« Nous organisions seulement 2 ou 3 séances de vaccination par mois. Nous devions faire des allers-retours avec la glacière pour récupérer les vaccins - une distance de 4 kilomètres entre ici et le bureau central. 

Le seul moyen de transport, la moto, coûtait 2000 CDF (1,25 dollar américain) pour chaque trajet. Cela nous coûtait beaucoup d'argent. »

« Nous organisions seulement 2 ou 3 séances de vaccination par mois. Nous devions faire des allers-retours avec la glacière pour récupérer les vaccins - une distance de 4 kilomètres entre ici et le bureau central. 

Le seul moyen de transport, la moto, coûtait 2000 CDF (1,25 dollar américain) pour chaque trajet. Cela nous coûtait beaucoup d'argent. »

En RDC, cela se passait comme ça. En 2016, uniquement 16 % des centres de santé du pays possédaient un réfrigérateur. Ces réfrigérateurs en service étaient en général des antiquités fonctionnant au pétrole - ce qui favorisait les incendies, les fluctuations de températures ou les pannes. Cela pouvait être fatal pour les vaccins entreposés : il s'agit de produits biologiques qui peuvent perdre leur efficacité s'ils ne sont pas systématiquement conservés avec une faible variation de température. Ce qui est habituellement assuré grâce à du matériel frigorifique, tels que des réfrigérateurs ou des glacières qui conservent les vaccins au frais. 

Les réfrigérateurs fonctionnant au pétrole présentaient un autre problème majeur - ils nécessitaient de gros volumes de carburant qui devaient être acheminés dans les centres de santé, situés de part et d'autre d'un pays grand comme l'Europe de l'Est, manquant de routes praticables et recouvert de forêt.

« Les distances ici sont trop grandes pour approvisionner certaines zones en vaccins » précise Didier Maundé, chef de la logistique pour le Programme Élargi de Vaccination au niveau national 

« Parfois le carburant venait à manquer dans le pays, ou il était trop cher. La chaîne du froid menaçait d'être rompue, et cela avait un impact négatif sur la vaccination. » 

Cet impact négatif a engendré une perspective peu réjouissante pour les enfants du pays. Malgré des progrès récents, chaque année presque 2 millions d'enfants passent toujours à côté d'une série complète de vaccins, contribuant ainsi à l'un des taux de mortalité infantile les plus élevés au monde : presque 1 enfant congolais sur 10 n'atteint pas l'âge de 5 ans.

« Les distances ici sont trop grandes pour approvisionner certaines zones en vaccins » précise Didier Maundé, chef de la logistique pour le Programme Élargi de Vaccination au niveau national 

« Parfois le carburant venait à manquer dans le pays, ou il était trop cher. La chaîne du froid menaçait d'être rompue, et cela avait un impact négatif sur la vaccination. » 

Cet impact négatif a engendré une perspective peu réjouissante pour les enfants du pays. Malgré des progrès récents, chaque année presque 2 millions d'enfants passent toujours à côté d'une série complète de vaccins, contribuant ainsi à l'un des taux de mortalité infantile les plus élevés au monde : presque 1 enfant congolais sur 10 n'atteint pas l'âge de 5 ans.

En octobre 2018, le Ministère de la Santé, qui travaille en étroite collaboration avec Gavi et d'autres partenaires de l'Alliance, a lancé un plan d'action pour augmenter la proportion d'enfants recevant une série complète de vaccins de 15 points de pourcentage d'ici juin 2020, ce qui signifie que 220 000 enfants supplémentaires seront complètement immunisés. 

Un des points-clé de ce plan d'action est de faire passer la proportion de services de santé possédant du matériel frigorifique opérationnel de 16 % en 2016 à 80 % à la fin de l'année prochaine. C'est un objectif ambitieux, mais avec l'aide de la plate-forme d'optimisation des équipements de la chaîne du froid, de remarquables progrès ont été constatés. 

Au cours des 2 dernières années, plus de 4 500 réfrigérateurs neufs ont été livrés dans le pays, et 1 300 doivent arriver l'année prochaine. Chaque appareil sera un réfrigérateur solaire sans batterie dernier cri, « solar direct drive » SDD, alimenté par de l'énergie solaire renouvelable. La plus grande partie des fonds a été fournie par Gavi, avec l'aide la Banque mondiale, l'UNICEF et l'Union européenne, le gouvernement congolais assurant le reste des capitaux.

