Que se passe-t-il réellement dans un centre de traitement d’Ebola ?

Beaucoup de craintes et d’idées fausses circulent au sujet des centres de traitement d’Ebola. Nous avons demandé à un médecin qui a récemment travaillé en République démocratique du Congo de nous décrire ce qui s’y passe réellement.

  • 31 août 2026
  • 10 min de lecture
  • par Linda Geddes
À travers la cloison vitrée de la salle de soins du centre de traitement d’Ebola de Rwampara, administré par ALIMA, Alice retrouve son frère, hospitalisé pour Ebola. Cette conception innovante, mise au point par ALIMA, permet de conserver ce précieux lien familial tout en assurant une protection absolue contre la maladie. En posant délicatement sa main sur la vitre, Alice exprime son affection et son soutien, un geste essentiel qui brise l’isolement causé par la maladie. Juin 2026. Crédit photo : Elie BIGAB
À travers la cloison vitrée de la salle de soins du centre de traitement d’Ebola de Rwampara, administré par ALIMA, Alice retrouve son frère, hospitalisé pour Ebola. Cette conception innovante, mise au point par ALIMA, permet de conserver ce précieux lien familial tout en assurant une protection absolue contre la maladie. En posant délicatement sa main sur la vitre, Alice exprime son affection et son soutien, un geste essentiel qui brise l’isolement causé par la maladie. Juin 2026. Crédit photo : Elie BIGAB
 

 

Il y a dix ans à peine, Ebola était considéré comme une maladie incurable. Aujourd’hui, se rendre rapidement dans un centre de traitement est un geste qui peut sauver une vie. 

Pour découvrir ce qui se déroule à l’intérieur de ces centres, VaccinesWork s’est entretenu avec le Dr Gabriel Muhehe Tshiwisa, médecin et chef du service des urgences de l’Alliance pour l’action médicale internationale (ALIMA), une organisation qui procure des soins de santé aux populations confrontées à des crises sanitaires, des épidémies ou des catastrophes naturelles. 

Il revenait tout juste d’une mission de près de deux mois à Bunia, en République démocratique du Congo, où il a participé à la riposte à Ebola. 

Supposons que je suis admis dans un centre de traitement d’Ebola parce qu’un médecin suspecte que je suis infecté par le virus. Que m’arrivera-t-il au cours des prochaines heures et des prochains jours ?

La priorité est d’évaluer votre état de santé et de vous stabiliser. 

Dès votre admission, l’équipe de triage vérifiera tout d’abord si vos symptômes sont bien ceux du virus Ebola. Si c’est le cas, on vous orientera vers le centre de traitement d’Ebola. Au centre, on évaluera vos symptômes, vos signes vitaux, votre état d’hydratation et vos éventuels besoins médicaux d’urgence. 

Comme Ebola présente des symptômes similaires à ceux de nombreuses autres maladies, comme le paludisme ou la typhoïde, un prélèvement sanguin sera effectué afin d’identifier le virus.

Dans l’attente du résultat, vous serez placé dans une zone réservée aux cas suspectés, à l’écart des patients chez lesquels la maladie à virus Ebola a été confirmée, afin de réduire le risque de transmission. 

L’équipe médicale commencera immédiatement le traitement de vos symptômes ; vous n’aurez pas à attendre les résultats des analyses pour recevoir des soins. 

Par ailleurs, des équipes de psychologues travaillent au centre pour offrir un soutien psychosocial, car le virus Ebola suscite la panique chez les familles et surtout chez les patients, qui ont peur de mourir.

Quels traitements et soins vais-je recevoir en attendant les résultats de mes analyses ? Ces soins changeront-ils si le diagnostic d’Ebola est confirmé ?

Avant même que le diagnostic ne soit confirmé, nous prenons la maladie très au sérieux. 

Les patients reçoivent des liquides pour prévenir la déshydratation, des médicaments pour abaisser la fièvre et soulager la douleur et les nausées, un traitement contre la diarrhée, ainsi que de l’oxygène ou d’autres mesures de soutien si nécessaire. Nous effectuons également des dépistages et des traitements pour d’autres maladies courantes dans la région, comme le paludisme.

Si le diagnostic d’Ebola est confirmé, le traitement devient plus ciblé. 

Outre des soins de soutien intensifs, les patients éligibles peuvent recevoir des traitements spécifiques et approuvés contre Ebola, lorsqu’ils sont disponibles. Le traitement est avant tout symptomatique, et toutes les complications sont prises en charge sans délai.

Dans certains cas, des antibiotiques à large spectre peuvent être administrés. L’hypoglycémie (un faible taux de sucre dans le sang) est traitée par l’administration intraveineuse de glucose (glucose administré par perfusion dans une veine) associée à une surveillance stricte de la glycémie.

Il n’existe aucun traitement antiviral spécifique contre l’ébolavirus Bundibugyo. 

La prise en charge repose donc sur un traitement symptomatique associé à une surveillance rigoureuse visant à détecter les complications et à les traiter rapidement, en accordant une attention particulière à l’hydratation, à l’équilibre électrolytique, à la fonction rénale et à toute complication susceptible d’apparaître.

