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Les femmes qui ont fait fonctionner les vaccins modernes

  • 8 mars 2018
  • 4 min de lecture
The women who made modern vaccines work
The women who made modern vaccines work

Avez-vous entendu parler d’Edward Jenner, l’inventeur du vaccin moderne ? Ou de Jonas Salk, dont le vaccin antipoliomyélitique a marqué un tournant dans la lutte contre cette maladie débilitante ? Si vous avez une certaine connaissance de la santé mondiale, vous avez probablement entendu parler de ces pionniers du vaccin. Cependant, qu’en est-il des femmes qui ont également contribué à l’établissement des bases de la vaccination moderne ? Faites la connaissance de cinq femmes remarquables qui ont repoussé les frontières de la science.

Lady Mary Wortley Montagu  (1689-1762)

Lady Mary Wortley Montagu a défié les conventions en introduisant l’inoculation de la variole dans la médecine occidentale. Au cours de sa visite de l’Empire ottoman, elle s’est intéressée aux coutumes turques et a assisté à la pratique de l’inoculation contre la variole. Lady Mary était impatiente d’épargner à ses enfants les souffrances de la variole. Elle inocula donc son fils, Edward, en 1718. À son retour à Londres, elle a fait la promotion de la procédure malgré la résistance de l’établissement médical.

Image provenant de Britannica.

Lady Mary Wortley Montagu a défié les conventions en introduisant l’inoculation de la variole dans la médecine occidentale. Au cours de sa visite de l’Empire ottoman, elle s’est intéressée aux coutumes turques et a assisté à la pratique de l’inoculation contre la variole. Lady Mary était impatiente d’épargner à ses enfants les souffrances de la variole. Elle inocula donc son fils, Edward, en 1718. À son retour à Londres, elle a fait la promotion de la procédure malgré la résistance de l’établissement médical.

Image provenant de Britannica.

Dre Anna Wessels Williams (1863–1954)

L’isolement d’une souche de diphtérie qu’elle a réalisé en 1894 fut utilisé pour développer la première antitoxine contre la diphtérie, puis un vaccin contre la diphtérie. Elle fut également la première femme à être élue présidente de la section Laboratoire de l’American Public Health Association.

De nombreuses années plus tard, la diphtérie est désormais totalement évitable et les enfants du monde entier en sont protégés grâce aux vaccins combinés contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche (DTC).

Photo provenant de NIH.

L’isolement d’une souche de diphtérie qu’elle a réalisé en 1894 fut utilisé pour développer la première antitoxine contre la diphtérie, puis un vaccin contre la diphtérie. Elle fut également la première femme à être élue présidente de la section Laboratoire de l’American Public Health Association.

De nombreuses années plus tard, la diphtérie est désormais totalement évitable et les enfants du monde entier en sont protégés grâce aux vaccins combinés contre la diphtérie, le tétanos et la coqueluche (DTC).

Photo provenant de NIH.

Les Dre Pearl Kendrick  (1890-1980)  et Grace Eldering  (1900-1988)

Avec un budget limité, les doctoresses Eldering et Kendrick ont effectué des recherches sur la coqueluche, testé leur vaccin d’abord sur elles-mêmes, avant de lancer un essai clinique couronné de succès. Cela a permis l’introduction du premier vaccin contre la maladie en Amérique dans les années 1940.

Après la mise au point du vaccin contre la coqueluche, elles l’ont associé à deux autres vaccins (ceux contre la diphtérie et le tétanos) en un seul vaccin : le DTC.

Photo Michigan Women’s Hall of Fame.

Avec un budget limité, les doctoresses Eldering et Kendrick ont effectué des recherches sur la coqueluche, testé leur vaccin d’abord sur elles-mêmes, avant de lancer un essai clinique couronné de succès. Cela a permis l’introduction du premier vaccin contre la maladie en Amérique dans les années 1940.

Après la mise au point du vaccin contre la coqueluche, elles l’ont associé à deux autres vaccins (ceux contre la diphtérie et le tétanos) en un seul vaccin : le DTC.

Photo Michigan Women’s Hall of Fame.

Dre Margaret Pittman  (1901-1995)

Parmi ses nombreuses réalisations, Pittman est connue pour ses recherches sur la bactérie Haemophilus influenzae. Elle a identifié six types d’Heamophilus influenzae, et les a étiquetés de « a » à « f ». Le type b (Hib) est le plus nocif, provoquant une méningite et d’autres infections graves. Ses travaux ont conduit au développement de vaccins qui protègent contre le Hib.

Elle fut également la première femme à diriger un laboratoire de l’Institut national de Santé aux États-Unis.

Photo Encyclopedia of Arkansas.

Parmi ses nombreuses réalisations, Pittman est connue pour ses recherches sur la bactérie Haemophilus influenzae. Elle a identifié six types d’Heamophilus influenzae, et les a étiquetés de « a » à « f ». Le type b (Hib) est le plus nocif, provoquant une méningite et d’autres infections graves. Ses travaux ont conduit au développement de vaccins qui protègent contre le Hib.

Elle fut également la première femme à diriger un laboratoire de l’Institut national de Santé aux États-Unis.

Photo Encyclopedia of Arkansas.

Dre Isabel Morgan  (1911-1996)

Tout au long des années 1940, Morgan a travaillé avec une équipe de virologues de l’Université Johns Hopkins, aux États-Unis, pour améliorer la compréhension des virus de la poliomyélite. Elle et son équipe étaient les premières à prouver qu’un virus inactif ou « mort » pouvait produire une immunité chez les singes, annulant ainsi la conviction antérieure selon laquelle seuls des virus vivants pouvaient le faire.

