• RAPPORT DE SITUATION DE L’ALLIANCE DU VACCIN 2014

    QUESTIONS-RÉPONSES AVEC LES DIRIGEANTS DE GAVI

    Le Directeur exécutif de Gavi, Seth Berkley et le Président du Conseil d’administration, Dagfinn Høybråten font le point sur l’une des années les plus marquantes des 15 ans d’existence de Gavi, notamment sur les moments forts de la Conférence des donateurs de Berlin, l’introduction des vaccins conformément aux objectifs de l’Alliance et le défi que constitue l’urgence d’Ebola.

    Quel a été le temps fort de l’année ?  

    Seth: Pour moi, la poliomyélite a marqué l’année 2014. J’étais à New Delhi en janvier, juste avant la célébration par l’Inde du cap des trois années écoulées depuis son dernier cas de polio due au virus sauvage. Il s’agissait d’une étape historique dans l’éradication de cette maladie. Plus tard dans l’année, nous avons eu, au Népal, le premier lancement du vaccin polio inactivé (VPI) effectué avec l’aide de Gavi. Fin 2014, 64 pays avaient fait une demande d’aide pour le VPI auprès de Gavi. C’est très important, non seulement pour la phase finale de l’éradication de la poliomyélite – avec au moins une dose de VPI dans les programmes de vaccination de tous les pays Gavi – mais aussi parce que cela aura probablement un effet positif beaucoup plus large sur la couverture vaccinale en augmentant l’accès à la vaccination systématique.

    Dagfinn: Avec le VPI , nous avons collectivement franchi une nouvelle étape vers l’éradication de la poliomyélite. Mais ce n’est pas le seul nouveau vaccin. En 2014, Gavi a offert pour la première fois son soutien aux vaccins contre l’encéphalite japonaise et contre le choléra. En fait, 2014 a encore été une année record en termes de nombre d’introductions de nouveaux vaccins, avec en moyenne un lancement par semaine. En l’espace d’une semaine, nous avons atteint nos objectifs en termes d’introduction du vaccin contre le pneumocoque et du vaccin contre le rotavirus, et en juillet, malgré des conflits internes majeurs, le Soudan du Sud a été le 73ème et dernier pays soutenu par Gavi à introduire le vaccin pentavalent 5-en-1. Nous avons vécu de grands moments !

    LE MODÈLE DE GAVI EN ACTION

    Sauver des vies, améliorer la santé, renforcer les économies

    Gavi, l’Alliance du Vaccin, est un partenariat international qui réunit les secteurs public et privé avec l’objectif commun de permettre un accès équitable aux vaccins pour tous les enfants.

     

    S’appuyant sur les forces de chacun de ses membres, Gavi regroupe la demande des pays, garantit un financement prévisible à long terme, et négocie les prix des vaccins afin que les générations d’enfants des pays en développement puissent bénéficier des vaccins fondamentaux.

     
  • NOTRE MISSION

    → En avance sur nos trois objectifs
    Gavi est sur le point d’atteindre voire de dépasser les objectifs de sa mission pour 2015

     

    Gavi s’appuie sur trois indicateurs qui possèdent chacun leurs objectifs spécifiques, afin d’évaluer les progrès dans l’accomplissement de sa mission pour la période 2011-2015.

    Alors que nous sommes à 12 mois de la fin de notre période stratégique, il convient de regarder et d’analyser chaque graphique pour voir comment nous nous situons par rapport à nos trois objectifs de mission.

    En détail dans la version complète →  

    INDICATEURS RELATIFS À NOTRE MISSION

    Réduction de la mortalité infantile

    La mortalité infantile dans les pays soutenus par Gavi est passée de 77 à 69 pour 100 000 naissances viables entre 2010 et 2013, grâce à la diminution des décès dus aux maladies évitables par la vaccination. L’accélération du nombre d’introductions de nouveaux vaccins ces dernières années a contribué de façon majeure à la réduction sans précédent de la mortalité chez les enfants de moins de cinq ans.

    Consulter les mises à jour sur la mission de Gavi dans la version complète →  

    Taux de mortalité chez les enfants de moins de 5 ans

    Dans les pays éligibles au soutien de Gavi (pour 1 000 naissances viables)

    KPI  

    Source : Groupe inter-agences des Nations Unies pour l’estimation de la mortalité infantile, Division de la population ; Perspectives de la population mondiale

    Décès futurs évités

    On estime que, pour les quatre années qui vont de début 2011 à fin 2014, l’utilisation des vaccins soutenus par Gavi aura permis d’éviter près de 3,1 millions de décès. L’Alliance du Vaccin pense atteindre l’objectif qu’elle s’est fixé pour la période allant de début 2011 à fin 2015, de prévenir 3,9 millions de décès. Les campagnes de vaccination contre la rougeole financées par Gavi, menées entre 2013 et 2015, devraient permettre d’éviter 500 000 décès supplémentaires.

    Nombre de décès futurs évités

    (en millions)

    KPI  

    *Projection

    Source : Modélisation effectuée conjointement par Gavi, l’Alliance du Vaccin et la Fondation Bill & Melinda Gates

    Enfants immunisés

    Par rapport aux chiffres de 2010, 207 millions d’enfants supplémentaires ont été immunisés avec les vaccins soutenus par Gavi (fin 2014). Gavi pense atteindre son objectif de 243 millions d’enfants supplémentaires vaccinés d’ici fin 2015 pour l’ensemble de ses programmes de vaccination.