A doctor visits a patient at the Rwampara Ebola Treatment Center set up by ALIMA, in the epicenter of the outbreak. June 2026. Credit: Elie BIGABA / ALIMA
Un médecin examine un patient au centre de traitement d’Ebola de Rwampara, mis en place par ALIMA à l’épicentre de l’épidémie. Juin 2026.
Crédit : Elie BIGABA / ALIMA

Si vous êtes gravement malade et présentez de nombreuses complications (que l’infection par le virus Ebola soit confirmée ou suspectée), vous serez mis en isolement dans un « CUBE », une chambre d’urgence biosécurisée pour épidémies. 

Cette chambre aux cloisons transparentes permet au personnel de la santé de surveiller le patient en continu et de le soigner sans devoir porter d’équipement de protection individuelle en tout temps. Dans cette chambre, vous recevrez les soins dispensés par notre équipe de soins intensifs.

Beaucoup de gens pensent que les médecins ne peuvent pas faire grand-chose pour une personne atteinte d’Ebola. En pratique, que sont les « soins de soutien », et comment ont-ils évolué au cours des dix dernières années ?

Au cours des dix dernières années, la prise en charge d’Ebola a complètement changé. Les centres de traitement dispensent désormais des soins médicaux bien plus avancés que lors des flambées épidémiques précédentes, et des antiviraux approuvés sont disponibles pour certaines souches d’ébolavirus. 

Ces soins, conjugués à un diagnostic plus rapide et de meilleurs soins de soutien, ont considérablement amélioré le taux de survie. Même si l’issue dépend toujours de nombreux facteurs, la maladie à virus Ebola n’est plus considérée comme incurable.

Les soins de soutien ne se limitent pas à soulager les patients : ils ont été optimisés par une approche intégrée dont l’objectif est de sauver la vie des patients. 

On remplace les importantes pertes hydriques des patients, on corrige les déséquilibres électrolytiques, on stabilise la tension artérielle et le taux d’oxygène, on soulage la douleur et la fièvre, on traite les infections secondaires, on apporte un soutien nutritionnel et on surveille de près l’apparition de complications afin de pouvoir y remédier rapidement.

Aujourd’hui, les centres de traitement d’Ebola utilisent régulièrement des équipements biomédicaux pour la surveillance des patients, notamment des moniteurs multiparamétriques, des sphygmo-oxymètres et des échographes portables. 

L’introduction du « CUBE » a révolutionné l’ensemble du protocole de prise en charge d’Ebola, et un accent particulier a été mis sur la formation du personnel de la santé à une prise en charge optimale de la maladie. 

Des études en cours ont permis d’introduire des médicaments expérimentaux efficaces qui réduisent considérablement la mortalité. ALIMA et ses partenaires testent actuellement de nouvelles molécules contre le virus Bundibugyo. 

Pourquoi est-il important que les personnes présumées atteintes d’Ebola consultent rapidement, et est-ce que le fait de se présenter à une clinique quelques heures ou quelques jours plus tôt peut vraiment faire une différence ?

La plupart des décès imputables au virus Ebola recensés concernaient des patients qui sont arrivés tardivement, alors que des complications étaient déjà apparues. Il est souvent difficile de sauver ces patients. En revanche, les patients pris en charge tôt ont de meilleures chances de guérison, et la plupart des patients qui ont été déclarés guéris n’avaient pas tardé à consulter. 

Souvent, les patients perdent de grands volumes de liquide très rapidement ; les réhydrater avant l’apparition d’une déshydratation grave et de lésions organiques donne à l’organisme de bien meilleures chances de lutter contre l’infection. 

En consultant rapidement, les patients peuvent également bénéficier plus tôt de traitements spécifiques contre Ebola, lorsque cela est indiqué, ce qui peut améliorer leurs chances de guérison. 

Au cours des dix dernières années, la prise en charge d’Ebola a complètement changé. Les centres de traitement dispensent désormais des soins médicaux bien plus avancés que lors des flambées épidémiques précédentes, et des antiviraux approuvés sont disponibles pour certaines souches d’ébolavirus.

Autre fait tout aussi important : en allant se faire soigner tôt, on évite de transmettre le virus à d’autres personnes. Il arrive souvent que les patients, avant leur arrivée dans un centre de traitement, ont été soignés à domicile ou ont consulté à plusieurs endroits pour obtenir des soins, exposant à l’infection les membres de leur famille, les personnes aidantes, les autres patients et le personnel de la santé. 

Un diagnostic rapide et l’isolement permettent de protéger à la fois les proches et l’ensemble de la communauté, tout en garantissant que le patient bénéficie de soins adéquats dans les plus brefs délais.

Pourriez-vous nous raconter le cas d’un patient qui nous ferait comprendre l’importance d’une prise en charge rapide ?

Un homme de 36 ans a été admis le 10 juin au centre de traitement d’Ebola de Rwampara, à Bunia, en République démocratique du Congo, pour des difficultés respiratoires aigües. Ses symptômes comprenaient de la fièvre, une toux sèche, des douleurs thoraciques et un épuisement. 

