Haiti

En Haïti, Joseph Mesura, 65 ans, transporte sur ses épaules une bouteille de propane qui pèse 9 kilos. Pendant 6 heures, il transporte son fardeau à travers des champs au terrain accidenté, des rivières et grimpe des côtes jusqu'à ce qu'il atteigne le village de Taifer, dans les montagnes situées derrière Port-au-Prince. Chaque mois, Joseph effectue le même trajet éreintant, sous la chaleur, qu'il nomme « une mission de Dieu ». Il n'a pas vraiment le choix.

En Haïti, Joseph Mesura, 65 ans, transporte sur ses épaules une bouteille de propane qui pèse 9 kilos. Pendant 6 heures, il transporte son fardeau à travers des champs au terrain accidenté, des rivières et grimpe des côtes jusqu'à ce qu'il atteigne le village de Taifer, dans les montagnes situées derrière Port-au-Prince. Chaque mois, Joseph effectue le même trajet éreintant, sous la chaleur, qu'il nomme « une mission de Dieu ». Il n'a pas vraiment le choix.

Haïti fait partie des pays les plus pauvres du monde, déstabilisé ces dernières années par une crise politique et des catastrophes naturelles. Dans les montagnes, il n'y a pas l'électricité. Il livre une bouteille de gaz à une clinique de santé. Sans les bouteilles de gaz, la clinique ne peut pas alimenter en électricité le réfrigérateur qui maintient les vaccins à la température prescrite. Si Joseph ne remplit pas sa mission, les enfants du village et des alentours ne pourront pas être vaccinés contre des maladies mortelles.

Haïti fait partie des pays les plus pauvres du monde, déstabilisé ces dernières années par une crise politique et des catastrophes naturelles. Dans les montagnes, il n'y a pas l'électricité. Il livre une bouteille de gaz à une clinique de santé. Sans les bouteilles de gaz, la clinique ne peut pas alimenter en électricité le réfrigérateur qui maintient les vaccins à la température prescrite. Si Joseph ne remplit pas sa mission, les enfants du village et des alentours ne pourront pas être vaccinés contre des maladies mortelles.

La République démocratique du Laos 

À travers le monde et au Laos, les choses sont différentes. Dans le village de Kaengkhane, à deux heures et demie de trajet en bateau de la ville de Luang Prabang, le gouvernement a récemment fait construire un nouveau centre de santé. Ce centre est relié au réseau électrique national. Il possède des panneaux solaires qui fournissent une alimentation électrique de secours, au cas où une panne interviendrait sur l'alimentation principale. Sur un sol brillant, entouré de murs d'un blanc éclatant, se tient un grand réfrigérateur moderne, conçu pour garder les vaccins au frais, garantissant ainsi leur efficacité. 

Différent, mais pas beaucoup mieux 

Il y a plus d'un mois lors d'un orage, un éclair a provoqué une surtension, ce qui a endommagé le réfrigérateur. Il n'était pas protégé par un stabilisateur électrique. Les panneaux solaires ne fonctionnent pas, et aucune personne vivant dans les environs ne possède ni les compétences techniques, ni les pièces pour les réparer. Le réfrigérateur demeure donc vide, après que les soignants ont précipitamment transféré les vaccins dans de petites glacières, qu'ils doivent en permanence approvisionner en glace. C'est le seul moyen d'empêcher les vaccins d'être altérés par la chaleur. 

Le modèle Gavi en action : Équipements réfrigérés pour la vaccination 

La clinique en Haïti manque de technologie moderne de réfrigération, compromettant ses efforts de vaccination. Au Laos, la clinique manque d'accès aux pièces détachées et aux techniciens pour entretenir leurs réfrigérateurs modernes, mettant en péril leur programme de vaccination. 

Des histoires similaires se répètent à travers les pays en développement. Le réseau de réfrigérateurs, de glacières et de sondes, utilisés pour conserver et transporter les vaccins, en les gardant à une température optimale, est connu sous le nom de chaîne du froid. À moins que les pays les plus pauvres aient les moyens d'acheter et d'entretenir des équipements frigorifiques, ils risquent la vie de leur population. 

