• Dans un contexte de réduction de l’aide, les pays à faible revenu ont investi la somme record de 302 millions de dollars US dans les vaccins soutenus par Gavi en 2025.

  • Au cours des cinq dernières années, les pays ont mobilisé 1,1 milliard de dollars US pour la vaccination, soit autant que lors des 13 années précédentes.

  • Docteure Sania Nishtar, directrice exécutive de Gavi : « Dans un contexte de financement mondial de plus en plus difficile, les pays vont de l’avant pour assurer l’avenir de la vaccination. »

Genève, le 16 avril 2026 – Gavi, l’Alliance du Vaccin, a publié aujourd’hui de nouvelles données révélant que les pays à faible revenu ont investi collectivement plus de 300 millions de dollars US dans les programmes de vaccination soutenus par Gavi en 2025, établissant un nouveau record d’investissement annuel dans les vaccins.

Ces investissements démontrent que les pays accélèrent la cadence pour assumer la responsabilité du financement de la vaccination, un processus facilité par le modèle unique de Gavi, qui priorise des transitions durables vers l’autosuffisance. Le partenariat entre Gavi et les pays s’articule autour d’une approche de cofinancement qui stimule une augmentation progressive des investissements publics dans la vaccination, appuyant ainsi l’autonomisation des programmes nationaux de vaccination. Au cours des cinq dernières années, les pays à faible revenu ont investi 1,1 milliard de dollars US dans l’achat de vaccins, soit l’équivalent de la somme mobilisée au cours des 13 années précédentes.

« Dans un contexte de financement mondial de plus en plus difficile, les pays vont de l’avant pour assurer l’avenir de la vaccination, a déclaré la docteure Sania Nishtar, directrice exécutive de Gavi. Ce cofinancement sans précédent démontre que la transition vers des systèmes de vaccination pérennes et dirigés par les pays avance à grands pas, et que nous entrons dans une nouvelle ère en matière de protection des enfants contre des maladies évitables. »

Les excellents résultats obtenus en 2025 montrent que la vaccination demeure une priorité dans les budgets nationaux. Tous les pays éligibles au soutien de Gavi ont rempli leurs obligations de cofinancement en 2025, à l’exception de quelques pays ayant bénéficié d’assouplissements exceptionnels ou de dérogations temporaires en raison de graves urgences humanitaires. Sur les 16 pays soutenus par Gavi en situation de fragilité ou de conflit, seulement six ont nécessité des dérogations de cofinancement en 2025 – un témoignage éloquent de la détermination des gouvernements à honorer leurs engagements, même dans les situations de crise les plus adverses.

Depuis la mise en œuvre de la politique de cofinancement de Gavi en 2008, les pays avaient investi, fin 2025, des sommes totalisant 2,2 milliards de dollars US dans leurs programmes nationaux de vaccination. Il s’agit d’une croissance soutenue du financement, en dépit des pressions économiques, de l’augmentation du fardeau de la dette et des crises humanitaires. Cet élan devrait encore s’accélérer. Selon les projections, le cofinancement total des pays doublera au cours de la période stratégique actuelle de Gavi (2026-2030). Parallèlement, le programme de transformation Gavi Leap accordera aux pays encore plus de latitude dans le processus décisionnel, ce qui contribuera à accélérer la transition vers des programmes de vaccination autosuffisants.

L’engagement ferme et continu des pays témoigne d’un consensus selon lequel les vaccins demeurent l’un des investissements les plus rentables pour la santé et le développement. Depuis 2000, Gavi collabore avec les pays pour protéger plus de 1,1 milliard d’enfants contre un grand nombre de maladies, dans le but de réduire de moitié la mortalité infantile et de prévenir les flambées épidémiques. Dans le même temps, chaque dollar investi dans la vaccination génère 54 dollars en retombées socioéconomiques. Ainsi, les programmes soutenus par Gavi ont généré plus de 100 milliards de dollars US pour les pays. La vaccination d’urgence en riposte aux flambées épidémiques a aidé les pays à faible revenu à réduire le nombre de cas et de décès de 60 % en moyenne.