Pays à faible revenu et cofinancement de la vaccination

Dès sa création, Gavi a eu pour mission d’aider certains des pays les plus pauvres de la planète. La politique de cofinancement exige de tous les pays, y compris des plus pauvres, une contribution correspondant à une part du coût de leurs programmes de vaccination, ceci dans le but de renforcer leur implication dans le financement des vaccins. Aujourd’hui, l’écrasante majorité des pays s’acquitte régulièrement de leurs obligations de cofinancement, ce qui démontre le succès de notre politique dans ce domaine. Ainsi le Burundi a toujours payé ponctuellement ses obligations de cofinancement, alors que son revenu national brut (RNB) par habitant est le plus faible de tous les pays soutenus par Gavi et que sa contribution a été multipliée par cinq depuis 2008 (principalement en raison de l’introduction de nouveaux vaccins). Il y est parvenu parce qu’il a su planifier à l’avance les dépenses de cofinancement, et respecter par la suite le budget établi. Dans le passé, d’autres pays, comme la République centrafricaine (en situation de fragilité et en proie à un conflit armé chronique) ont manqué à leurs engagements ou n’ont pas été en mesure de les honorer. Aujourd’hui, même si leur budget consacré à la santé ne leur laisse que peu de marge de manoeuvre, ces pays paient leur part de cofinancement, soutenus par une volonté politique témoignant de l’importance qu’ils accordent à la réussite des programmes de vaccination.

En 2019, l’écrasante majorité des pays s’acquitte régulièrement de leurs obligations de cofinancement, ce qui démontre le succès de notre politique dans ce domaine.

Les trois pays qui n’avaient pas rempli leurs obligations de cofinancement de 2018 dans les délais (Cameroun, Ghana et Sierra Leone) ont respecté en 2019 les termes de leur plan de paiement, ce qui leur a permis d’éviter les sanctions. Ils ont également rempli à temps leurs obligations de cofinancement pour 2019.

Les pays augmentent leurs investissements dans les programmes de vaccination

Le nombre de programmes de vaccination initialement mis en place grâce au financement de Gavi et entièrement financés par les pays a continué d’augmenter en 2019, passant de 40 en 2018 à 47 en 2019. Le montant total des investissements dans les programmes autofinancés, contribution de l’Inde comprise, s’élève à 204 millions de dollars US, ce qui porte, selon les estimations, à 700 millions de dollars US le montant total des dépenses des pays pour ces programmes. La proportion de pays qui ont investi davantage dans la vaccination systématique par enfant depuis 2015 a atteint 60 % en 2018 (dernière année pour laquelle des données sont actuellement disponibles ; les données de 2019 seront disponibles en novembre 2020). Ce chiffre était de 54 % en 2017 ; on assiste donc à une augmentation lente mais constante. Le suivi de cet indicateur reste difficile en raison de problèmes quant à la qualité des données et la méthodologie utilisée.

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Le cofinancement atteint la barre du milliard de dollars US

L’année 2019 a enregistré le plus grand succès jamais obtenu en termes de cofinancement des vaccins soutenus par Gavi. La proportion de pays ayant rempli leurs obligations financières avant la fin de l’année a été plus importante que jamais (98 %). Un seul pays est en défaut de paiement. 

En incluant les paiements effectués au cours de l’année 2019, le montant total investi par les pays dans le cofinancement des vaccins soutenus par Gavi s’élève à plus d’un milliard de dollars US. On estime par ailleurs à 700 millions de dollars US le montant des investissements des pays assurant leur propre financement, et de l’Inde pour l’achat des vaccins introduits avec le soutien de Gavi. Il s’agit là d’un effort important de la part des pays, ce qui traduit leur implication croissante et témoigne de la viabilité financière des programmes de vaccination soutenus par Gavi. C’est l’aboutissement de la tendance positive observée à partir de 2014, année où 17 pays avaient été en défaut de paiement. La mobilisation soutenue de l’Alliance dans tous les pays, les appels les incitant à accroître leurs investissements dans les programmes de vaccination, et l’aide technique qui leur a été accordée se sont avérés des facteurs déterminants dans ce processus.


Découvrez comment Gavi a favorisé un accès équitable à la vaccination et amélioré la couverture vaccinale en lisant notre Rapport Annuel 2019 

Download the Gavi progress report 2019

TOPICS: Rapport Annuel

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