Il ne s'agit pas uniquement de moderniser et d'assurer l'entretien d'un équipement de la chaîne du froid déjà existant. La technologie innovante est également indispensable afin d'étendre la chaîne du froid aux communautés isolées, actuellement coupées du réseau, permettant ainsi aux vaccins d'importance vitale d'atteindre tout le monde. 

L'Alliance du Vaccin travaille sur plusieurs fronts pour éliminer cette inégalité. Un élément-clé de ce travail consiste à construire des marchés durables pour les équipements de la chaîne du froid dans les pays en développement. Par le biais de sa plate-forme d'optimisation des équipements de la chaîne du froid (POECF), une subvention accordée en 2016, Gavi encourage les entreprises à concevoir des équipements de la chaîne du froid plus rentables, plus efficaces et plus performants, financés conjointement avec les pays. La subvention couvre le coût de l'équipement, la livraison et l'installation sur site, ainsi que son entretien, y compris la formation des techniciens, les pièces détachées et les garanties. 

Ces efforts sont particulièrement importants dans les pays les plus pauvres du monde, où les marchés dédiés aux nouvelles technologies n'existent pas. Du côté de l'approvisionnement, les entreprises n'ont aucune garantie qu'elles pourront vendre des équipements de la chaîne du froid innovants aux pays en développement. Du côté de la demande, plusieurs gouvernements n'ont pas les moyens d'avoir accès aux technologies requises pour garder leurs vaccins. L'absence d'un marché viable conduit à un manque d'équipements de la chaîne du froid opérationnels et fiables, avec des conséquences souvent dévastatrices. 

Garantir des chaînes du froid efficaces et viables pour la vaccination ne repose pas uniquement sur l'achat de nouveaux équipements. Cela requiert une approche holistique et fondée sur le marché, traitant les problèmes à la fois de la demande et de l'approvisionnement. 

Une série de catastrophes naturelles n'a fait qu'exacerber l'état précaire de la chaîne du froid. En 2010, un tremblement de terre catastrophique a tué plus de 230 000 personnes dans les îles Caraïbes, fracturant le système de santé publique ainsi que le réseau national déjà fragile. Aujourd'hui, seulement la moitié de la population a accès aux services de santé. 

L'impact sur la couverture vaccinale et sur la santé est indéniable et bien présent. Selon les estimations de l'OMS et de l'UNICEF, en 2016 Haïti avait une couverture de 58% pour la troisième dose de vaccin diphtérie, tétanos, coqueluche - le taux le plus bas aux Amériques. On estime que 50 enfants meurent chaque jour d'une maladie évitable par la vaccination.

Une série de catastrophes naturelles n'a fait qu'exacerber l'état précaire de la chaîne du froid. En 2010, un tremblement de terre catastrophique a tué plus de 230 000 personnes dans les îles Caraïbes, fracturant le système de santé publique ainsi que le réseau national déjà fragile. Aujourd'hui, seulement la moitié de la population a accès aux services de santé. 

L'impact sur la couverture vaccinale et sur la santé est indéniable et bien présent. Selon les estimations de l'OMS et de l'UNICEF, en 2016 Haïti avait une couverture de 58% pour la troisième dose de vaccin diphtérie, tétanos, coqueluche - le taux le plus bas aux Amériques. On estime que 50 enfants meurent chaque jour d'une maladie évitable par la vaccination.

Investir dans l'équipement de la chaîne du froid

Comme beaucoup de pays pauvres, Haïti a depuis toujours eu des difficultés afin de réaliser les investissements de départ requis pour l'achat de nouveaux équipements de la chaîne du froid. Le pays a également manqué des ressources nécessaires et de l'expertise technologique pour entretenir cet équipement. Sans surprises, peu de fabricants percevaient Haïti comme un marché viable pour l'équipement technologique. 

La POECF a été mise en place pour s'attaquer précisément à ce problème. De 2016 à 2017, l'Alliance du Vaccin a engagé 50 millions de dollars américains pour moderniser l'équipement de la chaîne du froid dans les pays les plus pauvres du monde. Au cours des 5 prochaines années, cet investissement de départ sera augmenté au quintuple pour s'adapter à la demande en amont. 