    Nombre d’enfants vaccinés

    (en millions)

    KPI  

    Source : OMS/UNICEF, Estimations nationales de la couverture vaccinale, Division de la population de l’ONU, Perspectives de la population mondiale

  • L’objectif vaccins

    → Gavi dépasse ses objectifs d’introductions de vaccins pour 2015, en avance sur ses prévisions
    Le vaccin pentavalent a été introduit dans les 73 pays que Gavi soutient

    → L’Alliance du Vaccin lance son soutien pour trois nouveaux vaccins
    Vaccin polio inactivé (VPI), vaccin contre l’encéphalite japonaise, stock d’urgence de vaccin oral contre le choléra

    → L’Alliance accélère le programme VPI
    En 12 mois, 64 pays ont déposé une demande d’aide

     

    Gavi, l’Alliance du Vaccin, continue à répondre à la forte demande de vaccins émanant des pays en développement. Avec des chiffres record pour la troisième année consécutive, nos partenaires ont financé près d’une nouvelle introduction de vaccin chaque semaine.

    Cette tendance nous a permis d’atteindre avec plus d’un an d’avance notre objectif 2015 pour l’introduction du vaccin pentavalent et des vaccins contre le pneumocoque et le rotavirus. Ce rythme soutenu d’introductions devrait se poursuivre l’année prochaine, la majorité des pays Gavi ayant demandé à introduire le vaccin polio inactivé (VPI) d’ici la fin 2015 – comme cela a été recommandé par le Plan stratégique pour l’éradication de la poliomyélite et la phase finale.

    Cette section contient des mises à jour pour les 11 vaccins nouveaux ou sous-utilisés inclus dans le portefeuille de Gavi, notamment pour la première année de soutien au VPI, au vaccin contre l’encéphalite japonaise et au vaccin oral contre le choléra.

    Alors que notre objectif est maintenant d’arriver à immuniser chaque enfant avec les 11 vaccins recommandés par l’OMS, nous nous préoccupons également d’augmenter la couverture vaccinale et nous étudions comment l’introduction de vaccins de haute technologie peut entraîner des améliorations dans la gestion des programmes nationaux de vaccination.

    Plus d'informations sur l' objectif vaccins dans le rapport complet →  

    Lancement de vaccins et nouvelles campagnes de vaccination réalisés en 2014 avec le soutien de Gavi

    *se rapporte à la taille de la cohorte annuelle des naissances (pour l’introduction de vaccins) ou de la population cible (pour les campagnes de vaccination)

    Source : Gavi, l’Alliance du Vaccin, 2014 ; Nations Unies, Division de la Population, Département des affaires économiques et sociales, Perspectives de la population mondiale

    Indicateurs relatifs à la vaccination

    Le vaccin contre le pneumocoque

    En 2014, la demande pour le vaccin pneumocoque a continué d’augmenter rapidement, avec son introduction dans huit pays. Quand la Géorgie l’a ajouté en novembre à son programme de vaccination systématique, Gavi a atteint sa cible pour 2015, à savoir l’introduction du vaccin, grâce à son soutien, dans 45 pays – avec 13 mois d’avance.

    La coopération étroite avec nos partenaires a permis au Nigéria d’être prêt à introduire le vaccin pneumocoque avant la fin 2014, amenant à 46 le nombre de lancements soutenus par Gavi. D’après les estimations de l’OMS, 47 millions d’enfants ont à ce jour été protégés, grâce à l’aide de Gavi, contre les infections à pneumocoque qui causent chaque année plus d’un demi-million de décès chez les moins de cinq ans.

    En 2014, alors que les pays soutenus par Gavi continuaient à introduire le vaccin pneumocoque, les niveaux de couverture sont passés à 28%. Mais ils restent en-dessous des objectifs annuels pour la période 2011-2015, en grande partie à cause de problèmes d’approvisionnement lors des premières années du programme et de retards dans les pays à forte population. Les partenaires de l’Alliance du Vaccin font leur possible pour assurer un approvisionnement stable, apporter un soutien adéquat aux introductions à venir et maintenir la couverture vaccinale sur le long terme. Dans la plupart des pays, le taux de couverture du vaccin pneumocoque atteint le même niveau que celui du vaccin pentavalent dans les deux ans qui suivent son introduction.

    Nombre de pays où le vaccin a été introduit

    Vaccin contre le pneumocoque

    KPI  

    Source : Gavi, l’Alliance du Vaccin, 2014

    Couverture (%)

    Vaccin contre le pneumocoque, 3ème dose

    KPI  

    Source : OMS/UNICEF : Estimations nationales de la couverture vaccinale, 2015

    Le vaccin pentavalent

    En juillet, le Soudan du Sud a été le 73ème et dernier pays soutenu par Gavi à introduire le vaccin pentavalent cinq-en-un. En 2000, moins de 10% des pays à faible revenu avaient introduit le vaccin contre l’hépatite B dans leur calendrier vaccinal et moins de 5% avaient ajouté le vaccin Hib.

    Quinze ans plus tard, nos partenaires ont dépassé l’un des objectifs initiaux de l’Alliance du Vaccin et atteint notre but de s’assurer que tous les pays en voie de développement aient accès à ces vaccins fondamentaux qui sont inclus dans le pentavalent. L’infection par le virus de l’hépatite B est responsable de centaines de milliers de décès chaque année dus à des maladies aiguës ou chroniques comme le cancer du foie et la cirrhose, tandis que la bactérie Hib cause des méningites, des pneumonies et des septicémies.

