Le soutien de Gavi après la transition : 

2016

  • Le Bhoutan 
  • Le Honduras 
  • La Mongolie 
  • Le Sri Lanka 

2017

  • La Guyane 
  • L'Indonésie 
  • Les Kiribati 
  • La Moldavie 

2018

  • L'Angola 
  • L'Arménie 
  • L'Azerbaijan 
  • La Bolivie 
  • Le Congo 
  • Cuba 
  • La Géorgie 
  • Le Timor Leste 

2020

  • Le Vietnam

2021

  • Le Nicaragua 
  • La Papouasie Nouvelle-Guinée 
  • L'Ouzbékistan 

Le soutien de Gavi après la transition 

D'ici 2020, au moins 20 pays en développement sont censés faire leur transition hors du soutien de Gavi - une étape historique importante pour chaque gouvernement, marquant la fin d'un long chemin pour diriger pleinement leur programme de vaccination national. Cela signale également le début d'un autre voyage, plus pénible encore : faire durer la progression afin qu'aucun enfant ne soit laissé non-protégé face à des maladies mortelles. 

Bien qu'ils réunissent les critères de Gavi pour effectuer leur transition, certains pays risquent de stagner ou même de voir leur taux de couverture vaccinale décliner après la transition. Pour régler le problème, l'Alliance du Vaccin continue à travailler avec les pays ayant achevé leur transition, en suivant leurs performances, prônant la vaccination et partageant les leçons tirées de l'expérience. Pour la période 2018-2020, Gavi a également alloué 30 millions de dollars américains afin d'aider les pays à faire face à des problèmes spécifiques à l'après-transition. 

Gavi encourage d'autre part les pays à partager leur savoir et leurs bonnes pratiques à travers la création de réseaux et une collaboration Sud-Sud. Dans le cadre d'un partenariat innovant de « jumelage », le Sri Lanka, qui a effectué sa transition hors du soutien de Gavi début 2016, met à profit son expérience afin de travailler avec le Timor Leste, qui s'est pleinement approprié son programme de vaccination en janvier 2018. 

Le Sri Lanka et le Timor Leste

Plus de 5 000 kilomètres séparent le Sri Lanka et le Timor Leste, mais il existe de fortes similitudes entre les systèmes de santé de ces deux pays. 

Tous deux ont récemment traversé des conflits internes dévastateurs. Tous deux ont dû reconstruire et reprendre le contrôle de leur infrastructure de santé. De plus, au cours des deux dernières années, ils ont effectué leur transition hors du soutien de Gavi afin de prendre pleinement la responsabilité de diriger et de financer leur propre programme de vaccination. 

Les ressemblances s'arrêtent là. 

Plus de 5 000 kilomètres séparent le Sri Lanka et le Timor Leste, mais il existe de fortes similitudes entre les systèmes de santé de ces deux pays. 

Tous deux ont récemment traversé des conflits internes dévastateurs. Tous deux ont dû reconstruire et reprendre le contrôle de leur infrastructure de santé. De plus, au cours des deux dernières années, ils ont effectué leur transition hors du soutien de Gavi afin de prendre pleinement la responsabilité de diriger et de financer leur propre programme de vaccination. 

Les ressemblances s'arrêtent là. 

Les taux de couverture vaccinale

Le taux de couverture vaccinale du Sri Lanka de 99% est l'un des meilleurs en Asie du Sud et repose sur de bonnes pratiques en matière de politique, de logistique, d'administration, d'assurance qualité et de surveillance des maladies. Depuis qu'il a commencé à pleinement financer son programme de vaccination début 2016, le Sri Lanka a ajouté avec succès le vaccin contre le virus du papillome humain (VPH) à son programme de vaccination, Gavi jouant exceptionnellement le rôle de catalyseur. 

Une rapide augmentation au Timor Leste des niveaux de revenu national signifie qu'il devait commencer à pleinement financer son programme de vaccination en janvier 2018. Aujourd'hui, le ministère de la Santé rencontre des barrières institutionnelles et techniques dans l'amélioration de son taux de couverture vaccinale. 

Le taux de couverture vaccinale du Sri Lanka de 99% est l'un des meilleurs en Asie du Sud et repose sur de bonnes pratiques en matière de politique, de logistique, d'administration, d'assurance qualité et de surveillance des maladies. Depuis qu'il a commencé à pleinement financer son programme de vaccination début 2016, le Sri Lanka a ajouté avec succès le vaccin contre le virus du papillome humain (VPH) à son programme de vaccination, Gavi jouant exceptionnellement le rôle de catalyseur. 