Cet engagement de départ met les fabricants en confiance pour produire des équipements de la chaîne du froid innovants et adaptés aux besoins des pays en développement. En aidant les pays à acheter et à entretenir cet équipement, Gavi supprime l'une des principales barrières dressées sur la route de la modernisation de la chaîne du froid. 

À ce jour, Gavi a accepté de soutenir l'achat de plus de 65 000 pièces d'équipement frigorifiques pour plus de 55 000 sites différents, servant à conserver ou à transporter des vaccins. Deux tiers vont remplacer les équipements obsolètes ou endommagés, alors que le reste servira à élargir les structures de chaîne du froid ainsi que leurs débouchés. 

Le ministère haïtien de la Santé, soutenu par les partenaires de l'Alliance, représentait le premier pays à tirer profit de la POECF pour réorganiser sa chaîne du froid devenue obsolète. En 2017, une première livraison de plus de 191 réfrigérateurs dernier cri à énergie solaire a été distribuée dans les zones rurales et montagneuses. 

Comme beaucoup de pays pauvres, Haïti a depuis toujours eu des difficultés afin de réaliser les investissements de départ requis pour l'achat de nouveaux équipements de la chaîne du froid. Le pays a également manqué des ressources nécessaires et de l'expertise technologique pour entretenir cet équipement. Sans surprises, peu de fabricants percevaient Haïti comme un marché viable pour l'équipement technologique. 

La POECF a été mise en place pour s'attaquer précisément à ce problème. De 2016 à 2017, l'Alliance du Vaccin a engagé 50 millions de dollars américains pour moderniser l'équipement de la chaîne du froid dans les pays les plus pauvres du monde. Au cours des 5 prochaines années, cet investissement de départ sera augmenté au quintuple pour s'adapter à la demande en amont. 

Cet engagement de départ met les fabricants en confiance pour produire des équipements de la chaîne du froid innovants et adaptés aux besoins des pays en développement. En aidant les pays à acheter et à entretenir cet équipement, Gavi supprime l'une des principales barrières dressées sur la route de la modernisation de la chaîne du froid. 

À ce jour, Gavi a accepté de soutenir l'achat de plus de 65 000 pièces d'équipement frigorifiques pour plus de 55 000 sites différents, servant à conserver ou à transporter des vaccins. Deux tiers vont remplacer les équipements obsolètes ou endommagés, alors que le reste servira à élargir les structures de chaîne du froid ainsi que leurs débouchés. 

Le ministère haïtien de la Santé, soutenu par les partenaires de l'Alliance, représentait le premier pays à tirer profit de la POECF pour réorganiser sa chaîne du froid devenue obsolète. En 2017, une première livraison de plus de 191 réfrigérateurs dernier cri à énergie solaire a été distribuée dans les zones rurales et montagneuses. 

« Nous installons certains de ces réfrigérateurs dans des régions montagneuses qui sont vraiment difficiles d'accès - le genre d'endroit où il est pénible de transporter une bouteille de propane. Ces réfrigérateurs vont apporter un grand changement dans les communautés qui se trouvaient hors de portée des réfrigérateurs à gaz. »

Marc Vincent

représentant de l'UNICEF en Haïti

Connectés à des panneaux solaires, les nouveaux réfrigérateurs sont alimentés par de l'énergie renouvelable. Pendant la journée, un revêtement réfrigérant est congelé et peut garder l'appareil froid pendant la nuit ou durant les jours nuageux. Ne requérant aucune batterie ou appareil de contrôle, ils ne sont pas dépendants de certains composants exposés aux pannes sur les modèles plus anciens. 

L'installation en Haïti devrait être achevée d'ici 2020, supprimant ainsi le besoin pour Joseph Mesura de transporter des bouteilles de propane pendant 16 kilomètres sur des versants montagneux. 

Plate-forme d’optimisation des équipements de la chaîne du froid de Gavi: résultats

Connectés à des panneaux solaires, les nouveaux réfrigérateurs sont alimentés par de l'énergie renouvelable. Pendant la journée, un revêtement réfrigérant est congelé et peut garder l'appareil froid pendant la nuit ou durant les jours nuageux. Ne requérant aucune batterie ou appareil de contrôle, ils ne sont pas dépendants de certains composants exposés aux pannes sur les modèles plus anciens. 

