L’Afrique du Sud se joint aux sept nations qui financent l’IFFIm

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Un programme novateur de financement stimulera les ressources de l’Alliance GAVI, en renforçant les systèmes de santé et de vaccination afin d’atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement

Genève, 25 avril 2006 — Le Gouvernement sud-africain a annoncé aujourd’hui qu’il versera 20 millions de dollars sur 20 ans à la Facilité internationale de financement pour la vaccination (International Finance Facility for Immunisation – IFFIm).

L’Afrique du Sud rejoint le Brésil et les six nations européennes – l’Espagne, la France, l’Italie, la Norvège, le Royaume-Uni et la Suède – qui soutiennent ce programme novateur de financement. L’IFFIm devrait réduire de manière spectaculaire le nombre d’enfants qui meurent chaque année de maladies évitables par la vaccination dans les pays les plus pauvres du monde.

En mobilisant des capitaux garantis par des engagements de donateurs sur une période de dix ans (jusqu’en 2015), on estime que l’IFFIm recueillera 4 milliards de dollars pour les activités de vaccination. Ces nouvelles ressources financeront le travail de l’Alliance GAVI (auparavant l’Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination), un partenariat mondial de premier plan formé de pays en développement et de gouvernements donateurs, de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), de la Banque mondiale, de fabricants de vaccins de pays industrialisés et en développement, ainsi que de la Fondation Bill & Melinda Gates.

GAVI et ses partenaires utiliseront les nouvelles ressources levées par l’IFFIm pour redoubler d’efforts, afin que des millions d’enfants de plus dans les pays les plus pauvres du monde aient accès aux vaccins salvateurs, notamment grâce au renforcement des systèmes de santé.

Le Président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, a annoncé en mars que le Brésil ferait une contribution de 20 millions de dollars sur 20 ans afin de soutenir l’IFFIm. La Facilité est l’une des initiatives innovantes récemment créées pour mobiliser des fonds en vue d’atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement.

Avec l’appui de GAVI, un certain nombre de pays ont amélioré leur couverture vaccinale et ont introduit avec succès de nouveaux vaccins, en dépit d’obstacles économiques et politiques parfois décourageants. Si les fonds de GAVI sont réservés à certaines activités précises, les pays en développement déterminent et appliquent leurs propres plans pour atteindre leurs objectifs de vaccination.

« Notre expérience semble indiquer que l’assistance au développement est particulièrement efficace quand les mécanismes récompensent les bons résultats, tout en autorisant une certaine souplesse quant à la manière dont les pays pouvant prétendre à l’aide atteignent les objectifs fixés », a déclaré le Dr Julian Lob-Levyt, Secrétaire exécutif de l’Alliance GAVI. « Et parce que les pays obtiennent de bons résultats, les donateurs ont choisi d’aider GAVI à accélérer ses activités en soutenant l’IFFIm ou par des contributions annuelles classiques. »

D’après l’OMS, plus de 1,7 million de décès prématurés ont été évités chez les habitants des pays les plus pauvres avec l’appui que GAVI leur a apporté pendant ses cinq premières années d’activité. Depuis 2001, l’Alliance GAVI a permis l’achat et la distribution de doses suffisantes des vaccins de la nouvelle génération pour immuniser 115 millions d’enfants. L’OMS estime que, d’ici à 2008, 225 millions d’enfants auront reçu ces vaccins qui les protégeront de maladies meurtrières telles que l’hépatite B et la fièvre jaune.

Le Dr Lob-Levyt a rappelé que l’Alliance GAVI, en partenariat avec la Banque mondiale, conseille également le G7 sur la mise au point d’un projet pilote pour un nouveau mécanisme de garantie de marchés (Advance Market Commitment – AMC). L’objectif de l’AMC est de veiller à ce que les pays les plus pauvres aient accès aux nouveaux vaccins dès qu’ils seront disponibles, tout en encourageant les fabricants à investir dans des vaccins pour les pays pauvres, ce qui créera des marchés semblables à ceux de pays plus riches. A travers l’AMC pour les vaccins, les donateurs s’engagent à subventionner l’achat futur (à un prix fixé d’avance) d’un vaccin adapté, une fois qu’il aura été mis au point et que les pays en développement l’auront demandé.

« Nous sommes de plus en plus conscients de la nécessité de trouver des solutions créatives pour résoudre au mieux la question complexe du financement des coûts de développement et de distribution des nouveaux vaccins et autres solutions de santé mondiale », a noté le Dr Lob-Levyt. « Ces activités seront essentielles pour réduire le fardeau de mortalité et pour atteindre l’objectif du Millénaire pour le développement relatif à la survie de l’enfant. Nous sommes sûrs que l’IFFIm n’est qu’un début dans cette voie. »

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