Le Dr Edna Yolani Bátres est membre du Conseil d'administration de Gavi et défenseuse de l'évaluation à mi-parcours. En 2016, le Dr Bátres a supervisé la transition réussie de son pays, hors du soutien de Gavi, afin de pleinement financer son propre programme de vaccination. En 2017, le Honduras a pris en charge le coût de son programme de vaccination contre le virus du papillome humain (VPH). Elle revient ici sur l'expérience de transition vécue par son pays, en partageant les leçons apprises et ses espoirs pour l'avenir. 

En 2018, en tant que supportrice de Gavi, le Dr Bátres aidera à éveiller les consciences concernant les exploits de l'Alliance au cours de la réunion d'évaluation à mi-parcours (MTR) à Abou Dhabi le 10 et 11 décembre. 

Hébergée par les Émirats arabes unis, l'évaluation à mi-parcours fera le bilan de la progression de Gavi vers son objectif ambitieux de vacciner 300 millions d'enfants supplémentaires d'ici 2020, sauvant ainsi 5 à 6 millions de vies et obtenant des retombées économiques de 80 à 100 milliards de dollars américains au niveau mondial. 

Le Dr Edna Yolani Bátres est membre du Conseil d'administration de Gavi et défenseuse de l'évaluation à mi-parcours. En 2016, le Dr Bátres a supervisé la transition réussie de son pays, hors du soutien de Gavi, afin de pleinement financer son propre programme de vaccination. En 2017, le Honduras a pris en charge le coût de son programme de vaccination contre le virus du papillome humain (VPH). Elle revient ici sur l'expérience de transition vécue par son pays, en partageant les leçons apprises et ses espoirs pour l'avenir. 

En 2018, en tant que supportrice de Gavi, le Dr Bátres aidera à éveiller les consciences concernant les exploits de l'Alliance au cours de la réunion d'évaluation à mi-parcours (MTR) à Abou Dhabi le 10 et 11 décembre. 

Hébergée par les Émirats arabes unis, l'évaluation à mi-parcours fera le bilan de la progression de Gavi vers son objectif ambitieux de vacciner 300 millions d'enfants supplémentaires d'ici 2020, sauvant ainsi 5 à 6 millions de vies et obtenant des retombées économiques de 80 à 100 milliards de dollars américains au niveau mondial. 

À quel point la vaccination est-elle importante pour votre pays ?

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La vaccination au Honduras est le meilleur outil dont nous disposons pour éviter la maladie et la mortalité. Il s'agit de l'outil dont nous disposons pour maintenir la vie. Pour apporter la vie ainsi que la qualité de vie pour tous les Honduriens.

Dr Edna Yolani Bátres

Pouvez-vous nous dire comment le Honduras en est venu à introduire le vaccin contre le virus du papillome humain (VPH) ?

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C'est quelque chose que nous avons toujours voulu faire, mais nous n'avions pas les ressources. Lorsque ce vaccin fut mis sur le marché, il était trop cher pour le Honduras. Les seules familles qui faisaient vacciner leurs filles étaient celles qui pouvaient se permettre de payer 100 dollars américains dans le secteur privé. Ce cancer est toutefois plus fréquent dans la population pauvre. 

Pendant la transition, l'un de nos objectifs principaux était d'introduire le vaccin contre le VPH. Pour nous, c'était très important car le cancer du col de l'utérus est la seconde cause de mortalité chez les femmes. Au cours de l'année d'introduction, Gavi a financé 50% des doses de vaccins et nous en avons financé l'autre moitié. À partir de la deuxième année, 100% des doses sont financées par le gouvernement. 

Dr Edna Yolani Bátres

Quels ont été les principaux obstacles à l'introduction du vaccin ?

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Nous avons introduit le vaccin pendant la période scolaire - d'abord dans les écoles publiques, puis dans les écoles privées. Les obstacles que nous avons rencontrés n'étaient pas dans le secteur publique, mais dans le secteur privé. Certains parents avaient lu que ce vaccin n'avait pas un bon retour d'expérience dans d'autres pays. 

Mais globalement, le vaccin a été bien accepté par la population. Ainsi, pour nous c'était un rêve devenu réalité - et c'est une chose que je suis fière d'avoir accomplie en tant que directrice du projet.

Dr Edna Yolani Bátres

Comment décririez-vous le processus de transition pour le Honduras ?

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La transition pour le Honduras a été un franc succès car nous étions impliqués dans la planification dès le début. La transition nous a offert l'opportunité d'introduire de nouveaux vaccins, et celle de rendre ces programmes durables dans le futur. 

Gavi a apporté non seulement un soutien financier aux programmes de vaccination au Honduras, mais également une assistance technique. Cette assistance technique a été la source d'un savoir important pour les professionnels de santé, savoir qu'ils peuvent partager, connaissant l'importance des vaccins et de quelle façon ils peuvent sauver des vies. Gavi nous a énormément aidés, notamment en actualisant et en élargissant la loi qui garantit des vaccins gratuits pour toute la population, afin d'être sûr d'éviter les pénuries à l'avenir. 

Cependant, le fait d'être en transition ne signifie pas que notre travail avec Gavi est terminé. Pendant la transition nous pouvons toujours travailler sur beaucoup de choses, et introduire de nouveaux vaccins. Je pense que l'une des leçons à retenir est que le travail de Gavi et la communication avec les pays ayant achevé la transition hors du soutien de Gavi ne doit jamais cesser. 

J'espère que Gavi pourra partager notre bonne expérience et porter notre voix auprès d'autres pays. Au Honduras, nous avons de grands hôpitaux qui agissent en sentinelles, et nous rendent compte de leurs difficultés et de leurs réussites. J'aime à penser que le Honduras peut jouer un rôle de sentinelle pour tous les pays en transition.

Dr Edna Yolani Bátres

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