L'installation en Haïti devrait être achevée d'ici 2020, supprimant ainsi le besoin pour Joseph Mesura de transporter des bouteilles de propane pendant 16 kilomètres sur des versants montagneux. 

Plate-forme d’optimisation des équipements de la chaîne du froid de Gavi: résultats

Le modèle Gavi en action  : La plate-forme d'optimisation des équipements de la chaîne du froid

La POECF souligne la capacité de Gavi à adopter des approches basées sur le marché grâce à son modèle de partenariat public-privé, qui rassemble tous les actionnaires dans la vaccination. Depuis la création de l'Alliance en 2000, la même approche innovante a transformé avec succès plusieurs marchés du vaccin, garantissant que les bons produits soient disponibles en quantités adéquates et à des prix abordables pour les pays les plus pauvres. Aujourd'hui, le modèle commercial de Gavi est appelé à transformer les deux côtés de la chaîne du froid. 

La plupart des pays soutenus par Gavi sont en mesure de faire une demande de soutien par le biais de la POECF. En fonction du revenu national brut par habitant de chaque pays, Gavi couvrira 50 à 80% de la totalité de l'achat, ainsi que des coûts de livraison et d'installation. Le pays devrait financer les coûts restants par lui-même. La POECF vise à encourager une augmentation du nombre de fabricants qui fournissent des équipements innovants pour la chaîne du froid. 

Jusqu'ici, Gavi s'est engagé à aider les pays dans l'achat de 66 000 pièces d'équipement de la chaîne du froid, y compris des réfrigérateurs solaires sans batterie, par le biais de la POECF. 

L'expérience du village de Kaengkhane au Laos démontre que la chaîne du froid est aussi solide que les liens qui la composent sont fragiles. Alors que les réfrigérateurs solaires sont plus efficaces et rentables que les réfrigérateurs traditionnels, les pièces détachées et les techniciens qualifiés, ainsi que les ressources pour les payer, sont nécessaires afin d'assurer un entretien à long terme. À Kaengkhane, ces derniers sont rares. 

Le Laos doit encore faire une demande de soutien à la POECF, et prévoit de le faire dans un futur proche.

La POECF souligne la capacité de Gavi à adopter des approches basées sur le marché grâce à son modèle de partenariat public-privé, qui rassemble tous les actionnaires dans la vaccination. Depuis la création de l'Alliance en 2000, la même approche innovante a transformé avec succès plusieurs marchés du vaccin, garantissant que les bons produits soient disponibles en quantités adéquates et à des prix abordables pour les pays les plus pauvres. Aujourd'hui, le modèle commercial de Gavi est appelé à transformer les deux côtés de la chaîne du froid. 

La plupart des pays soutenus par Gavi sont en mesure de faire une demande de soutien par le biais de la POECF. En fonction du revenu national brut par habitant de chaque pays, Gavi couvrira 50 à 80% de la totalité de l'achat, ainsi que des coûts de livraison et d'installation. Le pays devrait financer les coûts restants par lui-même. La POECF vise à encourager une augmentation du nombre de fabricants qui fournissent des équipements innovants pour la chaîne du froid. 

Jusqu'ici, Gavi s'est engagé à aider les pays dans l'achat de 66 000 pièces d'équipement de la chaîne du froid, y compris des réfrigérateurs solaires sans batterie, par le biais de la POECF. 

L'expérience du village de Kaengkhane au Laos démontre que la chaîne du froid est aussi solide que les liens qui la composent sont fragiles. Alors que les réfrigérateurs solaires sont plus efficaces et rentables que les réfrigérateurs traditionnels, les pièces détachées et les techniciens qualifiés, ainsi que les ressources pour les payer, sont nécessaires afin d'assurer un entretien à long terme. À Kaengkhane, ces derniers sont rares. 

Le Laos doit encore faire une demande de soutien à la POECF, et prévoit de le faire dans un futur proche.