Son travail a directement contribué au développement du vaccin de Jonas Salk contre la poliomyélite en 1955. Elle est aussi la seule femme à figurer parmi les 17 personnes honorées sur le « Mur de la renommée » de la poliomyélite.

Photo Wikipedia.

Tout au long des années 1940, Morgan a travaillé avec une équipe de virologues de l’Université Johns Hopkins, aux États-Unis, pour améliorer la compréhension des virus de la poliomyélite. Elle et son équipe étaient les premières à prouver qu’un virus inactif ou « mort » pouvait produire une immunité chez les singes, annulant ainsi la conviction antérieure selon laquelle seuls des virus vivants pouvaient le faire.

Son travail a directement contribué au développement du vaccin de Jonas Salk contre la poliomyélite en 1955. Elle est aussi la seule femme à figurer parmi les 17 personnes honorées sur le « Mur de la renommée » de la poliomyélite.

Photo Wikipedia.

Dre Dorothy Horstmann (1911-2001)

La Dre Horstmann était une épidémiologiste et une virologue qui a démontré que le poliovirus atteignait le cerveau par le sang. Sa découverte a permis le développement d’un vaccin. Elle est également devenue la première femme à avoir été nommée professeure à l’école de médecine de Yale.

Grâce aux vaccins, la poliomyélite a été pratiquement éradiquée et le nombre de cas réduit de plus de 99% depuis 1988. Des organisations internationales telles que Rotary, Gavi et l’Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite aident désormais les pays à achever le travail avec le vaccin antipoliomyélitique inactivé.

Photo polioplace.org.

La Dre Horstmann était une épidémiologiste et une virologue qui a démontré que le poliovirus atteignait le cerveau par le sang. Sa découverte a permis le développement d’un vaccin. Elle est également devenue la première femme à avoir été nommée professeure à l’école de médecine de Yale.

Grâce aux vaccins, la poliomyélite a été pratiquement éradiquée et le nombre de cas réduit de plus de 99% depuis 1988. Des organisations internationales telles que Rotary, Gavi et l’Initiative mondiale pour l’éradication de la poliomyélite aident désormais les pays à achever le travail avec le vaccin antipoliomyélitique inactivé.

Photo polioplace.org.

Dre Anne Szarewski (1959-2014)

Dans les années 1990, la Dre Szarewski et ses collègues ont démontré que le virus du papillome humain (VPH) était lié au cancer du col de l’utérus. C’est une avancée majeure qui a permis, au cours des dix années qui ont suivi, de mettre au point un vaccin contre le VPH et, avec cela, contre la majorité des cancers du col de l’utérus. Ces vaccins sont actuellement de plus en plus disponibles dans le monde, prévenant ainsi la souffrance et la mort, et offrant même la possibilité d’éliminer le cancer du col de l’utérus.

Photo Cancer Research UK.

Dans les années 1990, la Dre Szarewski et ses collègues ont démontré que le virus du papillome humain (VPH) était lié au cancer du col de l’utérus. C’est une avancée majeure qui a permis, au cours des dix années qui ont suivi, de mettre au point un vaccin contre le VPH et, avec cela, contre la majorité des cancers du col de l’utérus. Ces vaccins sont actuellement de plus en plus disponibles dans le monde, prévenant ainsi la souffrance et la mort, et offrant même la possibilité d’éliminer le cancer du col de l’utérus.

Photo Cancer Research UK.

Dre Rachel Schneerson (1932-)

La Dre Scheerson et ses collègues ont créé le premier vaccin contre l’Haemophilus influenza b (Hib), cause de pneumonie et de méningite, homologué en 1989. Il s’agissait du premier vaccin « conjugué », une conception novatrice permettant de protéger les jeunes enfants en toute sécurité.

La protection contre le Hib est désormais disponible dans le cadre du vaccin 5-en-1 dans les 73 pays les plus pauvres du monde. On estime que cette disponibilité permettra au vaccin Hib de sauver 7 millions de vies d’ici 2020.

Photo: Lasker Foundation.

La Dre Scheerson et ses collègues ont créé le premier vaccin contre l’Haemophilus influenza b (Hib), cause de pneumonie et de méningite, homologué en 1989. Il s’agissait du premier vaccin « conjugué », une conception novatrice permettant de protéger les jeunes enfants en toute sécurité.

La protection contre le Hib est désormais disponible dans le cadre du vaccin 5-en-1 dans les 73 pays les plus pauvres du monde. On estime que cette disponibilité permettra au vaccin Hib de sauver 7 millions de vies d’ici 2020.

Photo: Lasker Foundation.

Dre Ruth Bishop (1933-)

En 1973, Bishop dirigeait une équipe de chercheurs ayant découvert le rotavirus, l’une des principales causes de diarrhée grave chez les enfants du monde entier. La découverte, que Bishop attribue à « un mélange de recherche calculée et de sérendipité », a eu un impact énorme.

L’identification d’une cause infectieuse de diarrhée mortelle a permis de lancer avec succès la chasse au vaccin contre ce virus qui a duré 30 ans. Aujourd’hui, les vaccins atteignent lentement les enfants des pays à faible revenu, mais le rotavirus est toujours responsable d’environ 200 000 décès par an.

Photo Science In Public Aus.

En 1973, Bishop dirigeait une équipe de chercheurs ayant découvert le rotavirus, l’une des principales causes de diarrhée grave chez les enfants du monde entier. La découverte, que Bishop attribue à « un mélange de recherche calculée et de sérendipité », a eu un impact énorme.

L’identification d’une cause infectieuse de diarrhée mortelle a permis de lancer avec succès la chasse au vaccin contre ce virus qui a duré 30 ans. Aujourd’hui, les vaccins atteignent lentement les enfants des pays à faible revenu, mais le rotavirus est toujours responsable d’environ 200 000 décès par an.

Photo Science In Public Aus.

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