« L'impact est visible, » affirme encore Didier. « De plus en plus de vaccins sont disponibles sur le terrain. La chaîne du froid est maintenant fiable, et les longues distances représentent un problème mineur, depuis que les vaccins sont disponibles dans davantage de zones. L'entretien est devenu plus facile qu'avec les réfrigérateurs alimentés au pétrole. La température est également constante maintenant. Nous pensons même qu'assez rapidement nous n'aurons plus de problèmes de pétrole qui prend feu. Les panneaux solaires signifient simplement que les incendies peuvent être évités. »

Victor a reçu son réfrigérateur solaire il y a 4 mois. « Cela a réduit nos dépenses et a fait augmenter le nombre de séances de vaccination. Je pense que nous sommes à 10 séances par mois maintenant. Nous sommes très heureux d'avoir ce matériel. »

« L'impact est visible, » affirme encore Didier. « De plus en plus de vaccins sont disponibles sur le terrain. La chaîne du froid est maintenant fiable, et les longues distances représentent un problème mineur, depuis que les vaccins sont disponibles dans davantage de zones. L'entretien est devenu plus facile qu'avec les réfrigérateurs alimentés au pétrole. La température est également constante maintenant. Nous pensons même qu'assez rapidement nous n'aurons plus de problèmes de pétrole qui prend feu. Les panneaux solaires signifient simplement que les incendies peuvent être évités. »

Victor a reçu son réfrigérateur solaire il y a 4 mois. « Cela a réduit nos dépenses et a fait augmenter le nombre de séances de vaccination. Je pense que nous sommes à 10 séances par mois maintenant. Nous sommes très heureux d'avoir ce matériel. »

Les réfrigérateurs à énergie solaire sauvent des vies

Une autre révolution silencieuse se déroule en RDC, qui pourrait être profitable au système de santé global. 

L'introduction de réfrigérateurs à énergie solaire aide à conserver les vaccins de manière sûre dans les centres de santé, lieux à partir desquels ils peuvent être administrés à la population. Le pays vient par ailleurs d'ouvrir un énorme centre de stockage capable d'accueillir des millions de vaccins fraîchement fabriqués, et d'autres fournitures médicales, avant leur distribution aux centres de santé. 

En octobre 2018, le plus grand centre de stockage de vaccins d'Afrique Centrale a ouvert à Kinkole, en périphérie du centre de Kinshasa. Avec une surface totale de plus de 5000 m2, la nouvelle structure dernier cri possède suffisamment d'espace réfrigéré pour conserver de manière sûre plus de 200 millions de doses de vaccin. Le transport est également prévu, incluant 150 canoës et bateaux propulsés par des moteurs hors-bord, qui contribuent à la distribution à travers le pays ; tout cela sera bientôt complété par deux centres régionaux majeurs. La combinaison de tous ces moyens va grandement réduire le besoin de distribuer des vaccins par avion. Pour un pays qui utilise actuellement des avions pour livrer 80% de ses vaccins dans les différentes régions, cela laisse présager d'énormes économies à long-terme. 

Le centre de stockage, entièrement financé par Gavi, avec une assistance technique fournie par l'UNICEF, n'aura pas uniquement un impact sur le programme de vaccination national. Avec 12 000 m3 d'espace de stockage à sec, le centre jouera également le rôle de local de stockage pour les médicaments, les consommables et les appareils médicaux provenant des pharmacies nationales, ainsi que d'autres donateurs, renforçant non seulement le programme national de vaccination, mais également le système de santé primaire dans son ensemble.

Voir l'infographique

Une autre révolution silencieuse se déroule en RDC, qui pourrait être profitable au système de santé global. 

L'introduction de réfrigérateurs à énergie solaire aide à conserver les vaccins de manière sûre dans les centres de santé, lieux à partir desquels ils peuvent être administrés à la population. Le pays vient par ailleurs d'ouvrir un énorme centre de stockage capable d'accueillir des millions de vaccins fraîchement fabriqués, et d'autres fournitures médicales, avant leur distribution aux centres de santé. 

En octobre 2018, le plus grand centre de stockage de vaccins d'Afrique Centrale a ouvert à Kinkole, en périphérie du centre de Kinshasa. Avec une surface totale de plus de 5000 m2, la nouvelle structure dernier cri possède suffisamment d'espace réfrigéré pour conserver de manière sûre plus de 200 millions de doses de vaccin. Le transport est également prévu, incluant 150 canoës et bateaux propulsés par des moteurs hors-bord, qui contribuent à la distribution à travers le pays ; tout cela sera bientôt complété par deux centres régionaux majeurs. La combinaison de tous ces moyens va grandement réduire le besoin de distribuer des vaccins par avion. Pour un pays qui utilise actuellement des avions pour livrer 80% de ses vaccins dans les différentes régions, cela laisse présager d'énormes économies à long-terme. 

Le centre de stockage, entièrement financé par Gavi, avec une assistance technique fournie par l'UNICEF, n'aura pas uniquement un impact sur le programme de vaccination national. Avec 12 000 m3 d'espace de stockage à sec, le centre jouera également le rôle de local de stockage pour les médicaments, les consommables et les appareils médicaux provenant des pharmacies nationales, ainsi que d'autres donateurs, renforçant non seulement le programme national de vaccination, mais également le système de santé primaire dans son ensemble.

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