• Introduction

    A retenir du rapport de situation 2016 de l’Alliance du Vaccin

    Bienvenue au nouveau rapport d'activité annuel de Gavi, le premier d’une série de cinq qui couvriront notre nouvelle période stratégique.

    Parcourez cette version en ligne pour une analyse complète de la performance de notre Alliance par rapport à sa mission et ses objectifs stratégiques,
    ainsi qu'une section dédiée sur l'impact plus
    large de la vaccination sur la santé mondiale
    et le développement.

    “Le Rapport annuel 2016 diffère des
    précédents dans sa démarche.”


    Dr Seth Berkley,
    Directeur exécutif

     

    INTRODUCTIONS: LES DIRIGEANTS DE GAVI


    ...des forces planétaires comme le changement climatique, les migrations humaines, les conflits et l’urbanisation continuent à impacter et remettre en question notre mission...

     

    Dr Seth Berkley, Directeur exécutif

    Nous avons le plaisir de vous présenter le Rapport annuel 2016 de Gavi, le premier d’une série de cinq qui couvriront notre nouvelle période stratégique. Ce rapport diffère des précédents dans sa démarche ; non seulement il passe en revue nos indicateurs clés de performance (ICP), mais il replace également dans un contexte global le travail important que nous réalisons à Gavi. Cette vue élargie sera de plus en plus nécessaire dans un monde en mutation rapide, alors que des forces planétaires comme le changement climatique, les migrations humaines, les conflits et l’urbanisation continuent à impacter et remettre en question notre mission et à menacer la sécurité sanitaire mondiale.

    Comme vous pourrez vous en rendre compte, ces difficultés se sont déjà fait sentir au cours de cette première année de notre stratégie 2016– 2020. Il sera donc crucial pour nous de nous y adapter. À la lumière de l’expérience acquise lors du suivi et de l’évaluation de notre performance de 2016, nous avons ajusté plusieurs indicateurs pour améliorer leur pertinence. Ainsi, comme les données des enquêtes à domicile ne sont disponibles que tous les trois à cinq ans, il n’est pas possible d’actualiser chaque année de manière fiable nos indicateurs relatifs à la pauvreté et à l’égalité des genres. Ces indicateurs seront donc actualisés à miparcours (mai 2018) et à la fin de notre période stratégique (2020). Nous adopterons une démarche similaire pour suivre la prévalence de l’hépatite B à l’aide de notre tableau de bord relatif aux maladies, sachant que l’identification des tendances au fil du temps est plus utile que l’enregistrement des variations annuelles.

    Gavi est également en train de repenser son indicateur relatif aux capacités institutionnelles pour mieux évaluer si les pays améliorent la gestion de leurs systèmes de vaccination. Indubitablement, pour brosser un tableau aussi complet que possible de l’impact de nos investissements dans la vaccination, nous ne pouvons nous fier uniquement à nos indicateurs formels. Gavi continuera à s’appuyer sur toute une gamme d’indicateurs intermédiaires et sur d’autres données, par exemple les informations et les évaluations relatives à la performance des pays.

    Tout cela souligne la nécessité de nouvelles initiatives de notre part pour renforcer les systèmes de santé.

    En attendant de les mettre en place et de commencer à obtenir des données plus solides, il ne faut pas prendre pour argent comptant la stagnation apparente de la couverture vaccinale mondiale, ni le fait que certains pays semblent très performants. Pour augmenter la couverture vaccinale, il nous faudra constamment élargir nos filets pour englober les enfants qui ne sont pas comptabilisés à l’heure actuelle.

    Nous démarrons avec un autre handicap : nous n’avons pas atteint nos objectifs en matière d’introduction de vaccins et avons été confrontés à de sérieux problèmes d’approvisionnement, aussi bien pour les vaccins contre la fièvre jaune que pour les vaccins inactivés contre la poliomyélite (VPI), en partie parce que la demande était très élevée.

    Néanmoins, cela ne doit pas nous faire oublier les énormes progrès réalisés en 2016. L’année écoulée a été le témoin de nouvelles initiatives pour aider les stratégies mondiales à réduire le risque d’épidémies de rougeole et de fièvre jaune. Nous avons finalement réussi à mettre fin à l’épidémie de fièvre jaune qui frappait l’Angola et la République démocratique du Congo, la plus importante des dernières décennies, et ceci en dépit des problèmes d’approvisionnement.

    L’année dernière, j’ai également rencontré le Premier ministre Narendra Modi qui m’a personnellement donné l’assurance de l’engagement du gouvernement indien en faveur de la vaccination et de l’introduction des vaccins contre le pneumocoque et le rotavirus et du vaccin combiné contre la rougeole et la rubéole, engagement qui a depuis été suivi d’effet. Avec l’aide de Gavi, pour la première fois en 2016, le prix moyen des vaccins pentavalent, antipneumococcique et antirotavirus est passé au-dessous de 20 dollars US, ce qui représente une étape majeure.

    L’autre bonne nouvelle, c’est que 2016 a été une année d’innovation et de technologie, avec le lancement de trois nouvelles initiatives du secteur privé : Innovation for Uptake, Scale and Equity in Immunisation (INFUSE) [Innovation en faveur de l’utilisation, de l’expansion et de l’équité de la vaccination] ; la plateforme d’optimisation des équipements de la chaîne du froid (ECF), la livraison de médicaments par drone au Rwanda. Ces développements correspondent précisément à ce dont nous avons besoin pour résoudre les problèmes de distribution des vaccins et pour améliorer nos données sur la vaccination, deux éléments qui nous aideront à atteindre nos objectifs de couverture vaccinale et d’équité en matière de vaccination.

    Il nous reste encore beaucoup à faire, et il est important de comprendre l’ampleur de la tâche qui nous attend ; les enfants que nous n’atteignons pas ne sont pas juste les derniers qu’il nous reste à atteindre, ce sont de loin les plus difficiles à atteindre. Mais nous ne sommes qu’au début de cette période stratégique et je suis convaincu que nous saurons relever le défi et atteindre nos objectifs, aussi ambitieux soient-ils. Cela permettra non seulement de sauver des vies, mais aussi de jeter les bases de la couverture sanitaire universelle et d’édifier ainsi un avenir meilleur pour plusieurs millions d’individus de plus. Et en ce qui concerne la sécurité sanitaire, cela contribuera à rendre ce monde plus sûr.


    ...le bénéfice de la vaccination va bien au-delà de la prévention des maladies et des décès ; le gain économique qu’elle procure à d’innombrables individus, familles et communautés est encore plus important.

     

    Dre Ngozi Okonjo-Iweala, Présidente du Conseil d’administration

    À l’avenir, 2016 restera dans les mémoires comme une année marquée par de fortes turbulences, et qui aura posé de nombreux défis à notre Alliance.

    Cette année a été marquée par des crises mondiales et des bouleversements démographiques, avec des conflits comme celui qui se déroule en Syrie, à l’origine du déplacement de populations le plus important jamais enregistré depuis la Seconde Guerre mondiale. Les craintes concernant la sécurité sanitaire mondiale ont à nouveau fait les gros titres suite aux nouvelles épidémies de maladies infectieuses, comme celle de maladie à virus Zika. Cette année, nous avons également assisté à un recentrage sur les programmes nationaux suite à un changement géopolitique soudain, caractérisé par un rejet du mondialisme pour un repli vers une situation plus unilatérale.

    C’est dans ce contexte que Gavi s’est engagée dans l’une des phases les plus délicates de son existence. Pas seulement parce qu’elle commence à mettre en oeuvre une nouvelle stratégie ambitieuse, mais aussi parce que le modèle de Gavi tout entier est scruté à la loupe comme jamais auparavant, suite à l’émancipation de quatre pays de son aide. Compte tenu de ces circonstances difficiles, ce n’était probablement pas le meilleur moment pour rejoindre cette organisation ! Pourtant, au cours de ma première année en tant que présidente du Conseil d’administration, j’ai été à maintes reprises impressionnée par la résilience de Gavi et sa capacité à s’adapter et à innover quand il le fallait.