Le modèle Gavi en action  : INFUSE

La POECF n'est pas la seule approche fondée sur le marché que Gavi utilise pour donner aux pays l'accès à des solutions innovantes, afin de garantir que les vaccins atteignent leur destination en toute sécurité. Lancée en 2016, l'Innovation pour l'utilisation, l'ampleur et l'équité dans la vaccination - Innovation for Uptake, Scale and Equity in Immunisation (INFUSE) identifie les initiatives testées et approuvées du secteur privé avec la possibilité d'améliorer la livraison de vaccins. L'organisme fait alors « infuser » ces initiatives dans les capitaux et le savoir-faire afin de s'assurer que les pays en développement puissent les adopter. 

La POECF n'est pas la seule approche fondée sur le marché que Gavi utilise pour donner aux pays l'accès à des solutions innovantes, afin de garantir que les vaccins atteignent leur destination en toute sécurité. Lancée en 2016, l'Innovation pour l'utilisation, l'ampleur et l'équité dans la vaccination - Innovation for Uptake, Scale and Equity in Immunisation (INFUSE) identifie les initiatives testées et approuvées du secteur privé avec la possibilité d'améliorer la livraison de vaccins. L'organisme fait alors « infuser » ces initiatives dans les capitaux et le savoir-faire afin de s'assurer que les pays en développement puissent les adopter. 

En janvier 2017, Gavi et Google.org ont annoncé un partenariat INFUSE pour aider la startup Nexleaf Analytics à développer une plate-forme analytique avec un stockage hébergé, qui surveille les performances de la chaîne du froid en temps réel. La plate-forme utilisera la technologie ColdTrace de Nexleaf en combinaison avec d'autres dispositifs de surveillance de la température. 

Après des premières introductions en Tanzanie, au Kenya, au Malawi, et au Sénégal, il est à espérer que cette innovation aidera finalement tous les pays soutenus par Gavi à gérer leurs réseaux d'appareils de chaîne du froid avec davantage de rapidité et de précision. Un soutien supplémentaire de la part de la ELMA Vaccines and Immunization Foundation contribuera à amplifier le projet en Tanzanie en 2018. 

« Cold Trace offre des données de température en temps réel, et d'autres informations concernant les vaccins - sur leur transport et leur conservation, » affirme la directrice et co-fondatrice de Nexleaf, Nithya Ramanathan. « La solution concerne également la façon dont les données sont amenées au ministère de la Santé dans son intégralité, depuis l'agent de santé jusqu'au gouvernement central. À ce jour, nous avons été capables d'intensifier nos technologies dans 4 pays différents. » 

Dynamiser la chaîne du froid 

INFUSE soutient également une gamme d'autres technologies qui soulignent les nombreuses façons par lesquelles l'innovation du secteur privé peut renforcer le système de livraison de vaccins. 

L'une des premières innovations de la chaîne du froid à bénéficier d'INFUSE a été Energize the Chain, qui utilise les antennes-relais des téléphones mobiles pour alimenter la chaîne du froid dans les zones coupées du réseau électrique national. 

Les antennes de téléphonie mobile sont souvent les seules infrastructures à atteindre les zones rurales de l'Afrique subsaharienne, où presque 600 millions de personnes n'ont pas accès à l'électricité. Chaque antenne est généralement alimentée par un excès de 5 à 10 kWh chaque jour. Energize the Chain a identifié la possibilité de tirer profit de cette énergie en trop afin de permettre aux caisses de conservation, aux réfrigérateurs et congélateurs, de rester froids. 

L'entreprise travaille déjà avec les ministères africains de la Santé et leurs partenaires sur le terrain afin de déployer des réfrigérateurs qui fonctionnent de cette manière. Energize the Chain fournit également les cliniques alentours en boîte vaccinales contenant des accumulateurs de froid afin que les vaccins puissent être transportés en toute sécurité pour les séances de vaccination. 

Contrôle des vaccins en Inde

La nouvelle technologie joue un rôle indispensable dans le contrôle de l'une des chaînes du froid les plus étendues au monde. Avec plus de 300 millions de doses de vaccins à administrer chaque année, l'Inde a toujours eu du mal à surveiller ses stocks. 

