TOPICS: Rapport Annuel

LANCEMENT DE L’APPLICATION M-VACCIN EN CÔTE D’IVOIRE 

En Côte d’Ivoire, l’insuffisance des données est l’un des plus grands obstacles à la vaccination des enfants. Les parents ne savent pas toujours à quel moment les faire vacciner, tandis que les agents de santé se réfèrent à des dossiers médicaux qui sont souvent incomplets.

Pour résoudre ce problème, Gavi travaille avec le ministère de la Santé et Orange, un des principaux fournisseurs de télécommunications. Ensemble, ils ont lancé M-Vaccin Côte d’Ivoire, une application pour téléphone portable permettant d’améliorer les données et la communication sur les vaccins dans le but d’augmenter la couverture vaccinale.

M-Vaccin utilise des textos et des messages vocaux pour donner des informations sur la vaccination et rappeler aux parents la date des rendez-vous, et ceci dans les langues locales. L’application aide également les agents de santé à saisir les données permettant de créer des calendriers de vaccination électroniques personnalisés pour chaque famille, dans le but de réduire le nombre de décrochages.

EPI Côte d’Ivoire / 2019 / Guy Rolland
Gavi/2016/Frédérique Tissandier

UNE SOLUTION SUR MESURE

Le ministère de la Santé, Orange et Gavi ont travaillé ensemble pendant des mois avant de lancer M-Vaccin, pour s’assurer que l’application était bien adaptée aux besoins de la Côte d’Ivoire. Ils ont défini chaque étape de la distribution du vaccin afin de déterminer si et comment l’application pouvait être utile. Ils ont ensuite testé la technique, recueilli les réactions de ceux qu’ils avaient formés à son utilisation, et procédé à des ajustements pour améliorer son efficacité. En décembre 2019, l’application M-Vaccin a été lancée dans tout le pays.

Fin 2019, environ 150 agents de santé des trois premiers districts à être équipés avaient suivi une formation pour se familiariser avec M-Vaccin. En deux mois, les agents de santé de Duékoué, le premier district dont les agents ont été formés, avaient déjà enregistré près de 2 000 mères de famille à qui envoyer des messages personnalisés.

La première diffusion de messages a également été l’occasion de poursuivre la mise au point de l’application. Par exemple, les agents de santé ont indiqué que le processus d’enregistrement était trop long. Orange a simplifié l’application avant de la mettre en place dans les deux districts suivants, Nassian et Touba. Les partenaires du projet ont l’intention de faire évoluer M-Vaccin avec l’objectif d’atteindre 800 000 parents dans 50 districts.

PRIORITÉ À LA VIABILITÉ À LONG TERME

Dès le début du projet M-Vaccin, les partenaires se sont préoccupés de sa viabilité à long terme et de la meilleure manière de transmettre sa gestion au ministère de la Santé. Ils ont cherché à optimiser et à autonomiser sa maintenance ainsi que la formation à son utilisation pour que le gouvernement puisse un jour le reprendre à son compte et le financer. Une des approches envisagées consiste à réaliser des vidéos de formation pour remplacer les sessions en présentiel. En outre, l’association à but non lucratif VillageReach aide les partenaires en assurant la coordination et la gestion du projet « de façon à répondre efficacement à la demande jusqu’au dernier kilomètre – là où sont dispensés les soins de santé ». Le but ultime est d’établir entre le ministère de la Santé et Orange un partenariat durable, indépendamment de Gavi.

UN PARTENARIAT DURABLE

Orange est allé au-delà de la responsabilité sociale habituelle des entreprises en devenant un partenaire opérationnel du ministère de la Santé. Les deux parties se sont engagées sur le long terme, reconnaissant la nécessité d’améliorer sans cesse l’application en s’appuyant sur les enseignements tirés de son déploiement sur le terrain. Orange s’engage également à faciliter la mise en oeuvre de M-Vaccin dans les autres pays soutenus par Gavi qui pourraient être intéressés.

Découvrez comment Gavi a favorisé un accès équitable à la vaccination et amélioré la couverture vaccinale en lisant notre Rapport Annuel 2019 

Download the Gavi progress report 2019

 

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