à introduire le vaccin combiné rougeole-rubéole pour combattre cette maladie dévastatrice mais évitable.

“Quand un couple vient d’avoir un enfant, je vais les voir tous les deux et je leur explique pourquoi il faut le faire vacciner. Et ils me croient parce nous sommes du même village, et ils voient que tous mes enfants sont vaccinés.”
Yusuf Ibrahim, Nigeria

AU NIGÉRIA, UN PÈRE DE FAMILLE SE FAIT L'AVOCAT DE LA VACCINATION

Mère et père ont tous deux un rôle important à jouer pour assurer à leurs enfants l’accès à la vaccination.

Ayant grandi dans minuscule village rural d’Unguwar Daji dans le nord du Nigéria, Youssouf Ibrahim croyait aux rumeurs selon lesquelles les vaccins participeraient à un complot contre les musulmans. Mais quand sa fille Saratu a failli mourir de pneumonie, il a commencé à parler de ses croyances avec les médecins de l’hôpital local.

Ils lui ont expliqué que les vaccins servaient juste à protéger la vie. Youssouf a compris que si Saratu avait été correctement vaccinée, elle n’aurait pas souffert de cette terrible maladie.

Dix ans plus tard et père de quatre enfants, Youssouf est le fervent défenseur de la vaccination. Il va dans son village de maison en maison, expliquer aux familles toute l’importance des vaccins.

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