    Le succès du vaccin pentavalent traduit la force de notre modèle de partenariat public-privé. La Division des approvisionnements de l’UNICEF a répondu à la demande de plus d’un milliard de doses. L’OMS et l’UNICEF ont aidé les pays à prendre des décisions éclairées sur le momentet la façon d’introduire le vaccin. L’industrie a augmenté mondialement sa capacité annuelle de production, qui est passée de 20 à 400 millions de doses. Des innovations ont permis d’améliorer la formulation et le conditionnement du vaccin cinq-en-un et de réduire sensiblement la pression sur la chaîne du froid dans les pays pauvres.

    Ceci est particulièrement important pour les pays fragiles ou affectés par des conflits tels que la Corée du Nord, la RDC ou la Somalie, dont la capacité des systèmes de santé est souvent limitée.

    Alors même que nous nous approchions de notre objectif d’introduction pour le vaccin pentavalent, nous avions déjà commencé à tourner notre attention vers l’amélioration de la couverture vaccinale. Elle a été estimée à 57% pour 2014, soit en-dessous de notre objectif de 77% pour la fin 2015. Les progrès dépendent essentiellement de l’achèvement de l’introduction du vaccin pentavalent en Inde, pays qui compte 26 millions de naissances chaque année. L’introduction devrait se conclure début 2016.

    Nombre de pays où le vaccin a été introduit

    Vaccin pentavalent

    KPI  

    Source : Gavi, l'Alliance du Vaccin, 2014

    Couverture (%)

    Vaccin pentavalent, 3eme dose

    KPI  

    Source : OMS/UNICEF : Estimations nationales de la couverture vaccinale, 2015

    Le vaccin contre le rotavirus

    Reconnaissant l’importance du vaccin rotavirus dans la prévention des décès par diarrhée chez les jeunes enfants, les pays ont été plus nombreux que jamais (16)

    à introduire cette intervention vitale en 2014. Pour un seul vaccin, cela représente le plus grand nombre d’introductions en une année de toute l’histoire de Gavi. Nous avons ainsi dépassé notre objectif de 33 introductions pour 2015.

    Dans cet élan, le Niger et le Togo ont aussi introduit simultanément les vaccins contre le rotavirus et contre le pneumocoque, approche dont le Ghana avait été le pionnier en 2012.

    Avec l’introduction du vaccin rotavirus par un grand nombre de pays en 2014, les niveaux de couverture ont plus que doublé par rapport à 2013. Gavi est néanmoins toujours en-dessous de ses objectifs de couverture vaccinale annuelle pour 2011-2015, du fait que des pays très peuplés n’ont pas encore introduit le vaccin. Comme plusieurs grands pays prévoient de l’introduire prochainement, l’Alliance du Vaccin continue à travailler avec les fabricants de sorte à pouvoir répondre à la demande.

    Nombre de pays où le vaccin a été introduit

    Vaccin rotavirus

    KPI  

    Source : Gavi, l'Alliance du Vaccine, 2014

    Couverture (%)

    Vaccin rotavirus, 3ème dose

    KPI  

    Source: OMS/UNICEF : Estimations nationales de la couverture vaccinale, 2015

    QUESTIONS-RÉPONSES

    Michel Zaffran, Coordinateur, Programme élargi de vaccination, OMS

     

    Quel est l’intérêt, pour l’OMS, de travailler dans le cadre de Gavi ?  

    L’OMS est un des partenaires fondateurs de Gavi. Il est apparu clairement, à la fin des années 1990, qu’il fallait créer une alliance pour donner un nouveau souffle aux initiatives visant à renforcer la vaccination et combler les écarts qui existaient à l’époque. La plupart des pays à faible revenu n’avaient pas accès aux nouveaux vaccins, et chaque année, plus de 20 millions d’enfants étaient exclus de la vaccination systématique. Grâce à la mobilisation des partenaires de l’Alliance du Vaccin autour d’un plan d’action bien coordonné, les ressources disponibles ont pu être utilisées efficacement pour répondre aux besoins en matière de vaccination, au niveau des pays et au niveau international. Le fait de travailler dans le cadre d’une alliance permet en outre de s’attaquer aux défis avec des approches innovantes.

    Que peut accomplir l’OMS dans le cadre de l’Alliance du Vaccin qu’elle ne pourrait réaliser seule ?  

    Gavi a été capable de trouver des donateurs qui apportent un soutien aux pays et aux institutions partenaires, ce que l’OMS n’aurait pas pu faire seule. Cela lui a permis d’augmenter son aide technique aux pays et d’accélérer la préqualification des vaccins destinés à être utilisés dans les programmes financés par Gavi. Nous avons également pu développer une politique, une stratégie et des conseils techniques dans des domaines tels que l’introduction de nouveaux vaccins, la gestion des vaccins, la surveillance, l’évaluation et le contrôle des programmes.

     

    Pouvez-vous nous donner un exemple de la façon dont Gavi a permis d’accélérer l’accès aux vaccins ?  

    Avant la création de Gavi, il fallait 10 à 15 ans pour que les vaccins nouvellement homologués (comme l’hépatite B et Hib) soient accessibles à un coût abordable pour les pays à faible revenu. La création de Gavi et sa capacité à financer l’achat de nouveaux vaccins et à réduire les prix ont eu un impact majeur sur ces délais. Le Conseil d’administration de Gavi a approuvé le soutien des vaccins contre le rotavirus et contre le pneumocoque en décembre 2006, quelques années à peine après l’homologation de ces vaccins dans les pays industrialisés.

    Quel a été le grand succès de 2014 ?  