Une rapide augmentation au Timor Leste des niveaux de revenu national signifie qu'il devait commencer à pleinement financer son programme de vaccination en janvier 2018. Aujourd'hui, le ministère de la Santé rencontre des barrières institutionnelles et techniques dans l'amélioration de son taux de couverture vaccinale. 

Les gens ont toujours peu conscience de l'importance de la vaccination, ce qui signifie que les programmes de sensibilisation sont essentiels pour faire augmenter la couverture vaccinale. Toutefois, la guerre civile qui a conduit le pays à son indépendance a détruit une grande partie de l'infrastructure des services de santé, ainsi que le réseau routier, et a également sérieusement réduit le nombre de professionnels de santé formés. 

Aujourd'hui, dans le cadre de ses efforts pour encourager les pays qui ont effectué leur transition à partager leur bonnes pratiques de vaccination grâce à une collaboration Sud-Sud, l'OMS et l’UNICEF, avec le financement de Gavi, soutiennent un partenariat innovant de « jumelage » entre la ville de Dili et celle de Colombo. En vertu de cet accord, les professionnels de santé du Timor Leste apprendront directement auprès de leurs pairs au Sri Lanka, forgeant ainsi une relation de parrainage durable entre les deux pays. 

« L'objectif principal est d'améliorer la capacité technique et de gestion des directeurs du programme de vaccination au Timor Leste, au niveau national, régional et par quartier, » affirme le Dr Sudath Peiris, spécialiste de la vaccination à l'OMS, basé à Dili et ancien directeur confirmé sri lankais du PEV. 

Une équipe de responsables confirmés venus du Timor Leste s'est déjà rendue au Sri Lanka pour une visite d'apprentissage, et une équipe confirmée du Sri Lanka, en retour, a effectué une visite au Timor Leste. Ensemble, ils ont identifié les opportunités en faveur d'un échange et d'un apprentissage entre pairs, tous deux indispensables pour rendre les programmes de vaccination durables et efficaces. 

Les gens ont toujours peu conscience de l'importance de la vaccination, ce qui signifie que les programmes de sensibilisation sont essentiels pour faire augmenter la couverture vaccinale. Toutefois, la guerre civile qui a conduit le pays à son indépendance a détruit une grande partie de l'infrastructure des services de santé, ainsi que le réseau routier, et a également sérieusement réduit le nombre de professionnels de santé formés. 

Aujourd'hui, dans le cadre de ses efforts pour encourager les pays qui ont effectué leur transition à partager leur bonnes pratiques de vaccination grâce à une collaboration Sud-Sud, l'OMS et l’UNICEF, avec le financement de Gavi, soutiennent un partenariat innovant de « jumelage » entre la ville de Dili et celle de Colombo. En vertu de cet accord, les professionnels de santé du Timor Leste apprendront directement auprès de leurs pairs au Sri Lanka, forgeant ainsi une relation de parrainage durable entre les deux pays. 

« L'objectif principal est d'améliorer la capacité technique et de gestion des directeurs du programme de vaccination au Timor Leste, au niveau national, régional et par quartier, » affirme le Dr Sudath Peiris, spécialiste de la vaccination à l'OMS, basé à Dili et ancien directeur confirmé sri lankais du PEV. 

Une équipe de responsables confirmés venus du Timor Leste s'est déjà rendue au Sri Lanka pour une visite d'apprentissage, et une équipe confirmée du Sri Lanka, en retour, a effectué une visite au Timor Leste. Ensemble, ils ont identifié les opportunités en faveur d'un échange et d'un apprentissage entre pairs, tous deux indispensables pour rendre les programmes de vaccination durables et efficaces. 

Sri Lanka 

Le taux de couverture vaccinale quasi parfait du Sri Lanka doit beaucoup à un réseau à échelle nationale de plus de 4 000 sages-femmes de la santé publique. On compte à peu près 1 sage-femme pour 5 000 Sri lankais. Des visites régulières en porte-à-porte, habituellement en vélo ou en scooter, garantissent que chaque soignant est informé de l'état de santé de ses patients. 