Aujourd'hui, le Réseau électronique de l'intelligence vaccinale - Electronic Vaccine Intelligence Network (eVIN), introduit par le gouvernement et le programme de développement de l'ONU, avec le soutien de Gavi, aide à contrôler l'immense réseau mondial comprenant 27 000 points de la chaîne du froid. Les représentants de la santé publique utilisent une application mobile pour suivre les températures de l'équipement de la chaîne du froid en temps réel, enregistrées par des dizaines de milliers de sondes de température. Le système permet également à plus de 2 millions de transactions vaccinales d'être enregistrées, et aux inventaires d'être vérifiés. 

La nouvelle technologie joue un rôle indispensable dans le contrôle de l'une des chaînes du froid les plus étendues au monde. Avec plus de 300 millions de doses de vaccins à administrer chaque année, l'Inde a toujours eu du mal à surveiller ses stocks. 

Aujourd'hui, le Réseau électronique de l'intelligence vaccinale - Electronic Vaccine Intelligence Network (eVIN), introduit par le gouvernement et le programme de développement de l'ONU, avec le soutien de Gavi, aide à contrôler l'immense réseau mondial comprenant 27 000 points de la chaîne du froid. Les représentants de la santé publique utilisent une application mobile pour suivre les températures de l'équipement de la chaîne du froid en temps réel, enregistrées par des dizaines de milliers de sondes de température. Le système permet également à plus de 2 millions de transactions vaccinales d'être enregistrées, et aux inventaires d'être vérifiés. 

Un retour sur investissement dans la vaccination multiplié par 16 

Investir dans des technologies innovantes de la chaîne du froid rapporte sur plusieurs fronts. Moderniser l'équipement et passer à des réfrigérateurs solaires fait économiser de l'argent : les technologies anciennes induisent souvent des coûts d'exploitation élevés et/ou un mauvais contrôle de la température qui peut mener à un gaspillage des vaccins si ceux-ci sont exposés à des températures élevées ou très basses. 

Un nouvel équipement est non seulement plus fiable et plus rentable, mais également plus favorable à l'environnement. Passer de vieux réfrigérateurs inefficaces alimentés par des générateurs et des énergies fossiles, à des sources d'énergie davantage renouvelables, telles que l'énergie solaire, peut contribuer à éviter la pollution et le changement climatique. Le soutien de Gavi comprend également des appareils de contrôle qui garantissent une énergie optimum et réduisent le gaspillage. 

L'installation d'un équipement de la chaîne du froid facilite l'introduction et le développement d'autres services indispensables, tels que les réseaux électriques et la santé. Plus important encore, optimiser la chaîne du froid signifie que davantage de personnes peuvent être vaccinées contre des maladies potentiellement mortelles. Lorsque des enfants et des adultes sont vaccinés contre une maladie, ils sont protégés pendant des années ou des vies entières. Cela permet d'économiser les coûts et de supprimer le fardeau d'avoir à soigner ces maladies mortelles, et permet aux personnes, aux sociétés et aux pays dans lesquels elles vivent de s'épanouir et de prospérer. 

La recherche a démontré que pour chaque dollar investi dans la vaccination dans les 94 pays les plus pauvres du monde, il existe un retour sur investissement de 16 dollars au niveau des coûts de santé, des salaires bas et du manque de productivité dû à la maladie. Les chiffres équivalents pour les pays soutenus par Gavi sont encore plus importants : 18 dollars américains par dollar investi. 

En prenant compte des bénéfices plus larges pour les personnes vivant plus longtemps, avec une vie plus saine, le retour sur investissement atteint 44 dollars par dollar dépensé, et grimpe jusqu'à 48 dollars par dollar investi dans les pays soutenus par Gavi. 

Inversement, ne pas investir dans un équipement de la chaîne du froid met non seulement en péril la viabilité des vaccins. Mais, il fait courir des risques également aux investissements plus étendus de l'Alliance, sapant les introductions de vaccins et les efforts pour atteindre ceux qui passent à côté des vaccins d'importance vitale. 

C'est pourquoi créer des marchés pour la technologie de la chaîne du froid est quelque chose d'important à réaliser. Et c'est de surcroît très rafraîchissant. 

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