    La contribution de Gavi au Plan stratégique pour l’Éradication de la poliomyélite et la Phase finale 2013-2018 – pour l’introduction du VPI dans tous les pays soutenus par Gavi - a été extraordinaire. Sans l’Alliance du Vaccin et les mécanismes qu’elle a établis pour l’introduction de nouveaux vaccins, il n’aurait pas été possible d’introduire le VPI aussi rapidement dans autant de pays.

  • L’objectif systèmes de santé

    → Le soutien au renforcement des systèmes de santé continue de croître
    Un soutien personnalisé pour répondre aux problématiques spécifiques de chaque pays

    → Les partenaires aident les pays à moderniser leurs chaînes d’approvisionnement
    L’augmentation des volumes des vaccins mettent à rude épreuve les systèmes et les équipements devenus obsolètes

    → Gavi continue à suivre et à évaluer ses programmes de subventions pour le renforcement des systèmes de santé et à en tirer des enseignements
    Révision du processus de gestion des subventions à l’aide d’indicateurs intermédiaires

     

    Il est essentiel de disposer de systèmes de santé solides pour pouvoir introduire de nouveaux vaccins ; c’est encore plus vrai quand il s’agit de maintenir durablement la couverture vaccinale et d’en assurer l’équité.

    Il faut une infrastructure solide – des services de qualité, des cadres et des agents de santé bien formés, de bons systèmes d’information et de données, et des chaînes d’approvisionnement performantes – pour travailler avec les communautés et les parents et préserver les acquis des 15 premières années de Gavi. C’est essentiel pour atteindre le dernier enfant sur cinq qui ne bénéficie toujours pas de l’ensemble des vaccins pédiatriques de base et les 95% qui n’ont pas encore accès à la totalité des 11 vaccins recommandés par l’OMS pour chaque enfant dans tous les pays du monde.

    Les taux de couverture vaccinale de 2014 suggèrent que les investissements de Gavi et des autres partenaires dans les systèmes de santé commencent à porter leurs fruits. De plus en plus d’enfants sont vaccinés et ont des contacts réguliers avec les services de santé au cours de leur première année de vie, période où ils sont le plus vulnérables.

    Cette section fournit des informations actualisées sur le soutien de Gavi pour le renforcement des systèmes de santé (RSS) – notre approche principale pour augmenter la capacité des systèmes de santé à administrer les vaccins – avec une attention toute particulière pour la Stratégie de la chaîne d’approvisionnement en vaccins de Gavi. Nous décrivons aussi comment l’Alliance du Vaccin suit ses programmes de RSS et évalue leur impact pour en tirer des enseignements afin de maximiser les subventions à l’avenir.

    Plus d'informations sur l'objectif systèmes de santé →  

    L’approche de Gavi en matière de renforcement des systèmes de santé

     
    Indicateurs relatifs aux systèmes de santé

    COUVERTURE PAR LE DTC3 (%)

    Le taux de couverture de la troisième dose de vaccin contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche (DTC3) est un indicateur standard qui permet de juger de la portée des programmes nationaux de vaccination.

    En 2014, la couverture du DTC3 dans les pays soutenus par Gavi a atteint le plus haut niveau jamais enregistré (81%) ; c’est la première fois qu’elle dépasse les 80% dans ces pays. La grande majorité des enfants des pays soutenus par Gavi reçoivent le DTC incorporé dans le vaccin pentavalent.

    KPI  

    Source : OMS/UNICEF : Estimations de la couverture vaccinale, 2015

    ÉQUITÉ EN MATIÈRE DE COUVERTURE VACCINALE (%)

    La comparaison de la couverture du DTC3 des 20% les plus pauvres de la population des pays soutenus par Gavi par rapport à celle des 20% les plus riches permet d’évaluer dans quelle mesure la pauvreté joue un rôle dans l’accès à la vaccination. Le pourcentage de pays atteignant le seuil minimum d’équité, qui était de 51% en 2010, est de 57% en 2014.

    KPI  

    Source : Enquêtes DHS et MICS ; autres enquêtes utilisant des méthodes comparables quand aucune enquête DHS ou MICS n’a été réalisée.

    ÉCART ENTRE LE DTC1 ET LE DTC3

    Cet indicateur mesure le pourcentage d’enfants qui reçoit la première dose de vaccin contenant le DTC, mais pas la troisième. Les systèmes de santé faibles ne sont pas toujours capables de vacciner tous les enfants avec la série complète de vaccin DTC. En 2014, l’écart entre la couverture par le DTC1 et celle du DTC3 dans les pays soutenus par Gavi a diminué à sept points de pourcentage, démontrant que la capacité des pays à administrer la série complète de vaccins s’améliore.

    KPI  

    Source : OMS/UNICEF : Estimations de la couverture vaccinale, 2015

    COUVERTURE AVEC LA PREMIÈRE DOSE DE VACCIN CONTRE LA ROUGEOLE (%)

    La vaccination contre la rougeole s’effectue après la troisième dose de DTC, mais avant l’âge d’un an. La couverture avec la première dose de vaccin contre la rougeole, que Gavi ne finance pas, permet d’évaluer la capacité des services de santé à vacciner les enfants au-delà de l’âge de trois mois. Alors que la couverture du DTC3 a augmenté ces dernières années, la couverture avec la première dose de vaccin contre la rougeole administrée systématiquement n’a pas progressé, stagnant à 78% pour la cinquième année consécutive.

    KPI  

    Source : OMS/UNICEF : Estimations de la couverture vaccinale, 2015

    QUESTIONS-RÉPONSES

    Henri van den Hombergh, Expert, Renforcement de la vaccination et des systèmes de santé, UNICEF

     

    Comment l’UNICEF travaille-t-elle en partenariat avec Gavi, l’Alliance du Vaccin ?  