    Par exemple, les quatre premiers pays qui se sont progressivement passés de l’aide de Gavi – le Bhoutan, le Honduras, la Mongolie et le Sri Lanka - ont dû traverser une période de transition longue et complexe avant de pouvoir franchir la ligne d’arrivée. Ils n’y sont parvenus que grâce au soutien de Gavi. Maintenant, d’autres pays doivent suivre le même chemin et affronter de nouveaux défis et le risque de repartir en arrière. Pendant cette période, l’assistance technique de Gavi et son aide pour l’approvisionnement en vaccins et le renforcement des systèmes de santé sont encore plus nécessaires que jamais.

    Cela montre l’importance de l’adoption par Gavi d’une approche davantage centrée sur les pays, qui jouera un rôle majeur dans la période stratégique actuelle.

    Nous avons constitué un nouvel ensemble intégré de cadres et d’outils dont le double objectif est d’être à l’écoute des besoins des pays pour mieux soutenir leurs programmes de vaccination, et de suivre leurs progrès et minimiser les risques. Cette approche a reçu un excellent accueil, comme j’ai pu le découvrir moi-même l’année dernière en Éthiopie lors de la Conférence ministérielle sur la vaccination en Afrique.

    À Addis-Abeba, les ministres ont discuté de leur engagement à se passer progressivement du soutien de Gavi et de l’importance de la volonté politique pour y parvenir. Leur enthousiasme et leur soutien ont abouti à la Déclaration d’Addis-Abeba sur la vaccination, accord historique qui a été entériné par la suite par les dirigeants africains, et qui reconnaît la vaccination comme une priorité au niveau du continent.

    Pour voir cet engagement soutenu par un financement durable, il est essentiel de souligner que le bénéfice de la vaccination va bien au-delà de la prévention des maladies et des décès ; le gain économique qu’elle procure à d’innombrables individus, familles et communautés est encore plus important. Nous savons depuis longtemps que la vaccination est l’un des moyens les plus rentables d’améliorer le niveau de vie, la santé et l’économie, mais l’année dernière, une étude publiée dans la revue Health Affairs a chiffré ce retour sur investissement : il est de 16 dollars US pour chaque dollar investi dans la vaccination.

    Des constatations comme celle-ci contribuent bien sûr à mobiliser la volonté politique, mais elles nous aident aussi à obtenir le soutien du secteur privé, et pas seulement en termes de financement. L’année dernière, le mode de soutien des entreprises à Gavi a changé radicalement, privilégiant les partenariats opérationnels fondés sur les compétences des entreprises et de l’industrie. Les connaissances techniques et l’expérience fournies par cette approche joueront un rôle de plus en plus important au cours de cette période stratégique pour combler les inégalités.

    J’aimerais, pour finir, citer un dernier exemple de la capacité de Gavi à s’adapter et à innover. Cela ressort clairement dans ce rapport, et concerne notamment un point qui me tient particulièrement à coeur : l’égalité des genres. De tout temps, les femmes et les filles ont souvent été confrontées à des obstacles supplémentaires pour accéder aux services de santé primaire ; par ailleurs, elles peuvent souffrir des maladies infectieuses très différemment des hommes et des garçons. C’est le cas pour Zika. Je suis de tout coeur avec les centaines de milliers de femmes enceintes dans les pays infestés par le virus Zika, qui ont dû faire cette expérience angoissante de s’interroger sur le sort de leur enfant à naître.

    Ainsi, l’année dernière, quand l’idée s’est imposée que nous allions devoir relever de nouveaux défis pour atteindre nos objectifs en matière de protection des filles contre le cancer du col de l’utérus en les vaccinant contre le virus du papillome humain (VPH), cela a été formidable de voir Gavi, qui avait adopté une approche fondée sur des projets pilotes, changer de stratégie pour préconiser l’introduction du vaccin dans les programmes nationaux. C’est une autre des nombreuses raisons pour lesquelles je suis très fière de faire partie de la famille Gavi et enthousiasmée par ce que nous accomplissons.


     

    Le modèle de Gavi en action

    Gavi, l’Alliance du Vaccin, est un partenariat international qui réunit les secteurs public et privé autour d’un objectif commun : donner à tous les enfants un accès égal à la vaccination.

    Partenariat public-privé, l’Alliance du Vaccin représente tous les acteurs clés de la vaccination mondiale : les gouvernements des pays donateurs et des pays bénéficiaires, l’Organisation mondiale de la Santé, l’UNICEF, la Banque mondiale, la Fondation Bill & Melinda Gates, la société civile, l’industrie du vaccin, des organismes de recherche et des entreprises privées.

    Conjuguant les atouts respectifs de ses membres, Gavi regroupe la demande des pays, garantit un financement prévisible et à long terme, et fait baisser les prix afin qu’aucune génération d’enfants des pays en développement ne soit exclue de la vaccination.

    Le modèle de fonctionnement de Gavi →  

     
  • Mesurer notre performance


    Mission et objectifs stratégiques

    Gavi a pour mission de sauver la vie des enfants et de protéger la santé des populations en favorisant un accès équitable à la vaccination dans les pays à faible revenu.

    Pour remplir notre mission, nous suivons une stratégie quinquennale, étayée par quatre objectifs stratégiques et un ensemble d’indicateurs clés de performance. La stratégie actuelle, qui est entrée en vigueur en janvier 2016, court jusqu’à la fin de 2020.

    Notre stratégie 2016–2020 →  

    Cinq indicateurs de mission traduisent globalement nos aspirations pour la période 2016–2020. Ils permettent de mesurer notre impact sur le nombre d’enfants vaccinés, les décès évités par la suite, le taux de mortalité des moins de cinq ans, et les années de vie perdues pour cause d’invalidité ou de décès dans les pays qui bénéficient de notre soutien. Nous vérifions également si les programmes de vaccination se poursuivent avec succès après l’arrêt de notre aide financière – ce qui traduit la place croissante qu’accorde notre stratégie à la pérennisation de la vaccination.

    INDICATEURS RELATIFS
    À NOTRE MISSION

    Enfants immunisés

    Ce que nous mesurons

    Le nombre d’enfants vaccinés avec la dernière dose recommandée pour un vaccin soutenu par Gavi, administré en routinea. Les sujets immunisés au cours de campagnes de vaccination et d’activités de vaccination supplémentaires ne sont pas inclus.

    Performance 2016

    En 2016, les pays ont vacciné 62 millions d’enfants – souvent avec plusieurs vaccins soutenus par Gavi. Cela porte à 640 millions le nombre total d’enfants vaccinés avec notre soutien depuis notre création. Nous sommes sur la bonne voie pour aider les pays à vacciner 300 millions d’enfants au cours de la période 2016–2020.

    a – Afin d’éviter de compter plusieurs fois les enfants qui reçoivent plusieurs vaccins, nous tenons compte uniquement du vaccin soutenu par Gavi qui bénéficie de la plus large couverture dans chaque pays.

    Nombre d’enfants vaccinés

    (millions)

    62m  

    2015: 63mobjectif 2020 : 300m

    Sources : OMS/UNICEF : Estimations nationales de la couverture vaccinale, 2017 ; Division de la Population des Nations Unies, Perspectives de la population mondiale

    Décès futur évités

    Ce que nous mesurons

    Le nombre de décès évités grâce à l’administration des vaccins financés par Gavi dans les pays qui bénéficient de notre soutien.

    Performance 2016

    Les pays en développement ont évité environ 1,2 million de décès grâce aux vaccinations effectuées en 2016 avec le soutien de Gavi. Cela nous met en bonne voie pour aider les pays à prévenir 5 à 6 millions de décès grâce aux vaccinations effectuées au cours de la période 2016–2020.

    Nombre de décès évités

    (millions)

    1.2m  

    2015: n/aobjectif 2020 : 5-6m

    Sources : Estimations nationales de la couverture vaccinale, 2017 ; Gavi, l’Alliance du Vaccin, Prévisions de la demande opérationnelle ; Division de la Population des Nations Unies ; Perspectives de la population mondiale

    Réduction de la mortalité infantile

    Ce que nous mesurons

    La probabilité moyenne qu’un enfant né dans l’un des pays soutenus par Gavi meure avant d’atteindre l’âge de cinq ans.

