Soutien au vaccin contre le papillomavirus humain

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Un million de jeunes filles immunisées contre le VPH grâce au soutien de Gavi

Les taux de couverture enregistrés lors des programmes pilotes sont très encourageants

Le prix des vaccins anti-VPH n’a jamais été aussi bas

Avril 2017 : Vaccination contre le VPH à l’école primaire de Kagasunzu au Rwanda.

Avril 2017 : Vaccination contre le VPH à l’école primaire de Kagasunzu au Rwanda. Devenu le premier pays à faible revenu à offrir un accès universel à la vaccination contre le virus du papillome humain, le Rwanda est également le premier pays africain à introduire le vaccin anti-VPH à l’échelon national grâce au soutien de Gavi. Son programme national de vaccination contre le VPH a permis d’atteindre avec succès un taux de couverture élevé.
Crédit : 2017/Rachel Wilkinson.

Depuis le premier programme pilote relatif au vaccin contre le papillomavirus humain (VPH) mis en œuvre au Kenya en 2013, un million de jeunes filles ont été vaccinées grâce au soutien de Gavi.

Fin 2016, Gavi avait déjà aidé 23 pays à mettre en place des programmes de démonstration du vaccin anti-VPH – la première étape vers des introductions à l’échelon national. Trois pays, le Honduras, le Rwanda et l’Ouganda, ont ajouté ce vaccin dans leur calendrier national de vaccination.

Le Conseil d’administration de Gavi a par ailleurs approuvé l’accélération du programmede vaccination contre le virus du papillome humain, ce qui permettra aux pays soutenus par l’Alliance de protéger près de 40 millions de jeunes filles contre le cancer du col de l’utérus d’ici 2020, et d’éviter ainsi 900 000 décès selon les estimations.

Les enseignements tirés

Les pays nécessitant plus de temps que prévu pour passer des projets pilotes aux introductions nationales, Gavi a revu son soutien concernant le VPH. Cette nouvelle démarche tient compte des précieux enseignements tirés des projets pilotes. Parmi ceux-ci figurent les éléments suivants:

  • Efficacité de la vaccination dans les écoles : les pays ont atteint une couverture de plus de 80 % en administrant le vaccin anti-VPH dans les écoles – un taux bien supérieur à celui de 50 % requis pour adresser à Gavi une demande de soutien à l’échelon national.
  • Intervention dans le cadre de la vaccination systématique : Les expériences du Rwanda, de l’Ouganda et de la République unie de Tanzanie révèlent que les coûts d’administration diminuent si le vaccin anti-VPH est administré dans les centres de santé existants, lors de séances de sensibilisation ainsi que dans les écoles.
  • Importance de la communication : l’organisation d’actions de sensibilisation à la prévention du cancer du col de l’utérus est indispensable si l'on veut mener à bien les programmes de vaccination relatifs au VPH.
  • Association à d'autres programmes de santé : les pays ont la possibilité d'associer l'administration du vaccin anti-VPH à d'autres programmes de santé destinés aux adolescentes tels que les campagnes de déparasitage et les programmes d’éducation sanitaire.
  • Importance de la participation de différents partenaires : il est essentiel de renforcer la volonté politique à tous les niveaux si l'on veut élargir les programmes relatifs au VPH.

Un prix bas sans précédent

En raison du prix bas sans précédent des vaccins anti-VPH, les pays les plus pauvres peuvent vacciner des millions de jeunes filles contre un cancer féminin dévastateur. 

Grâce à Gavi, ces pays peuvent désormais bénéficier de vaccins anti-VPH pour un prix aussi modique que 4,50 US$ la dose, alors que leur coût peut atteindre plus de 100 US$ dans les pays à revenu élevé. Le prix le plus bas du secteur public était précédemment de 13 US$ la dose.

Par ailleurs, la décision de l’OMS de passer d’un schéma en trois doses recommandé à un schéma en deux doses rend l’adoption de ce vaccin plus facile pour les pays, et réduit les coûts.

Gavi soutient l’introduction du vaccin anti-VPH à l’échelon national et la vaccination de multiples cohortes de jeunes filles âgées de 9 à 14 ans

La meilleure stratégie pour réduire rapidement la charge de morbidité du cancer du col de l’utérus consiste à associer la vaccination au dépistage et aux soins. Mais le coût élevé de ce vaccin et la difficulté à mettre en place des structures permettant de toucher les adolescentes freinaient son introduction par les pays à faible revenu.

Gavi y remédie en fournissant ce vaccin durablement à des prix et abordables, et en accompagnant les pays dans le lancement de programmes pilotes, permettant de tester les différents moyens de l’administrer aux adolescentes.

L’OMS recommande aux pays d’administrer ce vaccin en tenant compte de la compatibilité entre les stratégies adoptées et les infrastructures de santé nationales, en s’assurant que les stratégies sont abordables, rentables et pérennes, et permettent d’atteindre la couverture la plus élevée possible.

Les pays doivent accorder la priorité aux populations susceptibles de ne pas avoir accès au dépistage du cancer du col de l’utérus et associer la prestation de la vaccination à d’autres programmes ciblant les adolescentes.

L’engagement de Gavi à protéger les femmes contre le cancer du col de l’utérus appuie l’initiative mondiale du Secrétaire général de l’ONU pour la santé des femmes et des enfants à répondre aux grandes priorités de santé mondiale en améliorant l’accès aux vaccins salvateurs. 