    Partenaire fondateur de Gavi, l’UNICEF s’applique à améliorer la vaccination à travers les politiques de santé, le travail des bureaux nationaux, et le soutien de notre Division des approvisionnements.

    Nous profitons de notre présence à différents niveaux dans les pays prioritaires pour introduire des améliorations dans des domaines cruciaux. Nous analysons les obstacles à une bonne couverture vaccinale et à l’équité qui empêchent les enfants et ceux qui en ont la charge d’accéder à la vaccination et aux autres services sanitaires essentiels. Nous travaillons avec nos partenaires pour démontrer la validité de l’approche commune OMS- UNICEF et pour la mettre en œuvre. Les problèmes viennent souvent de la gestion du financement de la vaccination, du niveau national jusqu’à la base.

    Nous travaillons avec l’OMS au niveau des bureaux nationaux, régionaux et du siège pour soutenir les demandes de subvention pour le renforcement des systèmes de santé (RSS) et leur mise en œuvre. Grâce à sa compréhension des coutumes et des comportements, l’UNICEF est capable de générer une demande de services de vaccination et d’établir les plans pour leur mise en place, incluant des actions de communication et de mobilisation sociale capables de susciter durablement cette demande. En 2014, l’UNICEF a facilité le développement de 24 plans approuvés par les gouvernements concernés, pour soutenir l’introduction de nouveaux vaccins et/ou des programmes de vaccination systématique. Nos équipes travaillent également sur les différents aspects de la phase finale de l’éradication de la poliomyélite, de la mise en œuvre technique à la logistique et l’approvisionnement. Gavi joue un rôle important comme plateforme de convergence. Les politiques et stratégies de Gavi ainsi que leur mise en œuvre dépendent de la qualité des données. L’UNICEF et l’OMS compilent et analysent ensemble les formulaires de rapport conjoint sur la vaccination et publient des estimations annuelles.

     

    Que pouvez-vous faire de plus grâce à l’Alliance que vous ne pourriez pas faire seul ?  

    La Stratégie pour la chaîne d’approvisionnement en vaccins de Gavi est un excellent exemple de ce que l’on peut faire quand on travaille tous ensemble. Elle vise à aider les pays à mettre en place les éléments de base qui permettront d’améliorer les chaînes d’approvisionnement. Cela demande une vision globale de toute la chaîne, du fabricant de vaccins à l’agent de santé. Cet important travail transversal a été réalisé par les partenaires de l’Alliance qui se chargent de le mettre en œuvre.

    Pouvez-vous nous donner un exemple de ce que vous avez réussi à réaliser dans ce domaine ?  

    Avec l’OMS, nous avons élaboré et mis en place l’outil d’évaluation de la Gestion efficace des vaccins (GEV). Cet outil est devenu la norme mondialement acceptée pour évaluer la gestion des vaccins, analyser les tendances et élaborer des plans d’amélioration dans les différents pays, ainsi qu’effectuer des comparaisons. Il est très utilisé pour les demandes d’aide au RSS auprès de Gavi et pour la préparation des plans annuels de travail pour la vaccination.

    Quel a été, pour l’UNICEF, le plus grand succès de 2014 dans ce domaine ?  

    Nous avons obtenu un impact important en matière d’équité dans la vaccination à Madagascar, un des pays les moins développés au monde. L’UNICEF a travaillé avec le gouvernement pour établir une nouvelle stratégie visant à lutter contre les inégalités en matière de vaccination. Nous avons aidé le gouvernement à identifier et à analyser les obstacles à la vaccination aux niveaux national et local, et notamment ceux que rencontrent les populations défavorisées. Cela nous a permis d’établir et de mettre en place une stratégie qui a été intégrée au Programme élargi de vaccination (PEV).

  • L’objectif financements

    → Des missions d’évaluation préparent le terrain pour l’arrêt progressif du soutien de Gavi
    Quatre pays – le Bhoutan, le Honduras, la Mongolie et le Sri Lanka – pourront financer eux- mêmes leurs programmes de vaccination à partir de 2016

    → Financement intégral garanti pour la période stratégique 2011-2015
    100% des engagements des donateurs sont confirmés par la signature officielle de conventions de subvention

    → Le secteur privé parmi les 15 plus grands donateurs de Gavi
    Des contributions en nature pour la sensibilisation et l’expertise opérationnelle

     

    Fin 2014, juste six ans après les premières contributions de cofinancement pour les vaccins soutenus par Gavi, il est de plus en plus évident que notre modèle de financement fonctionne. Plus d’une vingtaine de pays s’apprête à se passer de l’aide de Gavi. Les quatre premiers – le Bhoutan, le Honduras, la Mongolie et le Sri Lanka – devraient commencer à financer eux- mêmes la totalité de leurs programmes de vaccination en 2016.

    Depuis le début, le modèle de financement de Gavi a été conçu avec l’idée d’augmenter l’implication des pays dans leurs programmes de vaccination. L’objectif est de les encourager à s’approprier les programmes et à faire en sorte qu’ils soient financièrement viables après l’arrêt du soutien de Gavi.

    Les contributions prévisibles à long terme permettent d’asseoir la confiance des pays pour l’adoption de nouveaux vaccins. Le regroupement des prévisions sur la demande en vaccins des pays en développement permet aux fabricants de planifier leur production et de fournir les vaccins à des prix plus abordables. Avec des taux élevés de vaccination, les populations sont en meilleure santé et plus productives, ce qui augmente la prospérité nationale. Cela permet ensuite aux pays de financer entièrement leurs programmes de vaccination.