    Performance 2016

    La mortalité des moins de 5 ans a été estimée à 64 décès pour 1000 naissances vivantes en 2016, soit la même qu’en 2015. Les estimations définitives pour 2016 seront disponibles à la fin de l’année 2017.

    Taux de mortalité des moins de cinq ans

    dans les pays éligibles au soutien de Gavi (per 1,000 naissances vivantes)

    64b /1,000 naissance vivantes  

    2015: 64/1,000objectif 2020 : 58/1,000

    Sources : Groupe interorganisations pour l’estimation de la mortalité infantile ; Division de la Population des Nations Unies ; Perspectives de la population mondiale

    b – Projection.

    Années de vie en bonne santé gagnées

    Ce que nous mesurons

    Le nombre d’années de vie en bonne santé gagnées grâce à la vaccination avec les vaccins soutenus par Gavi. (DALY, pour Disabilityadjusted life years : un indicateur pour les années de vie corrigées de l’incapacité qui compte le nombre d’années de vie en bonne santé perdues pour des raisons d’invalidité ou de décès prématuré.)

    Performance 2016

    Les pays ont gagné environ 50 millions de DALY en 2016 grâce à notre soutien. Nous sommes sur la bonne voie pour atteindre notre objectif de 250 millions de DALY gagnés d’ici 2020.

    50m  

    2015: ndobjectif 2020 : 250m

    Sources : OMS/UNICEF : Estimations nationales de la couverture vaccinale, 2017 ; Gavi, l’Alliance du Vaccin, Prévisions de la demande opérationnelle ; Division de la Population des Nations Unies ; Perspectives de la population mondiale

    Maintien des vaccinations après l’arrêt du soutien de Gavi

    Ce que nous mesurons

    Le pourcentage de pays qui continuent à administrer tous les vaccins recommandés inclus dans leurs programmes de vaccination systématique après l’arrêt du financement de Gavi. Cet indicateur couvre tous les vaccins recommandés par les autorités nationales pour la vaccination de routine, et pas seulement les vaccins soutenus par Gavi.

    Performance 2016

    Tous les pays qui ne bénéficiaient plus du soutien de Gavi ont continué d’exécuter tous leurs programmes de vaccination systématique tout au long de l’année 2016.

    100%  

    2015: ndobjectif 2016-2020 : 100%

    Sources : OMS/UNICEF : Estimations nationales de la couverture vaccinale, 2017

    Nous avons défini quatre objectifs stratégiques pour mener à bien notre mission :

    • L’objectif
      Vaccination

      Favoriser un accès équitable aux vaccins et améliorer la couverture vaccinale

    • L’objectif
      Systèmes de santé

      Renforcer les systèmes de santé pour augmenter l’efficacité des services de vaccination qui en font partie intégrante

    • L’objectif
      Durabilité

      Assurer la pérennité des programmes nationaux de vaccination

    • L’objectif
      Façonnage des marchés

      Façonner le marché des vaccins et des produits associés à la vaccination

     
  • L’objectif Vaccination


    Favoriser un accès équitable aux vaccins
    et améliorer la couverture vaccinale

    Coup d’oeil sur 2016

    ▶ Les taux de couverture avec le vaccin pentavalent, le vaccin polio inactivé et les vaccins contre le rotavirus et le pneumocoque se sont considérablement améliorés.

    ▶ Des pénuries de vaccin ont retardé certaines introductions ; de ce fait, nous n’avons pu réaliser que 45 des 72 introductions prévues en 2016.

    ▶ Le taux de couverture pour la vaccination systématique complète contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche (par exemple avec le vaccin pentavalent) et avec la première dose de vaccin contre la rougeole n’a pas augmenté dans les pays soutenus par Gavi pour la troisième année consécutive.

     

    ▶ Pour la deuxième année consécutive, seulement 16% des pays soutenus par Gavi ont atteint notre objectif de couverture vaccinale équitable dans tous les districts.

    ▶ Nous avons continué à développer notre stratégie de vaccination contre la rougeole, la méningite A, le virus du papillome humain (VPH) et la fièvre jaune.

    ▶ Le Ghana et le Soudan ont été les premiers pays bénéficiant de l’aide de Gavi à introduire le vaccin contre la méningite A dans leurs programmes de vaccination systématique – étape importante vers la protection à long terme.

     

    Protéger tous les enfants par la vaccination systématique

    Tous les enfants, y compris ceux qui vivent dans des endroits difficiles d’accès comme les bidonvilles et les zones rurales reculées, doivent être protégés par des vaccins – quels que soient leur niveau social, leur situation géographique, leur genre ou les éventuels autres obstacles.

    Pour que tous les enfants des pays en développement bénéficient du niveau de protection dont ils ont besoin, notre Alliance subventionne l’accès des pays à 12 vaccins essentiels par des programmes de vaccination systématique, des campagnes de prévention ou, en situation d’urgence, par des stocks mondiaux de vaccins. Il est essentiel de s’assurer que les vaccins sont intégrés partout dans les systèmes de santé de base si l’on veut prévenir les épidémies et protéger la vie des enfants d’aujourd’hui et ceux des générations futures.

    Making sure that vaccines are part of basic healthcare systems everywhere is vital to prevent disease outbreaks and help safeguard the lives of children born today and those in generations to come.

    Un objectif en évolution

    Au cours de la période stratégique 2016–2020, nous aiderons les pays à introduire davantage de nouveaux vaccins et à mener davantage de campagnes de vaccination. La majorité des pays soutenus par Gavi ont déjà introduit le vaccin pentavalent ainsi que les vaccins contre le pneumocoque et le rotavirus dans leurs programmes de vaccination systématique. Maintenant, ils s’intéressent aux vaccins contre le virus du papillome humain (VPH), la fièvre jaune, la méningite A et la rubéole.

    Notre principal objectif est maintenant de continuer à aider les pays à élargir leurs programmes nationaux de vaccination en termes de nombre de maladies évitées. Nous restons par ailleurs fermement déterminés à aider les pays à combler les trous de la couverture vaccinale.

    Conscients que nous n’avons pas atteint nos objectifs en matière de couverture vaccinale et d’équité au cours de la période stratégique précédente, nous avons établi de nouveaux objectifs ambitieux visant à une distribution des vaccins et une couverture vaccinale plus équitables. Nous voulons :

    • améliorer la couverture vaccinale et l’équité en matière de vaccination ;
    • aider les pays à introduire et à déployer des vaccins contre de nouvelles maladies graves ; et
    • répondre avec flexibilité aux besoins des enfants dans les pays fragiles.

    Auparavant, nous utilisions un ensemble d’indicateurs de performance pour suivre la couverture vaccinale de nos trois principaux vaccins : le vaccin pentavalent, le vaccin contre le pneumocoque et le vaccin contre le rotavirus. Durant cette période en cours, nous élargissons notre champ d’application pour mesurer la couverture avec tous les vaccins recommandés par l’OMS dans tous les pays que nous soutenons.

    Nous suivons également l’impact de la vaccination systématique, et nous mesurons l’effet des principaux obstacles à une couverture équitable. Cela nous aidera à identifier où vivent les personnes sous-vaccinées et comment nous pouvons nous assurer que tous les enfants reçoivent les vaccins dont ils ont besoin.

    Stratégie 2016-2020 : l'objectif vaccination →  

    Indicateurs relatifs à la vaccination

    1 Couverture vaccinale en routine

    Ce que nous mesurons

    Le pourcentage d’enfants ayant reçu trois doses d’un vaccin (pentavalent, par exemple) contenant les antigènes contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche (DTC3), et la première dose de vaccin contre la rougeole dans les pays soutenus par Gavi.

    Le vaccin pentavalent est administré en trois doses, au cours des six premiers mois de la vie. Les enfants reçoivent la première dose de vaccin à valence rougeole avant leur premier anniversaire. L’estimation de la couverture avec ces deux vaccins, universellement présents dans les schémas de vaccination systématique des pays soutenus par Gavi, représente un indicateur fiable de la proportion d’enfants ayant accès aux services de vaccination de base.

