Les rappels annuels contre la COVID-19 continuent d’offrir une protection significative, selon une étude

Même chez des personnes bénéficiant encore d’une protection immunitaire liée à des infections antérieures, à de précédentes vaccinations, ou aux deux, les rappels actualisés contre la COVID-19 ont apporté une protection supplémentaire contre les hospitalisations.

  • 26 juin 2026
  • 3 min de lecture
  • par Linda Geddes
Photo de Towfiqu barbhuiya sur Unsplash
Photo de Towfiqu barbhuiya sur Unsplash
 

 

En bref

  • Les adultes ayant reçu le vaccin contre la COVID-19 en 2025–2026 avaient environ 55 % de risque en moins d’être hospitalisés pour une maladie liée à la COVID-19, et 50 % de risque en moins de devoir recourir aux urgences ou à des soins non programmés, par rapport aux personnes ne l’ayant pas reçu.
  • Étant donné que de nombreux participants bénéficiaient probablement encore d’une protection résiduelle liée à de précédentes infections, à des vaccinations antérieures, ou aux deux, les résultats reflètent vraisemblablement le bénéfice supplémentaire apporté par le vaccin par-dessus cette immunité existante.
  • L’étude suggère que les rappels actualisés peuvent encore offrir une protection additionnelle significative contre la COVID-19, en particulier chez les personnes les plus exposées au risque de forme grave.

À mesure que la pandémie de COVID-19 s’éloigne dans les mémoires, les autorités sanitaires restent confrontées à une question importante : les rappels vaccinaux contre la COVID-19 apportent-ils encore un bénéfice réel dans des populations déjà vaccinées à plusieurs reprises, infectées, ou les deux ?

Cette étude contribue à répondre à une question à laquelle de nombreux pays sont confrontés alors que la COVID-19 continue de circuler : les campagnes annuelles de rappel offrent-elles encore une protection significative contre les formes graves ?

Une nouvelle étude suggère que oui. Les chercheurs ont constaté que la formulation vaccinale 2025–2026 contre la COVID-19 réduisait de 55 % le risque d’hospitalisation liée à la maladie, et de 50 % le risque de recours aux urgences ou à des soins non programmés, alors même qu’une grande partie des participants disposaient probablement déjà d’une certaine immunité préexistante.

Ces résultats suggèrent que les rappels annuels continuent d’apporter une couche supplémentaire de protection importante, notamment pour les personnes les plus à risque de forme grave de COVID-19.

Les rappels contre la COVID-19 valent-ils encore la peine ?

Les autorités sanitaires suivent régulièrement l’efficacité des vaccins afin d’évaluer les performances des formulations existantes ou actualisées en conditions réelles. Ces données contribuent à éclairer les décisions relatives aux recommandations vaccinales, notamment l’intérêt des campagnes saisonnières de rappel.

En mai 2025, l’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux, la Food and Drug Administration, a recommandé aux fabricants de vaccins d’actualiser leurs vaccins contre la COVID-19 afin de cibler la famille de variants JN.1, dont les descendants continuent aujourd’hui de circuler largement. Les vaccins actualisés sont devenus disponibles plus tard dans l’année.

Pour évaluer l’efficacité de ces vaccins reformulés, le Dr Ryan Wiegand, des Centers for Disease Control and Prevention à Atlanta, aux États-Unis, et ses collègues ont analysé les données de plus de 110 000 passages aux urgences et hospitalisations chez des adultes présentant une maladie de type COVID-19, dans sept États américains, entre septembre et décembre 2025.

L’étude, publiée dans JAMA Network Open, montre que les adultes ayant reçu le vaccin 2025–2026 avaient environ 55 % de risque en moins d’être hospitalisés pour la COVID-19 et 50 % de risque en moins de devoir recourir aux urgences ou à des soins non programmés, par rapport aux personnes n’ayant pas reçu le vaccin actualisé.

« Ces résultats démontrent le bénéfice supplémentaire de la vaccination contre la COVID-19 2025–2026, indépendamment de la protection conférée par une vaccination antérieure contre la COVID-19 ou par une infection par le SARS-CoV-2 », ont déclaré les chercheurs.

Que signifient ces résultats pour les programmes de vaccination contre la COVID-19 ?

L’étude contribue à répondre à une question à laquelle de nombreux pays sont confrontés alors que la COVID-19 continue de circuler : les campagnes annuelles de rappel offrent-elles encore une protection significative contre les formes graves ?

Les auteurs estiment que ces résultats sont particulièrement pertinents, car la circulation du SARS-CoV-2 avait augmenté peu avant la mise à disposition des vaccins actualisés. Autrement dit, une grande partie des participants à l’étude pourraient avoir acquis une immunité supplémentaire à la suite d’une infection récente.

« L’efficacité vaccinale doit donc être interprétée comme le bénéfice supplémentaire apporté par la vaccination contre la COVID-19 2025–2026 dans une population présentant des niveaux élevés d’immunité liée à l’infection, à la vaccination, ou aux deux », écrivent les auteurs.