Soutien au vaccin contre l’hépatite B

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Tous les pays soutenus par Gavi ont introduit le vaccin anti-hépatite B incorporé au vaccin pentavalent cinq-en-un.

La couverture vaccinale de l’hépatite B a triplé au cours des dix premières années d’existence de Gavi.

HepB

UNE ACCÉLÉRATION SPECTACULAIRE

Les tout premiers vaccins contre l’hépatite B que Gavi a financés ont été administrés à plus d’un million de bébés au Mozambique en 2001.

Grâce au soutien de Gavi destiné au financement des vaccins nouveaux et sous-utilisés, de nombreux autres pays à faible revenu ont rapidement introduit ce vaccin, d’où l’accélération spectaculaire de la couverture vaccinale de l’hépatite B.

En 2004, 50 % des pays à faible revenu avaient ajouté les vaccins anti-hépatite B à leurs programmes de vaccination systématique. Un taux atteint 22 ans après la toute première introduction en Italie – mais six ans seulement après que les pays à revenu élevé ont atteint ce même seuil de 50 %.  

À la fin de 2014, tous les pays à faible revenu avaient introduit ce vaccin dans leurs programmes de vaccination systématique.

DEUXIÈME RAPPORT D’ÉVALUATION DE GAVI

Le deuxième rapport d’évaluation de Gavi (2010) montre que le nombre moyen annuel des introductions nationales de vaccins contre l’hépatite B a triplé après l’introduction du soutien de Gavi. La couverture de plus de 80 % des pays a atteint un sommet dans les deux ans suivant l’introduction des vaccins.  

Selon la conclusion de ce rapport, les pays auraient été moins nombreux à introduire ces vaccins sans l’existence de Gavi.

Le vaccin pentavalent cinq-en-un, facile à administrer,et qui protège les enfants de la diphtérie, du tétanos et de la coqueluche (DTC) ainsi que de Haemophilus influenzae type b, a joué un rôle capital dans l’augmentation de la demande de vaccin anti-hépatite B.

À la fin des années 1990, le vaccin contre l’hépatite B avait été commercialisé depuis deux décennies, mais les pays pauvres n’étaient pas suffisamment nombreux à le recevoir.

LA CHARGE DE MORBIDITÉ

La vaccination contre l’hépatite B représente un investissement important dans l’avenir d’un pays. Même si les infections touchent principalement les jeunes enfants, les conséquences mortelles de ce virus se manifestent généralement plus tard dans la vie sous forme de maladies du foie, notamment cirrhose et cancer du foie.

On estime à 240 millions dans le monde le nombre de personnes qui sont infectées par le virus de l’hépatite B de manière chronique, et 700 000 personnes environ décèdent chaque année des suites d’une maladie du foie aiguë ou chronique.

La transmission de ce virus de la mère au nourrisson contribue fortement à propager cette maladie dans des régions telles que l’Asie et le pourtour du Pacifique, où cette infection est courante.

L’HÉPATITE B A COÛTÉ LA VIE À 900 000 PERSONNES EN 2000

À la fin des années 1990, il fallait 15 ans en moyenne pour que les enfants les plus pauvres du monde reçoivent en grand nombre un nouveau vaccin, mais il a fallu attendre davantage pour mettre à leur disposition le vaccin contre l’hépatite B.

Les vaccins contre l’hépatite B ont été commercialisés en 1981, et l’Italie est devenue le premier pays à revenu élevé à introduire ce vaccin dans son programme de vaccination un an plus tard à peine.

Pour autant ce n’est qu’en 1985 que le Zimbabwe est devenu le premier pays en développement à suivre la recommandation que l’OMS a formulée en 1992 : inclure la vaccination infantile contre l’hépatite B dans tous les programmes de vaccination.

En 2000, on estimait à 900 000 le nombre de personnes qui mouraient de cette infection chaque année, majoritairement dans les pays en développement. Cependant, seuls 22 pays à faible revenu disposaient du vaccin à valence hépatite B.

Gavi accorde un soutien au financement des vaccins contre l’hépatite B incorporés au vaccin pentavalent cinq-en-un.

Dès la création de Gavi en 2000, le vaccin contre l’hépatite B figurait parmi les trois vaccins sous-utilisés qui ont été immédiatement mis à disposition dans le cadre de la vaccination systématique des nourrissons.

LES VACCINS

Au départ, Gavi attribuait un soutien au vaccin monovalent contre l’hépatite B. Néanmoins, en décembre 2005, le conseil d’administration de Gavi a décidé de n’accepter que les nouvelles demandes d’aide au financement du vaccin anti-hépatite B incorporé à des vaccins combinés (tétravalent et pentavalent).

Le vaccin pentavalent cinq-en-un, administré suivant un calendrier en trois doses, incite également les pays à protéger les enfants de l’hépatite B et de quatre autres maladies en même temps : diphtérie, tétanos, coqueluche (DTC3) et Haemophilus influenzae type b (Hib).

Le pentavalent permet également de réaliser des économies en matière de frais d’équipement, de prestation et d’élimination du matériel.

Carte montrant les pays pour lesquels Gavi a approuvé l’attribution d’un soutien au vaccin anti-hépatite B.

Countries approved for HepB support  

Recommandations de l’OMS concernant les vaccins anti-hépatite B

1991 : Vaccination systématique au niveau mondial

2004 : Première dose dans les 24 heures suivant la naissance dans les pays où une proportion élevée d’infections survient en période périnatale.

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