    Performance 2016

    La couverture avec la troisième dose de vaccin pentavalent et la première dose de vaccin contre la rougeole a stagné dans les pays soutenus par Gavi au cours des trois dernières années, à 80% et 78%, respectivement, bien en dessous de nos objectifs 2020. En revanche, la couverture avec la seconde dose de vaccin contre la rougeole dans les pays bénéficiant de l’aide de Gavi a augmenté de 7 points de pourcentage entre 2015 et 2016, passant de 43% à 50%.

    Présentation de la stratégie 2016–2020 →  

    KPI  

    2 Étendue de la protection

    Ce que nous mesurons

    le pourcentage d’enfants ayant reçu la dernière dose des sept vaccins recommandés dans tous les pays soutenus par Gavi et de trois vaccins spécifiques à certaines régions.

    Performance 2016

    La couverture moyenne pour ces 10 vaccins a atteint 37%, soit une augmentation de 7 points de pourcentage par rapport à l’année précédente. Les pays ont fait des progrès significatifs dans l’amélioration de la couverture de plusieurs vaccins. Cela inclut le vaccin contre Haemophilus influenzae de type b (compris dans le vaccin pentavalent), qui a augmenté de 11 points de pourcentage entre 2015 et 2016.

    Cependant, les progrès vers notre objectif ont été affectés par des retards dans l’introduction des vaccins, en particulier pour le vaccin polio inactivé (VPI), mais aussi pour les vaccins contre le virus du papillome humain (VPH) et le rotavirus. L’introduction du VPI a été retardée dans 18 pays (en raison de ruptures de stock), celle du vaccin antirotavirus dans 4 pays et celle du vaccin anti-VPH dans 3 pays.

    Présentation de la stratégie 2016–2020 →  

    KPI  

    L'équité en matière de couverture vaccinale

    • 3 Géographie
    • 4 Niveau de
      pauvreté
    • 5Éducation des mères/des femmes ayant la garde d’enfants  

    Géographie – ce que nous mesurons

    Le pourcentage de pays bénéficiant de notre aide dans lesquels la couverture avec trois doses de vaccin pentavalent est égale ou supérieure à 80% dans tous les districts. Dans le cadre d’un effort accru pour s’assurer de la disponibilité de données infranationales précises pour mesurer l’équité, l’OMS et l’UNICEF ont commencé à rapporter les données de couverture ventilées par région géographique sur une base annuelle.

    Performance 2016

    16% des pays soutenus par Gavi ont rapporté une couverture avec le vaccin pentavalent (trois doses) d’au moins 80% dans tous les districts, soit la même proportion qu’en 2015, ce qui traduit une stagnation des estimations de couverture nationale pour le vaccin pentavalent.

    Niveau de pauvreté – ce que nous mesurons

    Le pourcentage de pays soutenus par Gavi où l’écart dans la couverture avec trois doses de vaccin pentavalent entre le cinquième le plus pauvre de la population et les 20% les plus riches est inférieur à 10 points de pourcentage.

    Éducation des mères / des femmes ayant la garde d’enfants – ce que nous mesurons

    le pourcentage de pays soutenus par Gavi pour lesquels il existe une différence de couverture vaccinale inférieure à 10 points de pourcentage entre les enfants de mères non éduquées et ceux dont les mères ont suivi au moins des études secondaires. Nous utilisons les trois doses de vaccin pentavalent comme base pour cet indicateur.

    Les indicateurs relatifs au statut de pauvreté et à l’éducation des femmes s’appuient sur des données d’enquêtes. En raison de la disponibilité limitée de ces données et des conséquences que cela entraîne pour l’interprétation des tendances au cours du temps et à travers les pays soutenus par Gavi, nous ne présentons pas ces indicateurs dans ce rapport. Nous continuons à utiliser les données sur l’équité pour piloter notre travail sur la couverture vaccinale et l’équité en matière de vaccination dans les différents pays, et rédigerons un rapport sur des pays spécifiques si cela s’avère pertinent. Nous effectuerons une mise à jour complète de ces indicateurs à mi-parcours (2018) et à la fin de la période stratégique en cours (2020).

    KPI  

    Perspectives d’avenir
    • Au cours de cette période stratégique, nous nous sommes fixé des objectifs ambitieux pour accroître de façon équitable la couverture vaccinale dans tous les pays que nous soutenons. Cela passe par une augmentation sans précédent de notre aide à l’introduction de vaccins et aux campagnes de vaccination, ainsi qu’au renforcement des systèmes de vaccination de routine.

      L’élargissement des programmes de vaccination existants pour vacciner davantage d’enfants à l’intérieur des pays permettra d’atteindre pour plus de la moitié l’objectif de couverture pour tous les vaccins soutenus par Gavi d’ici 2020. Les 47% restants seront obtenus par les nouvelles introductions nationales de vaccins.

    • Nous envisageons également de soutenir de nouveaux vaccins. En juin 2016, nous avons approuvé le soutien à un projet pilote de vaccination contre le paludisme. Bien que l’efficacité du vaccin en question soit inférieure à ce que l’on espérait, les premières estimations suggèrent que l’impact de la vaccination pourrait être significatif si on l’associe à d’autres interventions comme la pulvérisation d’insecticides et l’utilisation de moustiquaires.

      À l’avenir, nous devrons revoir notre soutien en fonction des défis sanitaires et humanitaires que représentent par exemple l’augmentation du nombre d’États fragiles ou les échecs dans l’amélioration de l’accès

    • à la vaccination dans certains pays soutenus par Gavi. Les déplacements de populations, en augmentation en raison de conflits et du changement climatique, ont des conséquences dans les pays voisins, avec notamment la propagation des maladies infectieuses.

      Il est possible d’atténuer ces dangers qui sont réels et clairement identifiés, grâce à des systèmes de vaccination robustes et à un accès élevé et équitable à la vaccination. Grâce à l’implantation de solides programmes de vaccination infantile dans tous les pays, nous pourrons rendre le monde meilleur et plus sûr pour tous.

     
  • L’objectif Systèmes de santé


    Renforcer les systèmes de santé pour
    augmenter l’efficacité des services de
    vaccination qui en font partie intégrante

    Coup d’oeil sur 2016

    ▶ 90% des demandes de soutien au titre du RSS ont reçu un avis positif lors de la première évaluation, pour avoir clairement démontré leur engagement à améliorer la couverture vaccinale et l’équité.

    ▶ La différence de taux de couverture entre la première et la troisième dose de vaccin pentavalent dans les pays soutenus par Gavi est restée inchangée au cours des dernières années, signe que certains systèmes de distribution sont encore faibles.

     

    ▶ 18 pays ont demandé un soutien pour moderniser leur chaîne du froid avec des équipements à faible consommation énergétique, par le biais de notre plateforme novatrice.

    ▶ La proportion de pays soutenus par Gavi dont les données répondent à nos critères de qualité est passée de 43% en 2015 à 49% en 2016.

     

    Établir les fondements de l’accès universel aux soins de santé

    Depuis 2000, la couverture vaccinale de base dans les pays soutenus par Gavi est passée de 59% à 80%, malgré une forte augmentation de la population. Mais au cours des dernières années, les progrès ont stagné et un enfant sur cinq dans les pays les plus pauvres n’a toujours pas accès au système de santé qui lui permettrait de recevoir les vaccins essentiels.

    Ces enfants qui échappent à la vaccination sont généralement ceux qui sont les plus difficiles à trouver. Ils vivent souvent dans des bidonvilles, sans être enregistrés auprès des centres de santé, ou dans des zones rurales difficiles d’accès, hors de la portée des agents de santé. D’autres naissent dans des communautés marginalisées et leurs parents ne sont pas conscients des bénéfices de la vaccination.

    La vaccination d’un enfant dans un centre de santé n’est que la fin d’un parcours complexe qui comprend une série d’étapes essentielles : formation des agents de santé et des responsables de la chaîne d’approvisionnement au maintien de la chaîne du froid, collecte de données et sensibilisation des communautés locales aux bienfaits de la vaccination.