    Plus d'informations sur l'objectif financements →  

    Gavi : un modèle dynamique de mobilisation des ressources

     
    Indicateurs relatifs au financement

    Cofinancement : les pays font face à un nombre croissant de programmes vaccinaux

    Comme le montre l’indicateur relatif à l’objectif stratégique sur le schéma de droite, les pays continuent à investir dans les vaccins, le montant dépensé par enfant passant de 3,80 US$ en 2010 à 4,3 US$ en 2013. La diminution de la dépense moyenne observée en 2013 par rapport à 2012 résulte d’une réduction de l’investissement par enfant dans trois pays où les cohortes de naissance sont très importantes (Indonésie, Nigéria et Pakistan) ; dans les autres pays, en 2013, la dépense par enfant est restée stable ou a augmenté par rapport à 2012.

    Notre politique de cofinancement est un moteur essentiel dans l’investissement des pays pour la vaccination, avec 69 millions de dollars US payés dans les temps en 2014 – soit une augmentation de 9% par rapport à 2013. Le nombre de contributions payées à temps a également augmenté, passant de 111 en 2013 à 116 en 2014. Depuis la première contribution de cofinancement en 2008, le montant total des paiements effectués par les pays à titre de cofinancement s’élève à 356 millions de dollars US.

    Alors que les pays cofinancent plus de vaccins, la proportion de ceux qui paient leur part à temps est restée pratiquement la même – 75% en 2014 pour 79% en 2013. Cela traduit l’augmentation rapide du nombre de programmes vaccinaux financés par Gavi, qui a augmenté de plus de 20% de 2013 à 2014.

    Des 70 pays cofinanceurs en 2014, 51 ont rempli leurs engagements dans les temps ; 17 ont été défaillants et cinq seulement n’ont versé aucune contribution – le Djibouti, la Guinée-Bissau, Haïti, le Lesotho et le Soudan du Sud. Deux autres, la Guinée et la Sierra Leone, qui souffraient des conséquences de l’épidémie d’Ebola, ont été dispensés de paiement par le Conseil d’administration de Gavi. Les autres ont effectué des versements partiels, ou ont payé leurs arriérés de 2013.

    Mi-2015, 11 des 17 pays défaillants avaient déjà payé leurs arriérés de 2014, ce qui amène à 84 millions de dollars US le montant total des contributions payées à titre de cofinancement en 2014.

    En 2014, nous avons commencé à revoir notre politique de cofinancement pour évaluer s’il faudrait en modifier le mécanisme pour aider les pays systématiquement en défaut de paiement comme la République Centrafricaine (RCA). Bien que la RCA n’est pas arrivée à tenir ses engagements en 2008, elle a payé régulièrement ses contributions depuis, avec seulement un an de retard. Néanmoins, suivant nos règles actuelles de cofinancement, la RCA figure chaque année dans la liste des pays en défaut de paiement. Il en résulte donc qu’il convient de modifier notre politique, de façon à suivre de plus près les pays dans ce genre de situation, avec un échéancier de paiement leur évitant de figurer parmi les pays défaillants.

    Consulter les mises à jour sur tous les programmes soutenus par Gavi dans la version complète →  

    Investissements en vaccins par enfant

    Dépense moyenne par enfant (US$)

    KPI

    Source : Formulaire de rapport conjoint OMS/UNICEF sur la vaccination ; Gavi, rapports annuels ; Prévision de la demande de Gavi, données PNUD.

    Paiement du cofinancement dans les temps

    Pourcentage de pays

    KPI

    Source : UNICEF, Division des approvisionnements, et Fonds renouvelable de PAHO.

    Notre base de financement : les financements prévisibles à long terme de nos donateurs

    Les pays en voie de développement en passe d’adopter un nouveau vaccin cherchent l’assurance d’un soutien durable jusqu’à ce qu’ils puissent prendre en charge la totalité de son financement. De même, lorsqu’ils investissent dans de nouvelles unités de production, ou augmentent leur production – ce qui peut prendre plusieurs années – les producteurs de vaccins veulent avoir l’assurance de commandes garanties. C’est pourquoi les accords directs de financement, la Facilité internationale de financement pour la vaccination (IFFIm) et les Fonds de garantie de marché (AMC) sont au cœur du financement prévisible à long terme qui est nécessaire pour soutenir les programmes de Gavi.

    En 2014, le montant total des fonds alloués par les donateurs, essentiellement sous forme de conventions pluriannuelles, s’est élevé à 1,6 milliard de dollars US. Le financement intégral de la période stratégique 2011-2015 de Gavi semble pratiquement assuré. Le montant total des fonds reçus par Gavi depuis sa création en 2000 s’élève à 10 milliards de dollars US.

    Promesses de dons à Gavi et à l’IFFIm

    (millions US$)

    KPI

    Source : Gavi, l’Alliance du Vaccin 2014.

    Contributions directes : tous les engagements pour 2011-2015 confirmés par la signature de contrats de subventions

    Fin 2014, 100% des engagements des donateurs pour la période 2011-2015 avaient été formalisés par la signature de contrats de subvention, essentiellement sous forme d’ententes pluriannuelles (voir ci-dessous). Au total, nous avons reçu 888 millions de dollars US sous forme de contributions directes de 14 gouvernements donateurs : l’Allemagne, l’Australie, le Canada, la Corée du Sud, les États-Unis, France, Inde, Irlande, Japon, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Royaume-Uni et Suède.

    La valeur cumulée des contributions directes reçues des gouvernements nationaux et de la Commission européenne depuis la fondation de Gavi s’élève à 5,1 milliards de dollars US.