Soutien

En 2016, le Conseil d’administration a approuvé deux changements majeurs dans le programme de vaccination contre le VPH, suite à une recommandation du Groupe stratégique consultatif d’experts de l’OMS (SAGE).

Premièrement, les pays peuvent désormais soumettre une demande de soutien directement à Gavi pour financer les introductions nationales plutôt que de débuter par un programme de démonstration. Ils peuvent également opter pour une introduction progressive.

Deuxièmement, les pays peuvent choisir de vacciner des groupes d’âge multiples – entre 9 et 14 ans – durant la première année de mise en œuvre de leur programme.

Partenariats

Gavi travaille en collaboration avec des groupes de lutte contre le cancer, des organisations œuvrant dans le domaine de la santé génésique et des associations de femmes, afin d’aider les pays à obtenir des vaccins anti-VPH à moindre coût. Ces partenariats identifient par ailleurs les possibilités d’associer la vaccination anti-VPH à d’autres interventions de santé destinées aux jeunes filles, telles que la santé génésique des adolescents, la prévention du VIH, la nutrition, le planning familial ou la maternité sans risques.

L’OMS, l’Alliance pour la prévention du cancer du col de l’utérus, la coalition Action contre le cancer du col de l’utérus et le Fonds des Nations unies pour la population ont appelé à mettre en place un programme complet de prévention du cancer du col de l’utérus, comprenant notamment la vaccination des jeunes filles, le dépistage et le traitement des femmes.

Partenaires

Nombre d’organisations sont activement impliquées dans la recherche clinique et opérationnelle, l’analyse des politiques et les actions de plaidoyer liées à la vaccination contre le VPH. Les partenaires et leurs principaux rôles comprennent :

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS)établit normes et directives et mène des activités de planification et de formation dans les pays ;

PATH soutient la recherche destinée à faciliter la prise de décisions sur la façon d’introduire les vaccins anti-VPH ;

L’UNICEF fournit une note d’informations sur le marché des vaccins anti-VPH. Celle-ci mentionne, entre autres, la demande actuelle, la demande prévue et la disponibilité de l’approvisionnement. L’UNICEF apporte aussi son savoir-faire en matière de mobilisation sociale et de création de la demande ;

Le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) apporte des compétences techniques en matière de santé génésique et fournit des estimations démographiques sur les adolescentes ;

Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) mène des études épidémiologiques visant à évaluer la prévalence du VPH ;

La Coalition « Action contre le cancer du col de l’utérus » mène des actions de plaidoyer et d’information ;

L’Alliance pour la prévention du cancer du col utérin fournit des actualités, des ressources, des informations et mène des actions de plaidoyer ;

Les fabricants de vaccins et le monde universitaire mènent des recherches cliniques ;


1 Défini comme une expérience préalable dans l’administration de vaccins suivant un schéma à plusieurs doses à au moins 50 % d’une cohorte suivie pendant un an et sélectionnée parmi les jeunes filles de 9 à 13 ans dans au moins un district faisant partie du Programme élargi de vaccination.

Le cancer du col de l’utérus constitue la première cause de mortalité par cancer chez la femme dans les pays soutenus par Gavi

Les vaccins anti-VPH ne sont pas toujours disponibles dans les pays où la charge de morbidité du col de l’utérus est la plus élévée

Les vaccins anti-VPH ne sont pas toujours disponibles dans les pays où la charge de morbidité du col de l’utérus est la plus élévée. | Voir l'image en taille.

La charge de morbidité croissante du cancer du col de l’utérus

L’infection au papillomavirus humain (VPH) est la première cause de cancer du col de l'utérus. Le VPH est très contagieux, et la quasi-totalité des hommes et des femmes le contractent au cours de leur vie.

Le cancer du col de l'utérus coûte la vie à 266 000 femmes chaque année, principalement dans les pays en développement. Si cette tendance persiste, le nombre de décès annuel dus à ce cancer devrait atteindre 416 000 d'ici à 2035.

La meilleure stratégie pour réduire rapidement la charge de morbidité du cancer du col de l’utérus consiste à associer la vaccination au dépistage et aux soins. Dans nombre de pays en développement, les femmes n’ont accès ni au dépistage ni aux traitements. Il y est essentiel d’immuniser les jeunes filles avant exposition au VPH.

Les vaccins anti-VPH

Dans la plupart des pays à revenu élevé, les programmes nationaux de vaccination mettent à disposition des vaccins anti-VPH sûrs et efficaces qui protègent contre les souches responsables de près de 90 % des cas de cancer du col de l’utérus.

L’OMS recommande la vaccination contre le VPH chez les jeunes filles âgées de 9 à 14 ans par le biais des programmes nationaux de vaccination dans les pays où :

  • le cancer du col de l’utérus représente une priorité de santé publique,
  • l’introduction de ce vaccin est réalisable,
  • un financement durable est garanti,
  • les vaccins sont rentables.

Les pays doivent vacciner les jeunes filles selon un calendrier en deux doses. Une troisième dose est nécessaire pour les jeunes filles dont le système immunitaire est affaibli.

Les prix élevés empêchaient auparavant les pays en développement, où la charge de morbidité du cancer du col de l’utérus est la plus élevée, d’introduire le vaccin anti-VPH. Grâce à l’Alliance et à ses partenaires, ce vaccin ne coûte désormais que 4,50 US$ la dose, et un approvisionnement durable peut être organisé là où la charge de morbidité est la plus élevée.

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