Travaillant depuis des cliniques fixes au cœur des communautés, les sages-femmes de santé publique contribuent à éveiller les consciences sur les soins prénatals, la vaccination, ainsi que sur la santé de la mère et de l'enfant - et enregistrent également chaque nouveau-né. Si une mère ou un père n'amène pas son enfant à une séance de vaccination, la sage-femme leur rend visite à la maison et, dans certains cas, accompagne en personne l'enfant à sa clinique pour la vaccination. 

Le Timor Leste 

Dans un pays où les routes sont souvent en mauvais état et où les gens vivent isolés les uns des autres, s'assurer que chacun ait accès aux soins a représenté un défi pour le Timor Leste. Ayant peu conscience des bénéfices de la vaccination, seulement une poignée de gens étaient préparés à se rendre dans les cliniques pour recevoir des soins. 

Pour remédier à cela, le ministère de la Santé a lancé en 2015 un programme de sensibilisation appelé Saude na Familia (Santé pour la famille). Chaque jour, de petites équipes de soignants sortent de leur clinique ou leur centre de santé et se dispersent dans les villes et villages, afin d'effectuer des vaccinations et d'autres soins primaires préventifs, de maison en maison. 

Frappant à toutes les portes, les soignants contrôlent l'identité des occupants et se renseignent pour savoir s'ils ont des besoins de santé non satisfaits. Les documents de vaccination concernant les enfants sont examinés et toute vaccination oubliée est effectuée ici et là. 

Dans sa phase initiale, Saude na Familia a rendu visite à 94% de tous les foyers et familles, enregistrant les informations de santé de 84% de la population. Toutefois, afin de s'assurer que l'approche soit répétée régulièrement, le Timor Leste se base sur l'expérience du Sri Lanka pour diriger son réseau national de sages-femmes. 

Sri Lanka 

Obtenir les bons vaccins au bons endroits, au bon moment est essentiel pour améliorer la couverture vaccinale et réduire le gaspillage. 

Le système de santé publique du Sri Lanka, qui date des années 1920 et du règne colonial britannique, garantit un flux régulier de l'information donnée par le ministère de la Santé, via des bureaux régionaux et divisionnaires, aux professionnels de santé locaux, à la fois pour la surveillance et l'évaluation. 

Lors du lancement du vaccin pentavalent en 2008, le ministre a fait exécuter une nouvelle directive concernant l'ouverture des flacons vaccinaux, en rencontrant 26 directeurs régionaux du PEV, qui, à leur tour, ont informé les 330 bureaux divisionnaires. Au lieu des 10% de perte, le ministère de la Santé a enregistré moins de 1% - suffisamment de flacons pour assurer tout un mois de vaccination. 

Le Timor Leste 

Le Dr Maria Odete Belo gère l'entrepôt central de distribution et de logistique pour les fournitures de santé à Dili. Depuis son entrepôt, les médicaments et les vaccins sont envoyés à travers tout le Timor Leste. 

En tant que participante à la visite de haut niveau au Sri Lanka, le Dr Belo a appris une nouvelle façon de gérer les fournitures qu'elle pense maintenant mettre en place au Timor Leste. « Au Sri Lanka ils utilisent un système d'alerte « push », dit-elle. Ils savent ce dont a besoin la structure de santé, ils ont leur échéancier et ne nécessitent pas d'autres demandes, ils connaissent déjà le nombre de vaccins et autres produits qui seront nécessaires. » 

Ici au Timor Leste, nous utilisons un système « pull » - nous distribuons les fournitures en nous basant sur les besoins des structures de santé. De ce fait, nous attendons simplement et lorsque les structures nous envoient leur demande, nous effectuons une distribution. 

D'autre part, nous ne livrons pas les produits directement aux structures de santé. Ce sont elles qui viennent les récupérer ». 

Sri Lanka 

Même pendant le conflit civil dans le Nord-Est du Sri Lanka, des cessez-le-feu temporaires ont permis aux hôpitaux et aux cliniques d'effectuer des vaccinations et d'autres soins de base. 

Les gouvernements successifs du Sri Lanka ont donné la priorité à la gratuité de la santé et de l'éducation. En 2014, le gouvernement a mis en place une politique nationale de vaccination garantissant à chaque citoyen le droit à la vaccination. Une ligne distincte du budget national pour la vaccination garantit la continuité de l’administration des vaccins et une disponibilité constante des vaccins. 