    Contrats de subventions signés comparés au total des promesses de dons

    (millions US$)

    KPI

    Source : Gavi l'Alliance du Vaccin, 2014.

    QUESTIONS-RÉPONSES

    Rama Lakhsminarayanan, Expert en matière de santé, nutrition et population, et membre en alternance du Conseil d’administration de Gavi

     

    Quel est l’intérêt, pour la Banque mondiale, de travailler dans le cadre de Gavi, l’Alliance du Vaccin ?  

    La Banque mondiale est un des partenaires fondateurs et un membre actif du Conseil d’administration de Gavi, ce qui nous permet de prendre part aux discussions et aux décisions importantes concernant les différentes politiques envisagées. On ne saurait trop insister sur l’importance du fait d’être membre du Conseil d’administration, qui nous permet de participer pleinement à la réflexion et à la stratégie de Gavi. Au niveau des pays, Gavi est l’un des principaux contributeurs financiers à la vaccination, et ses intérêts coïncident étroitement avec ceux de la Banque. La vaccination est l’une des interventions de santé les plus efficaces, ainsi que l’une des plus rentables économiquement. Les deux organisations s’emploient à augmenter les taux de couverture vaccinale. En matière de renforcement des systèmes de santé, les investissements et les intérêts de Gavi rejoignent ceux de la Banque. Pour nous, il est important également de mettre l’accent sur la stabilité financière, afin de mobiliser les ressources nécessaires pour continuer à soutenir la vaccination.

    Que peut faire la Banque mondiale dans le cadre de Gavi qu’elle ne pourrait faire seule ?  

    Notre travail dans le domaine de la santé concerne le programme de la Couverture sanitaire universelle (CSU). Pour que les pays atteignent ce but ambitieux, mais réalisable, il faut qu’ils s’alignent étroitement, de même que la Banque, avec des agences de financement comme Gavi. Nous nous sommes également appliqués à aligner les objectifs de l’Association internationale de développement (IDA) avec ceux de Gavi – pour faire progresser la couverture sanitaire dans les pays les plus pauvres. Enfin, le Mécanisme de financement mondial (GFF pour Global Financing Facility) qui vient d’être créé ne pourra atteindre ses objectifs pour la santé sexuelle, maternelle et infantile qu’en étroite collaboration avec Gavi.

     

    Pouvez-vous donner un exemple de la façon dont Gavi a contribué à pérenniser les acquis ?  

    Gavi a évalué récemment les nouvelles données et réexaminé sa politique relative au cofinancement et à la pérennité. En aidant les pays à se préparer plus tôt au retrait du soutien de Gavi, en investissant dans le renforcement des systèmes de santé, la pérennisation institutionnelle et l’aide technique, on permet aux pays de planifier cette transition et de minimiser la volatilité. Cette nouvelle approche est cruciale pour la pérennisation des programmes à l’avenir.

    Quel a été le principal succès pour la Banque mondiale dans le domaine de la pérennisation de la vaccination en 2014 ? Et quel a été votre principal défi dans ce domaine ?  

    Pour pérenniser leurs programmes de vaccination, les pays doivent développer des capacités financières et institutionnelles. Notre engagement avec Gavi, notamment le récent Accord- cadre de partenariat, va renforcer l’engagement de la Banque dans la vaccination. C’est pour nous une base solide qui nous permettra d’aider les pays à pérenniser leurs programmes de vaccination. Nous collaborons également avec Gavi dans le cadre du Mécanisme de financement mondial.

    Le défi que nous devrons relever ensemble, c’est de faire en sorte que les dépenses publiques soient suffisantes pour maintenir la couverture vaccinale. Les investissements dans le domaine de la santé sont particulièrement menacés quand les pays passent du niveau de revenu faible au niveau de revenu intermédiaire, et il faut tenir compte de ces vulnérabilités.

  • L’objectif façonnage des marchés

    → Approvisionnement assuré pour trois nouveaux vaccins
    Vaccin inactivé contre la poliomyélite, vaccins contre le choléra et contre l’encéphalite japonaise

    → Prix négociés à la baisse pour les vaccins polio inactivés
    Prix à partir de 0,75 € par dose

    → Quatre feuilles de route pour guider les actions de Gavi afin de façonner le marché des vaccins
    Feuilles de route établies pour les vaccins contre le choléra, l’encéphalite japonaise, la rougeole-rubéole et le pneumocoque

     

    Le modèle opérationnel de Gavi se concentre principalement sur le développement d’un marché compétitif pour les vaccins, l’approvisionnement efficace en vaccins de qualité et la réduction de leur coût. le développement d’un marché compétitif pour les vaccins, avec un approvisionnement adéquat et garanti en vaccins de qualité, à des prix accessibles, est au cœur du modèle opérationnel de Gavi.

    Avec l’élargissement du portefeuille de vaccins de Gavi en 2014, qui inclut désormais le vaccin inactivé contre la poliomyélite (VPI), les vaccins contre le choléra et l’encéphalite japonaise (EJ), nous nous sommes employés à faire en sorte que les pays disposent de ces nouveaux vaccins en quantité suffisante

    Plus de détails sur le façonnage des marchés  

    Comment fonctionne la stratégie d’achat et d’approvisionnement de Gavi

     

    Indicateurs relatifs au marché

    Davantage de fabricants pour sécuriser l’approvisionnement

    Les efforts pour améliorer le marché des vaccins ont conduit à une intensification de la compétition et à une diversification de la fabrication. En 2001, Gavi s’approvisionnait auprès de 5 fournisseurs ; fin 2014, 16 fabricants produisent des vaccins préqualifiés adaptés aux besoins des pays soutenus par Gavi.