    Toutes ces activités doivent être bien en place pour que les vaccins soient livrés au bon moment et en quantité voulue, même aux communautés les plus pauvres et les plus difficiles à atteindre. Fait important, les services de vaccination fournissent une plateforme qui peut servir également à d’autres services de santé essentiels pour les enfants et leurs familles.

    Pour améliorer équitablement la couverture vaccinale, objectif au coeur de notre stratégie 2016–2020, il faut réussir à atteindre ces enfants, et pour cela élaborer de nouvelles stratégies, plus adaptées, notamment en révisant notre approche en matière de renforcement des systèmes de santé.

    Un objectif en évolution

    Lancé début 2016, le cadre de renforcement des systèmes de santé et de vaccination (RSSV) de Gavi cible les obstacles qui empêchent d’obtenir une couverture vaccinale élevée et équitable.

    Grâce à notre nouvelle approche, les différents types de soutien que nous accordons, notamment le renforcement des systèmes de santé (RSS) et l’assistance technique des partenaires de l’Alliance, pourront se compléter et s’aligner sur les programmes de santé des pays. Le RSSV déplace également les processus décisionnels en les rapprochant des pays.

    La majeure partie de nos investissements dans le renforcement des systèmes de santé s’oriente maintenant vers des « domaines d’intérêt stratégique ». Ce sont des domaines que nous estimons les plus susceptibles d’améliorer durablement la couverture vaccinale et l’équité en matière de vaccination, et où Gavi possède un avantage comparatif.

    À la fin de l’année 2016, trois domaines d’intérêt stratégique avaient été identifiés : les données, la chaîne d’approvisionnement et la prise en charge par les pays de la gestion et de la coordination des programmes de vaccination. Nous avons également commencé à explorer la possibilité d’ajouter un quatrième domaine d’intérêt stratégique, regroupant la promotion de la demande et l’engagement communautaire.

    Nos objectifs pour 2016–2020 reflètent ce changement d’orientation en mettant davantage l’accent sur l’intégration des programmes de vaccination, l’investissement dans les domaines clés pour l’amélioration de la couverture vaccinale et de l’équité, et le renforcement de la collaboration entre les partenaires. Il s’agit de :

    • contribuer à mettre en place des programmes de vaccination complets et intégrés, comprenant des éléments fixes, des éléments supplémentaires et des éléments mobiles ;
    • aider à améliorer les chaînes d’approvisionnement, les systèmes d’information sur la santé, les approches qui tiennent compte du genre et la stimulation de la demande ; et
    • renforcer l’implication de la société civile, du secteur privé et des autres partenaires dans la vaccination.

    Stratégie 2016-2020 : l’objectif Systèmes de santé →  

    Indicateurs relatifs aux
    systèmes de santé

    Performance de la chaîne de distribution

    Ce que nous mesurons

    Le pourcentage de pays soutenus par Gavi répondant aux critères de référence de l’OMS pour la gestion efficace des vaccins (GEV).

    Cet indicateur aide les pays à évaluer, par rapport aux normes des pratiques optimales, l’évolution de la performance de leur chaîne d’approvisionnement en vaccins, à identifier ses dysfonctionnements et à y remédier. Parmi les caractéristiques servant à l’évaluation de la chaîne d’approvisionnement figurent le contrôle des vaccins, la capacité de stockage, la gestion des vaccins, les ressources humaines et les systèmes d’information.

    Performance 2016

    19% des pays soutenus par Gavi ont atteint le score de 80% correspondant à la norme GEV, ce qui place notre performance légèrement en dessous de l’objectif fixé pour 2016 de 20% des pays atteignant la norme. Les effets concrets de notre stratégie concernant la chaîne d’approvisionnement commencent toutefois à se faire sentir :

    • Les responsables de la chaîne d’approvisionnement dans 10 des pays soutenus par Gavi ont satisfait aux compétences exigées. D’ici 2020, nous espérons avoir des responsables qualifiés dans 35 pays.
    • 47 pays ont mené chacun deux évaluations GEV, dont 32 ont noté des améliorations. D’ici 2020 nous devrions avoir mis en oeuvre des plans de gestion de la chaîne d’approvisionnement dans tous les pays bénéficiant de l’aide de Gavi.
    • 17 pays ont manifesté leur intérêt à améliorer les systèmes d’information permettant de superviser leur chaîne d’approvisionnement et de mesurer sa performance, et au moins 11 d’entre eux ont amélioré la visibilité de certaines parties de la chaîne d’approvisionnement. Notre objectif pour 2020 est d’obtenir les mêmes résultats dans 30 à 40 pays.
    • L’analyse de la conception des systèmes a débuté dans 10 pays ; 7 appliquaient déjà leurs conclusions pour améliorer l’efficacité de leur chaîne d’approvisionnement. Notre objectif pour 2020 est que 10 pays aient achevé ce processus.
    • Au total, 18 pays ont soumis des demandes de financement dans le cadre de notre plateforme d’optimisation de l’équipement de la chaîne du froid. Notre objectif est de moderniser l’équipement de 40 à 50 pays d’ici la fin de l’année 2020.

    Présentation de la stratégie 2016–2020 →  

    KPI  

    Qualité des données

    Ce que nous mesurons

    La proportion de pays bénéficiant de l’aide de Gavi dont les différentes estimations de la couverture vaccinale diffèrent de moins de 10 points de pourcentage.

    Cet indicateur reflète le degré de cohérence entre les différentes façons d’estimer la couverture vaccinale. La « couverture vaccinale administrative » fait référence aux estimations fondées sur les données nationales communiquées annuellement par le pays lui-même. La « couverture vaccinale d’après les enquêtes » fait référence aux estimations fondées sur les données collectées dans le cadre des enquêtes effectuées auprès des ménages, telles que l’enquête démographique sur la santé, généralement réalisée tous les trois à cinq ans.

    Performance 2016

    En 2016, 49% des pays ont déclaré des données de couverture vaccinale administrative présentant moins de 10 points de pourcentage de différence avec les estimations obtenues par les enquêtes. Le pourcentage de pays répondant à ce critère de qualité a donc augmenté de 6 points par rapport à 2015, indiquant que nous sommes en bonne voie pour atteindre notre objectif de 53% en 2020.

    Présentation de la stratégie 2016–2020 →  

    KPI  

    Couverture avec la première dose de vaccin pentavalent et différence de points de pourcentage entre la première et la troisième dose

    Ce que nous mesurons

    La couverture avec la première dose de vaccin pentavalent et la différence en points de pourcentage entre la première et la troisième dose dans les pays que nous soutenons.

    Prises ensemble, ces deux mesures fournissent une bonne indication de la capacité des services de vaccination. Une couverture élevée avec la première dose associée à de faibles taux d’abandon entre la première et la troisième dose caractérise les systèmes de santé solides, capables d’atteindre et de vacciner correctement les enfants avec le nombre de doses requis. Les systèmes de vaccination plus faibles peuvent réussir à atteindre les enfants avec la première dose mais pas avec trois doses.

    Performance 2016

    La couverture avec une première dose de vaccin pentavalent dans les pays soutenus par Gavi est restée stable à 87% pour la troisième année consécutive. La différence de couverture entre la première et la troisième dose a augmenté de 6 à 7 points de pourcentage.

    À mesure de la concrétisation de notre nouveau modèle, axé sur le soutien à l’innovation, à la demande communautaire et aux chaînes d’approvisionnement en vaccins, nous espérons voir une augmentation des taux de couverture avec toutes les doses requises pour les vaccins de base.

    Présentation de la stratégie 2016–2020 →  

    KPI  

    Des services de santé intégrés

    Ce que nous mesurons

    Le pourcentage de pays bénéficiant de notre soutien qui atteignent notre objectif de prestation intégrée des services de soins prénatals et de vaccination. Un pays satisfait ce critère si les niveaux de couverture de quatre interventions – soins prénatals et administration néonatale des vaccins antitétanique, pentavalent et antirougeoleux – se situent à moins de 10 points de pourcentage l’un de l’autre et dépassent tous 70%.

