Une seule dose du vaccin contre le VPH suffit pour prévenir le cancer du col de l’utérus, confirme une étude

Les résultats montrent qu’une dose du vaccin contre le VPH est aussi efficace que deux pour prévenir les infections responsables du cancer du col de l’utérus.

  • 5 février 2026
  • 2 min de lecture
  • par PATH
Une jeune fille attend de recevoir le vaccin contre le VPH en Eswatini. Crédit : Gavi/2025/Svetlomir Slavchev
Une jeune fille attend de recevoir le vaccin contre le VPH en Eswatini. Crédit : Gavi/2025/Svetlomir Slavchev
 

 

Les résultats du premier essai randomisé en double aveugle comparant une dose à deux doses de vaccin contre le VPH sont désormais disponibles : une seule dose offre une protection comparable, avec une efficacité observée de 97 % contre les infections à VPH responsables de cancers, dans quatre groupes totalisant plus de 20 000 participants, suivis jusqu’à cinq ans après la vaccination.

Cette étude conforte l’interprétation des données ayant servi de base à la recommandation alternative formulée par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) en 2022.

 

Environ 90 pays ont introduit un schéma vaccinal contre le VPH à dose unique depuis la mise à jour des recommandations de l’Organisation mondiale de la santé en 2022. Les nouveaux résultats de l’étude ESCUDDO continuent d’étayer cette recommandation.
Environ 90 pays ont introduit un schéma vaccinal contre le VPH à dose unique depuis la mise à jour des recommandations de l’Organisation mondiale de la santé en 2022. Les nouveaux résultats de l’étude ESCUDDO continuent d’étayer cette recommandation. Source.


Auparavant, le Consortium d’évaluation du vaccin contre le VPH à dose unique avait rassemblé et analysé l’ensemble des données disponibles afin d’éclairer les décideurs. 

Cela incluait notamment l’essai randomisé contrôlé KEN-SHE, qui comparait une dose à l’absence de vaccination ; l’analyse d’immunopontage DoRIS immunobridging analysis (qui consiste à comparer les résultats de plusieurs essais pour en déduire l’efficacité) ; ainsi que des cohortes vaccinées à dose unique issues d’études observationnelles de haute qualité. 

Outre le fait d’avoir conduit l’OMS à actualiser ses recommandations en 2022, la solidité de ces données a également convaincu près de 90 pays d’adopter depuis un schéma vaccinal à dose unique.

Des études comme ESCUDDO nous rappellent que les données n’ont pas besoin de déboucher sur une percée spectaculaire pour produire un impact. Confirmer avec une clarté définitive des conclusions antérieures est un élément essentiel de la recherche scientifique — et un exercice qui n’est pas toujours facile.

Les résultats d’ESCUDDO valident les conclusions de l’état actuel des connaissances, car le protocole de l’étude a été spécifiquement conçu pour comparer directement, au sein d’un même essai, l’efficacité d’une dose par rapport à deux doses, levant ainsi les dernières incertitudes dans l’interprétation des travaux antérieurs. 

Pour les responsables des programmes nationaux de vaccination contre le VPH qui hésitent encore, ces résultats constituent un argument solide en faveur du passage à un schéma à dose unique. Par ailleurs, les données sur la durée de la protection continuent de s’étoffer au fil du temps : à ce jour, le recul le plus long disponible montre que la protection vaccinale reste stable plus de dix ans après une seule dose.

Des études comme ESCUDDO nous rappellent que les données n’ont pas besoin de déboucher sur une percée spectaculaire pour faire la différence. Confirmer avec une clarté définitive des conclusions antérieures est un pilier essentiel de la recherche scientifique — et un exercice qui n’est pas toujours simple.

Dans le cas d’ESCUDDO, les chiffres étaient sans équivoque et la conclusion s’imposait d’elle-même. Une confirmation qui mérite d’être saluée. 

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