    Il est possible de mesurer la sécurité de l’approvisionnement en vaccins par le nombre de produits proposés en réponse aux appels d’offre pour les vaccins soutenus par Gavi. Ce nombre, exprimé en pourcentage de l’objectif fixé pour 2015, est passé à 88% en 2014 contre 79% en 2013. En 2010, cette valeur était de 54% seulement. Gavi est toujours sur la bonne voie pour atteindre l’objectif d’approvisionnement en vaccins de 2015.

    Sécurité de l’approvisionnement

    Nombre de produits offerts en % de l’objectif à 5 ans

    KPI  

    Source : UNICEF, Division des approvisionnements.

    Des coûts réduits

    Avec nos partenaires, nous avons réussi à négocier des prix intéressants pour tous nos appels d’offre en 2014. Suite à l’appel d’offre pour le VPI, le vaccin sera disponible pour les pays bénéficiant de l’aide de Gavi au prix négocié de 0,75 € (environ 1 dollar US) la dose. Les pays à revenu intermédiaire pourront acheter le vaccin par l’intermédiaire de l’UNICEF pour un prix se situant entre 1,49 et 2,40 € (entre 2,04 et 3,38 dollars US environ) la dose.

    Le prix moyen pondéré payé par Gavi pour le vaccin pentavalent est passé de 2,04 dollars US en 2013 à 1,90 dollar US en 2014. Le coût total de l’immunisation complète d’un enfant avec le vaccin pentavalent et les vaccins contre le pneumocoque et contre le rotavirus - ce qui constitue l’un de nos principaux indicateurs - est passé de 35 dollars US en 2010 à 22 dollars US en 2014.

    Coût total de la vaccination complète d’un enfant avec les vaccins pentavalent, pneumocoque et rotavirus

    Prix pour les 3 vaccins sélectionnés (en US$)

    KPI  

    Source : Offres de partenaires producteurs de vaccins

    QUESTIONS-RÉPONSES

    Dr Orin Levine, Directeur, Distribution des vaccins Fondation Bill & Melinda Gates

     

    Quel est l’intérêt pour la Fondation Bill & Melinda Gates de faire partie de l’Alliance du Vaccin pour façonner les marchés ?  

    Tout d’abord, cela nous permet de faciliter les échanges et le dialogue avec nos partenaires du Secrétariat de Gavi et de la Division des approvisionnements de l’UNICEF. Il nous arrive d’avoir des points de vue divergents, mais cela nous pousse à être plus clairs et plus solides dans notre analyse et nos recommandations, et finalement, cela améliore l’efficacité globale de nos activités. Chaque institution a une approche différente et a accès à des informations complémentaires. Ensemble, nous développons une excellente vision sur différents problèmes. Le Secrétariat de Gavi s’occupe d’établir des feuilles de route afin d’aligner ses partenaires. Ces feuilles de route représentent nos outils les plus efficaces pour tirer profit de notre travail commun. Il élabore également les Prévisions stratégiques de la demande de vaccins (SDF, pour Strategic Demand Forecasts), que nous utilisons ensuite pour notre propre analyse du marché.

    Que peut accomplir la Fondation Bill & Melinda Gates dans le cadre de Gavi, l’Alliance du Vaccin qu’elle ne pourrait réaliser seule?  

    Nous pouvons consacrer plus de nos ressources internes (en temps et en personnel) à de nombreux projets innovants, parce que Gavi prend en charge les aspects importants de la structuration du marché, comme les feuilles de route et les prévisions de la demande. Notre partenariat avec Gavi repose sur le partage d’informations, qui permet à tous les partenaires d’avoir accès à des informations essentielles que l’on n’aurait pas autrement. Enfin, en travaillant au sein d’une initiative coordonnée par Gavi, nous sommes mieux entendus et avons acquis une légitimité que nous n’aurions pas si nous étions seuls.

     

    Pouvez-vous nous donner un exemple d’une réalisation du travail coopératif de cette Alliance du Vaccin?  

    En établissant des feuilles de route pour les vaccins, en gagnant de la visibilité et en s’unissant à la Division des approvisionnements de l’UNICEF et à la Fondation Bill & Melinda Gates, l’Alliance du Vaccin peut avoir un impact plus important sur l’approvisionnement en vaccins et sur leur prix. Les feuilles de route exigent de s’aligner sur les stratégies de marché et sur les plans d’action, ce qui demande à chacun de participer à la définition des objectifs communs et de se mobiliser pour les atteindre. L’alignement n’est pas toujours parfait, mais cette approche de la feuille de route représente incontestablement un progrès et nous permet de progresser encore.

    Quel a été le plus grand succès de 2014 pour la Fondation Bill & Melinda Gates dans le domaine de la structuration du marché ?  

    Le plus beau succès a été de voir Sanofi investir dans le vaccin inactivé contre la poliomyélite (VPI) et le proposer à un dollar US par dose, contournant ainsi l’obstacle financier à l’introduction et à l’adoption rapide du VPI vers l’éradication de la polio.

    Un autre succès majeur a été le renforcement de nos compétences et bases de données en faveur des stratégies de marché et des décisions d’investissements. Nous avons solidifié notre approche d’analyse des marchés et de plans d’action, amélioré nos données économiques sur la production (de la collecte de ces informations à leur utilisation plus dynamique) et développé un cadre permettant d’évaluer le coût total des systèmes et d’identifier les objectifs en matière d’innovation.

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