    Cet indicateur reflète le niveau d’intégration entre la vaccination et les autres interventions fournies dans le cadre des systèmes de routine. Si ces services complémentaires atteignent des niveaux de couverture similaires, on peut généralement en déduire que les liens et la coordination entre eux sont forts.

    Performance 2016

    26% des pays soutenus par Gavi ont répondu aux critères de référence pour la fourniture de services intégrés – la même proportion qu’en 2015. L’absence de mouvement sur cet indicateur est probablement due à plusieurs facteurs, notamment au fait que le soutien direct à l’intégration des services de santé est un domaine récent pour l’Alliance, et que les résultats prendront plusieurs années à se faire sentir.

    Tout ce que nous faisons pour améliorer la couverture vaccinale et l’équité va dans le sens d’une intégration des différents services et de l’utilisation de la vaccination comme plateforme pour les services de santé essentiels. Rien qu’en 2016, 62 millions d’enfants dans les pays soutenus par Gavi ont reçu trois doses de vaccin contenant les valences DTC.

    Cela équivaut à plus de 185 millions de points de contact entre ces enfants et le système de santé primaire, ce qui présente l’opportunité de leur offrir, à eux et à leurs familles, d’autres interventions et des informations sanitaires.

    Présentation de la stratégie 2016–2020 →  

    KPI  

    Participation de la société civile

    Ce que nous mesurons

    Le pourcentage de pays bénéficiant de notre soutien qui respectent nos critères de participation de la société civile dans les programmes nationaux de vaccination visant à améliorer la couverture vaccinale et l’équité.

    Nous utilisons trois critères pour évaluer le niveau de participation de la société civile :

    • participation des organisations de la société civile (OSC) à l’élaboration des programmes nationaux de vaccination avec des activités clairement énoncées ;
    • inscription au budget du PEV des projets et activités des OSC (ou justification expliquant pourquoi elles ne sont pas incluses) ; et
    • preuves montrant que les projets des OSC ont été réalisés et/ou sont en cours de mise en oeuvre.

    Performance 2016

    Quatre des 10 pays pour lesquels des données sont disponibles répondent à l’ensemble des trois critères. Les OSC figurent dans les plans nationaux de vaccination de sept de ces pays, sept pays mentionnent clairement des allocations budgétaires pour les projets et les activités des OSC, et six apportent la preuve de la mise en oeuvre des projets des OSC. L’objectif pour cet indicateur sera fixé après une année complète de notification.

    Présentation de la stratégie 2016–2020 →  

    KPI  

    Perspectives d’avenir
    • La vaccination est l’une des pierres angulaires des systèmes de santé et l’un des éléments clés de la couverture sanitaire universelle. Pour autant, les enfants ne se vaccinent pas tout seuls.

      L’administration des vaccins nécessite une machine bien huilée comprenant du personnel qualifié, des chaînes d’approvisionnement efficaces, des dispensaires bien équipés, des systèmes d’information fonctionnels, des ressources suffisantes, ainsi que des parents et des communautés conscients des bienfaits de la vaccination.

    • À l’avenir, nous continuerons à chercher des solutions innovantes, à favoriser l’utilisation des données et des nouvelles technologies Perspectives d’avenir et à travailler avec souplesse avec les secteurs public et privé.

      Cela permettra d’améliorer l’accès à la vaccination, mais aussi à d’autres services de santé. Ce qui est important, c’est que notre soutien au titre du RSS aidera les pays à prévenir et à gérer les épidémies de maladies infectieuses.

      Nous continuerons à nous référer à notre modèle de soutien centré sur les pays pour leur apporter des solutions flexibles, susceptibles de les aider à surmonter les obstacles à la vaccination qui leur sont propres.

    • Cela nous aidera également à mieux gérer les risques.

      La vaccination, à son niveau le plus élémentaire, atteint actuellement 86% des enfants du monde. C’est la seule intervention capable d’amener la vaste majorité des familles à fréquenter les services de santé de leur pays au moins cinq fois au cours de la première année de vie de leur enfant. Si nous l’élargissons encore, nous disposerons alors d’une plateforme solide pour la couverture sanitaire universelle.

     
  • L’objectif Durabilité


    Assurer la pérennité des programmes
    nationaux de vaccination

    Coup d’oeil sur 2016

    ▶ 14 pays ont financé eux-mêmes entièrement 21 programmes de vaccination initialement introduits avec l’aide de Gavi.

    ▶ L’autofinancement a représenté 15% de l’ensemble du cofinancement des programmes de vaccination par les pays (environ 20 millions de dollars US).

    ▶ Les pays ont participé pour un montant total de 133 millions de dollars au coût de leurs vaccins, montant le plus important à ce jour.

     

    ▶ Tous les pays qui n’avaient pas honoré leurs engagements de 2015 à temps ont payé leurs arriérés en 2016.

    ▶ Quatre pays se sont affranchis du soutien de Gavi.

    Stratégie 2016-2020 : l’objectif Durabilité →  

    Aider les pays à devenir autonomes

    Aider les pays à s’approprier leurs programmes de vaccination est au coeur de la vision de l’Alliance. Quand nous établissons un partenariat avec un pays, il est entendu que ce dernier engage également des ressources pour le développement de son programme de vaccination. Cela commence avec l’autofinancement d’une partie du coût des vaccins introduits avec notre soutien.

    Nous ajustons le niveau de notre soutien en fonction de la capacité des pays à participer au coût de leurs vaccins. Leur obligation de cofinancement augmente en fonction de l’augmentation de leurs revenus. À un certain niveau de revenu prédéfini, nous commençons à réduire progressivement notre soutien financier, habituellement sur une période de cinq ans, jusqu’à ce que le pays prenne lui-même entièrement en charge le coût des vaccins. Ce processus est appelé « transition ».

    Au cours de la période 2016-2020, 20 pays devraient commencer à financer eux-mêmes entièrement leurs vaccins. Quatre d’entre eux ont déjà franchi cette étape et se sont passés de l’aide de Gavi en 2016.

    Un objectif en évolution

    La pérennité financière est, depuis le début, un principe essentiel pour Gavi. Au fil du temps, notre modèle a évolué pour intégrer également la pérennisation des programmes.

    Notre objectif est maintenant de nous assurer que tous les programmes de vaccination mis en place avec l’aide de Gavi sont suffisamment solides et dotés des ressources nécessaires pour continuer à être approvisionnés en vaccins après l’arrêt du soutien de Gavi.

    Notre nouvelle approche établit un objectif de pérennisation pour tous nos investissements dans chacun des pays que nous soutenons. Pour atteindre cet objectif, nous appliquons une série de principes d’investissement qui guident la manière dont les programmes des pays sont conçus et mis en oeuvre.

    Cette vision fournit la base de nos trois nouveaux objectifs de durabilité pour la période 2016-2020. Il s’agit de :

    • renforcer l’engagement politique national et infranational en faveur de la vaccination ;
    • faire en sorte que les pays attribuent à la vaccination des ressources humaines et financières par des moyens législatifs et budgétaires ; et
    • préparer les pays à maintenir la vaccination après l’arrêt de l’aide de Gavi.
     
    Indicateurs relatifs au durabilité

    1 Pays en voie de réussir leur transition vers l’autonomie

    Ce que nous mesurons

    Le pourcentage de pays en phase de transition accélérée qui sont en bonne voie de réussir leur transition. Un pays est sur la bonne voie si :

    • il affiche des progrès substantiels dans la mise en oeuvre de son plan de transition (c’est-à-dire si au moins 75% des étapes et des activités, comme la création d’une instance nationale de réglementation fonctionnelle, ont été réalisées en temps voulu) ;
    • la couverture avec trois doses du vaccin diphtérie-tétanos-coqueluche (DTC3) a augmenté au cours des trois dernières années (si le pays a déjà atteint une couverture d’au moins 90% avec le DTC3, il doit avoir maintenu ce niveau pendant trois ans) ; et
    • il respecte ses obligations de cofinancement et n’a pas manqué à ses paiements l’année précédente.