Le Timor Leste 

Chaque semaine, le ministre de la Santé Rui Maria de Araùjo personnifie le soutien politique du Timor Leste en faveur de la vaccination en participant à une sensibilisation de santé. Dans le village isolé de Nunomogue, les villageois semblent imperturbables face à l'arrivée d'un ministre du gouvernement devant leur porte. Il s'adresse avec courtoisie à une dame âgée qui pourrait souffrir de la tuberculose et vérifie que tous les enfants ont été vaccinés. 

Dans une des maisons, le ministre découvre un nouveau-né. La coutume locale veut que les femmes donnent naissance à la maison (littéralement « près du feu ») et que les enfants ne doivent pas sortir avant la fin de leur premier mois de vie. Ainsi, si le bébé ne peut pas être emmené à la clinique, les soignants viendront le vacciner sur place. 

Avec une économie qui repose fortement sur les ressources primaires et des réserves de pétrole en diminution, le Timor Leste rencontre des difficultés majeures lorsqu'il s'agit de traduire son engagement politique en un financement de l'introduction de nouveaux vaccins, tels que le rotavirus et le vaccin antipneumococcique. L'Alliance du Vaccin travaille avec le gouvernement afin d'améliorer l'efficacité des dépenses liées à la vaccination, pour être sûre que chaque dollar investi permette davantage de progrès. 

Sri Lanka 

Le ministère de la Santé forme de futures générations d'inspecteurs de santé publique et de soignants dans 6 centres de formation régionaux, ainsi que dans son Institut national des sciences de la santé. Du temps du système administratif colonial, tous les représentants du gouvernement apprenaient leur métier dans les zones rurales avant de partir dans les grandes villes. Aujourd’hui, le personnel de santé publique du Sri Lanka doit également acquérir une vaste expérience de travail au niveau des divisions, puis des districts avant de passer au ministère à Colombo. 

Afin d'aider le Nord du Sri Lanka à reconstruire son système de santé après la fin du conflit civil en 2009, un centre de formation a été établi à Vavuniya. 

Le Timor Leste 

Il y a moins de 20 ans lorsque le Timor Leste a gagné son indépendance face à l'Indonésie, il y avait moins de 100 médecins à travers tout le pays et seulement une poignée de spécialistes. 

Visitez la faculté de médecine de l'Université nationale de Dili aujourd'hui, et vous aurez la surprise d'entendre parler espagnol. Les étudiants sont formés ici par des médecins-professeurs cubains dans un projet soutenu par les gouvernements des deux pays. Le résultat avoisine les 1 000 nouveaux médecins disséminés à travers le pays et l'un des ratios médecin-patients le plus élevé en Asie. 

Cependant, ces médecins manquent d'expérience pratique. Dans le cadre du programme de jumelage, l'Institut national sri lankais des sciences de la santé offre un modèle possible pour renforcer le Instituto Nacional Saude (INS) du Timor leste, en dispensant une meilleure formation aux médecins, infirmières, pharmaciens et sages-femmes.

Chemins parallèles

Le soutien de Gavi au Sri Lanka 

  • 2002:
    Gavi approuve le vaccin contre l'Hépatite B et le soutien à la sécurité des injections
  • 2008:
    Le Sri Lanka introduit le vaccin pentavalent avec le soutien de Gavi
  • 2015:
    Le Sri Lanka est sur la liste pour introduire le vaccin antipoliomyélitique inactivé (VPI), alors que le soutien au renforcement des systèmes de santé (RSS) est supprimé
  • 2016:
    Le Sri Lanka effectue sa transition hors du soutien de Gavi
  • 2017:
    Gavi fournit un soutien exceptionnel en faveur d'une introduction nationale du vaccin contre le VPH

Gavi support for Timor-Leste

  • 2012:
    Gavi apporte un soutien au Timor Leste pour l'introduction du vaccin pentavalent
  • 2014:
    Le renforcement du système de santé (RSS) par Gavi est approuvé pour aider le Timor Leste à reconstruire ses infrastructures de santé, point indispensable pour augmenter le taux de vaccination au sein de sa nombreuse population composée en majorité de jeunes.
  • 2015:
    Soutien de Gavi pour le Vaccin antipoliomyélitique inactivé (VPI)
  • 2018:
    Le Timor Leste effectue sa transition hors du soutien de Gavi

Abonnez-vous à notre infolettre