    Performance 2016

    79% des pays en phase de transition accélérée étaient en bonne voie pour réussir leur transition. De nombreux pays ont fait des progrès impressionnants dans la préparation de leur sortie du soutien de Gavi.

    Au total, 14 pays ont intégralement autofinancé 21 programmes de vaccination initialement introduits avec le soutien de Gavi, ce qui équivaut à environ 20 millions de dollars US, soit environ 15% de la valeur totale du cofinancement des vaccins en 2016. C’est la preuve que notre modèle de pérennisation fonctionne.

    Les quatre pays qui se passent du soutien de Gavi depuis le début de l’année 2016 (Bhoutan, Honduras, Mongolie et Sri Lanka) financent désormais intégralement les vaccins qu’ils ont introduits avec le soutien de Gavi.

    En 2016, ces pays ont continué de montrer un engagement exceptionnel envers la vaccination. En 2016, la Mongolie a été en mesure d’autofinancer l’introduction du vaccin contre le pneumocoque, profitant du prix inférieur obtenu grâce à notre système de Garantie de marché (AMC).

    Le Honduras et le Sri Lanka ont tous deux bénéficié de notre soutien catalytique pour la vaccination systématique contre le virus du papillome humain (VPH). Gavi n’a contribué qu’à hauteur de 50% du coût du vaccin au cours de la première année d’introduction. Les deux pays ont eu accès au prix réduit négocié par Gavi.

    S’appuyant sur ces succès, quatre autres pays - le Guyana, l’Indonésie, les Kiribati et la République de Moldavie – ont cessé fin 2016 de bénéficier du soutien de Gavi pour les vaccins et seront complètement autonomes en 2017. Le Guyana a même contribué davantage qu’il n’était requis à l’achat de ses vaccins – preuve de sa volonté ferme de devenir autonome.

    Même si elle réussit sa transition, l’Indonésie est confrontée à des défis importants. La couverture vaccinale reste faible et les vaccins contre le VPH, le pneumocoque et le rotavirus ne font pas encore partie du programme national de vaccination. En 2016, l’Indonésie a reçu un soutien catalytique pour l’introduction du vaccin combiné contre la rougeole et la rubéole dans l’ensemble du pays.

    Présentation de la stratégie 2016–2020 →  

    KPI  

    2 Cofinancement

    Ce que nous mesurons

    Le pourcentage de pays qui remplissent leurs engagements de cofinancement à la fin de l’année ou qui remboursent intégralement leurs arriérés dans les 12 mois.

    Le cas échéant, nous adaptons nos délais aux pays ayant un cycle budgétaire différent, tels que le Kenya et le Pakistan.

    Performance 2016

    Tous les pays ayant des obligations de cofinancement ont rempli leurs engagements dans le délai de 12 mois, signe évident de leur ferme volonté à cofinancer l’achat de leurs vaccins. Les 10 pays en retard de paiement en 2015 ont réglé leurs arriérés à la fin de 2016.

    Dans l’ensemble, 2016 a été notre année la plus réussie en termes de cofinancement. Les pays ont cofinancé ou autofinancé 184 programmes mis en place avec notre soutien, soit une augmentation de 11% par rapport à 2015. En outre, le montant des contributions de cofinancement reçues en décembre 2016 a augmenté de 25% par rapport à décembre 2015.

    Seuls six pays ont manqué à leurs obligations de 2016 :

    • La République démocratique du Congo finit l’année en défaut de paiement, quoique sa participation au financement de ses vaccins ait augmenté régulièrement depuis 2014, suite à l’adoption par Gavi d’une approche plus adaptée au pays.
    • Le Ghana a dû faire face à de sévères restrictions budgétaires et à des difficultés économiques, ce qui s’avère particulièrement préoccupant car il était sur le point d’entrer dans la phase de transition accélérée.
    • Madagascar n’a pu payer que la moitié de ses engagements de cofinancement.
    • En raison d’une réduction de son budget consacré à la santé, le Niger n’a pas pu mobiliser à temps suffisamment de ressources nationales.
    • Deux états fragiles ne sont pas parvenus à effectuer leurs paiements avant la fin de l’année : le Soudan du Sud, en proie à la guerre civile, et le Yémen. Fin 2016, notre Conseil d’administration a accordé à ce dernier une dérogation quant à ses engagements en matière de cofinancement.

    Présentation de la stratégie 2016–2020 →  

    KPI  

    3 Investissements des pays dans la vaccination systématique

    Ce que nous mesurons

    Le pourcentage de pays qui, par rapport à 2015, ont augmenté le montant de leur investissement par enfant dans la vaccination systématique.

    Cet indicateur couvre l’ensemble des vaccins des programmes des pays, et pas seulement ceux qui sont soutenus par Gavi. Il comprend également les dépenses pour des produits connexes, comme par exemple le matériel d’injection.

    Performance 2016

    Les résultats pour cet indicateur seront disponibles en novembre 2017.

    KPI  

    4 Capacité institutionnelle

    Ce que nous mesurons

    le pourcentage de pays soutenus par Gavi qui répondent à nos critères minimaux en ce qui concerne le processus décisionnel relatif aux programmes de vaccination, ainsi que la gestion et le suivi de ces programmes au niveau national.

    Pour être durablement autonomes en termes de financements et de programmes, les pays doivent disposer de solides capacités institutionnelles. Cet indicateur permet d’évaluer la performance et l’efficacité des principales entités impliquées dans la gestion de la vaccination telles que le Programme élargi de vaccination (PEV) et les Groupes techniques consultatifs nationaux pour la vaccination (GTCV).

    Performance 2016

    Les données initiales ont souligné la nécessité pour Gavi de revoir l’utilisation de l’indicateur pour mieux prendre en compte les progrès des pays. Les résultats obtenus avec le nouvel indicateur seront disponibles en octobre 2017.

    Résultats disponible :
    Octobre 2017
     

    Perspectives d’avenir
    • Nous entrons dans une période où notre modèle de retrait progressif du soutien de Gavi sera mis à l’épreuve comme jamais il ne l’a été auparavant.

      Douze pays devraient se défaire de l’aide de Gavi entre 2017 et 2020 : l’Angola, l’Arménie, l’Azerbaïdjan, la Bolivie, le Congo, Cuba, la Géorgie, le Nicaragua, l’Ouzbékistan, la Papouasie- Nouvelle-Guinée, le Timor-Leste et le Vietnam.

      Les pays en voie de réussir cette transition vers l’autonomie possèdent un certain nombre de caractéristiques communes, principalement la solidité de l’engagement politique en faveur de la vaccination et la résilience des systèmes de santé.

    • D’autres pays vont néanmoins devoir se passer de l’aide de Gavi alors qu’ils n’auront pas introduit certains des vaccins essentiels, et nombre d’entre eux sont confrontés à des niveaux faibles de couverture vaccinale et d’équité en matière de vaccination.

      Cinq d’entre eux risquent de ne pas être tout à fait prêts pour cette transition ou alors à l’entreprendre avec des taux de couverture vaccinale bas. Ce groupe comprend l’Angola et le Congo, qui tous deux ont manqué à plusieurs reprises à leurs engagements de cofinancement.

    • Nous allons continuer à renforcer notre engagement auprès des pays en phase de transition exposés à ce risque. Même si, à l’issue de cette phase, il leur sera demandé de prendre intégralement en charge le financement de leurs programmes existants, il pourrait être justifié de maintenir notre implication pour poursuivre les progrès déjà réalisés.

      Quoi qu’il arrive, nous continuerons à chercher à améliorer notre façon de travailler, afin d’aider tous les pays à pérenniser leurs acquis.

     
  • L’objectif Façonnage des marchés


    Façonner le marché des vaccins et des
    produits associés à la vaccination

    Coup d’oeil sur 2016

    ▶ À la fin de l’année 2016, le marché affichait une offre suffisante et constante pour neuf vaccins. Cela représente 82% de notre objectif à l’horizon 2020.

    ▶ Le prix moyen pondéré d’une vaccination complète avec les vaccins pentavalent, antipneumococcique et antirotavirus était de 19 dollars US, en baisse de 5% par rapport à 2015.

    Stratégie 2016-2020 : l’objectif Façonnage des marchés →  

    ▶ Trois produits présentant des améliorations ont été mis à la disposition des pays bénéficiant de notre soutien : un vaccin oral contre le choléra dans des flacons dont le système d’ouverture a été perfectionné, un vaccin contre le virus du papillome humain (VPH) homologué pour pouvoir être utilisé en dehors de la chaîne du froid pendant une période déterminée et un vaccin pentavalent présenté en flacons de plus petite taille.

    ▶ Le marché de deux vaccins a été évalué comme modérément ou très sain – notre objectif pour 2020 est d’obtenir le même résultat pour six vaccins.

     

    Façonner le marché pour augmenter les taux de vaccination

    L’Alliance a pour mission de soutenir les efforts déployés par les pays pour introduire de nouveaux vaccins et vacciner le plus d’enfants possible. Grâce aux atouts spécifiques de nos partenaires, nous sommes dans une position unique pour façonner le marché au profit des pays avec lesquels nous travaillons.

    Quand la dynamique du marché est saine, les fabricants peuvent produire des vaccins et du matériel de vaccination de qualité, en quantité suffisante et à des prix raisonnables et stables. Cela permet aux pays en développement de disposer de produits adaptés à des prix abordables, même après la fin du soutien de l’Alliance. En outre, les donateurs sont en mesure d’optimiser leurs investissements.

    Fin 2015, nous avions atteint ou dépassé nos principaux objectifs en matière de façonnage du marché pour la période stratégique 2011–2015. Nous avons été en mesure d’identifier et d’attirer de nouveaux fabricants proposant différents produits adaptés, comme par exemple le vaccin pentavalent.

    Le coût par enfant de la vaccination complète avec les vaccins pentavalent, antipneumococcique et antirotavirus a diminué, alors que notre offre s’est enrichie de huit nouveaux produits.

    Tout au long de la dernière stratégie quinquennale, nous avons amélioré la transparence et le partage d’information. Mais malgré les progrès réalisés, il reste des défis à relever. Par exemple, le marché des vaccins a considérablement évolué depuis 2011. Dans le même temps, le portefeuille de vaccins de Gavi a doublé, passant de 6 à 12.a  

    Ces développements, associés à la stratégie actuelle de Gavi qui met fortement l’accent sur l’amélioration de la couverture vaccinale et de l’équité, ont orienté la mise au point d’une nouvelle stratégie d’approvisionnement pour la période 2016–2020. Celle-ci permet une vision plus globale du marché et une approche à plus long terme du façonnage des marchés, et définit clairement notre rôle en matière d’innovation.

    a – Gavi s’est engagée à financer un stock d’urgence pour le 13e vaccin de leur portefeuille, celui contre le virus d’Ebola, une fois qu’il aura été homologué et recommandé par l’OMS.

    Indicateurs relatifs au marché

    1 Un approvisionnement suffisant et ininterrompu

    Ce que nous mesurons

    Le nombre de vaccins du portefeuille de Gavi disponibles sur le marché en quantité suffisante et sans interruption.

    Performance 2016

    Fin 2016, l’approvisionnement du marché pour 9 des vaccins qui nous intéressent était suffisant et sans ruptures. Cela représente 82% de notre objectif 2020, qui est de 11 vaccins.

    Le niveau de l’offre de vaccin inactivé contre la poliomyélite (VPI) et de vaccin antiamaril est resté inférieur aux besoins. Les programmes de vaccination avec le VPI ont dû être retardés ou interrompus.

    Notre appui à la production d’un deuxième vaccin oral contre le choléra (VOC), disponible pour l’UNICEF, représente une avancée importante. L’offre est maintenant suffisante pour répondre à la demande.

    KPI  

    2 Coût de la vaccination complète d’un enfant avec les vaccins pentavalent, antipneumococcique et antirotavirus

    Ce que nous mesurons

    La modification du prix moyen pondéré des vaccins pentavalent, antipneumococcique et antirotavirus pour la vaccination complète d’un enfant.

    Performance 2016

    En 2016, le prix moyen pondéré des vaccins pentavalent, antipneumococcique et antirotavirus nécessaires pour vacciner un enfant était de 19 dollars US, en baisse de 5% par rapport à 2015. Cette réduction fait suite à une baisse de 43% entre 2010 et 2015 et marque le passage en-dessous du seuil des 20 dollars US.

    La baisse des prix résulte de la réduction de 8% du prix moyen pondéré du vaccin pentavalent et des effets du taux de change sur le prix du vaccin antirotavirus.

    Comme cet indicateur reste inchangé par rapport à la période 2011–2015, nous serons en mesure de surveiller l’évolution des prix à la baisse sur une période continue de 10 ans, de 2010 à 2020.

    KPI  

    3 Innovation

    Ce que nous mesurons

    Le nombre de produits dont les caractéristiques ont été améliorées par rapport à l’année de référence.

    Cet indicateur utilise des critères objectifs et simples, publiés par l’OMS, le partenaire de l’Alliance chargé des conseils techniques sur les vaccins. L’indicateur inclut tous les antigènes pris en charge par Gavi.

    Performance 2016

    En 2016, trois produits dont certaines caractéristiques avaient été améliorées ont été mis à la disposition des pays que nous soutenons. Notre objectif pour 2020 est d’en proposer 10.

    Il s’agit d’une nouvelle présentation du vaccin oral contre le choléra, dont le système d’ouverture du flacon a été amélioré, d’un vaccin contre le VPH validé et homologué pour être utilisable même s’il est conservé en dehors de la chaîne du froid pendant un certain temps et d’une nouvelle présentation du vaccin pentavalent, dans des flacons de plus petite taille.

    KPI  

    4 Une dynamique de marché saine

    Ce que nous mesurons

    Le nombre de vaccins du portefeuille de Gavi dont la dynamique de marché est modérément saine ou très saine. Nous évaluons cela en termes de dynamique :

    • très saine
    • modérément saine
    • faiblement saine
    • absence de dynamique saine.

    Performance 2016

    Sur le marché des vaccins qui intéressent Gavi, deux vaccins (pentavalent et VPH) ont connu une dynamique modérément à très saine en 2016. L’offre de vaccins a répondu à la demande et aux préférences dans la présentation, avec une assez bonne sécurité d’approvisionnement. L’objectif pour 2020 est d’avoir une dynamique saine pour six vaccins.

    KPI  

    Perspectives d’avenir
    • Pour réaliser notre objectif 2016–2020 en ce qui concerne la santé du marché, il est important de reconnaître que chaque vaccin représente un marché unique qui évolue à un rythme différent en fonction de toute une série de facteurs. Il faut arrêter de considérer l’offre, le coût et l’innovation comme des objectifs distincts si l’on veut améliorer la santé globale du marché de chacun des vaccins.

      Il est nécessaire d’innover pour mieux répondre aux besoins des pays que nous soutenons et pour améliorer la couverture vaccinale et l’équité. Durant la période stratégique en cours, notre Alliance va élaborer des principes communs qui guideront notre approche en matière d’innovation.

    • Nous tiendrons compte non seulement du coût de ces innovations mais également de l’impact qu’elles pourraient avoir sur nos objectifs de couverture vaccinale et d’équité.

      Nous adopterons à tous les niveaux une vision des marchés à plus long terme. Cela signifie que nous fournirons aux pays qui devront se passer de notre soutien les moyens de maintenir leurs programmes de vaccination et d’influer stratégiquement sur le marché des vaccins en tant que clients.

    • Nous partagerons nos connaissances pour aider ces pays à prendre des décisions éclairées sur les vaccins à introduire et à acheter.

      Nous avons déjà contribué à transformer le marché de plusieurs vaccins – notamment le marché du vaccin pentavalent. Au fil du temps, nous chercherons à avoir un impact positif sur le marché d’un plus grand nombre de vaccins, et au-delà des pays que nous soutenons.

     
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