Lors de l’examen, il avait des difficultés à respirer, présentait une fièvre de 38,6 °C et sa saturation en oxygène était de 82 % (bien en dessous de la normale) ; il avait besoin d’oxygénothérapie. Les tests ont confirmé une infection à l’ébolavirus Bundibugyo. Le patient était également en crise aigüe de paludisme. 

Il a reçu de l’oxygène, des antibiotiques par voie intraveineuse et d’autres traitements destinés à soulager ses symptômes. Bien que ceux-ci se soient aggravés au début de l’hospitalisation, le traitement précoce a amélioré progressivement l’état du patient. 

Le 30 juin, après un test PCR négatif, il a été déclaré guéri. Ce cas met en évidence l’importance d’une intervention précoce dans le traitement des infections graves.

Quels sont les symptômes dont souffrent généralement les patients à leur arrivée, et quels aspects des soins ont le plus d’impact sur le bien-être des patients ?

De nombreux patients se présentent avec une forte fièvre, un épuisement et un affaiblissement extrêmes et généralisés, des douleurs musculaires et articulaires, des courbatures, des maux de tête, des douleurs abdominales, des vomissements et de la diarrhée. Ils sont souvent déshydratés et en déséquilibre électrolytique. 

À mesure que la maladie évolue, environ 30 % à 50 % des patients développent des complications hémorragiques, comme de petites taches sous la peau (pétéchies), des saignements au niveau des sites d’injection ou de ponction, des ecchymoses et des hémorragies dans le système gastro-intestinal. 

Aux stades avancés, les patients peuvent devenir confus, avoir des crises épileptiques et développer des défaillances multiviscérales.

Dans la mesure du possible, les centres de traitement aident les patients à communiquer avec leurs proches par téléphone portable, visioconférence ou visite supervisée depuis une zone d’observation sécurisée.

On obtient souvent les meilleures améliorations de l’état des patients avec des solutions de réhydratation orale, des analgésiques contre la douleur, des anxiolytiques, des anticonvulsivants en cas de crises, le contrôle des nausées et des vomissements et la réduction de la fièvre, et aussi en aidant les patients à manger et à boire dès qu’ils en sont capables, avec un soutien nutritionnel si nécessaire. 

Les petites améliorations en matière de confort des patients peuvent faire une énorme différence sur leur bien-être et leur rétablissement.

Certaines personnes craignent que, si elles sont admises dans un centre de traitement d’Ebola, elles ne pourront plus jamais revoir leurs proches ni leur parler. Pourquoi l’isolement est-il nécessaire, et comment aidez-vous la famille à rester en contact pendant qu’un de ses membres est en traitement ?

L’isolement protège tout le monde. Le virus Ebola se transmet par contact direct avec les fluides corporels d’une personne malade ; il est donc essentiel d’isoler les patients infectés pour empêcher toute nouvelle transmission. 

On sépare les cas suspectés d’Ebola de ceux dont l’infection a été confirmée, afin de réduire le risque de transmission croisée dans l’attente des résultats des tests de diagnostic.

Les centres de traitement modernes sont également conçus pour rendre l’isolement aussi humain que possible. 

Beaucoup sont dotés de cloisons transparentes en plexiglas ou de grandes baies vitrées qui séparent les zones réservées aux patients des postes de travail du personnel. Cet aménagement permet au personnel soignant de surveiller en permanence les patients, de communiquer avec eux et d’intervenir rapidement si l’un d’entre eux a besoin d’aide, tout en limitant les entrées inutiles dans les zones à haut risque.

Leaving the disinfection zone at the Rwampara Ebola Treatment Center run by ALIMA, a 66 y.o. woman expresses her immense joy and bids a final 'goodbye' to Ebola virus disease. This triumphant gesture reflects her satisfaction with the successful care she received and her rebirth following a period of intensive treatment. June 2026. Credit: Elie BIGABA / ALIMA
En sortant de la zone de désinfection du centre de traitement d’Ebola de Rwampara, administré par ALIMA, une femme de 66 ans manifeste son immense joie d’avoir vaincu la maladie à virus Ebola. Ce geste triomphant témoigne d’une grande reconnaissance pour la qualité des soins reçus et d’une sensation de renaissance après une période de traitement intensif. Juin 2026. 
Crédit : Elie BIGABA / ALIMA

Cependant, l’isolement physique ne devrait jamais s’accompagner d’un isolement affectif. Dans la mesure du possible, les centres de traitement aident les patients à communiquer avec leurs proches par téléphone portable, visioconférence ou visite supervisée depuis une zone d’observation sécurisée. 

De plus, le personnel informe régulièrement les familles et offre un soutien psychosocial tout au long de l’hospitalisation du patient, aidant ce dernier à rester en contact avec ses proches pendant cette période difficile.

Quels sont les premiers signes indiquant qu’un patient commence à se rétablir ? Que se passe-t-il à partir de ce moment-là, et jusqu’à ce que le patient soit suffisamment rétabli pour avoir son congé du centre de traitement ?

Les premiers signes encourageants sont généralement la disparition de la fièvre, la diminution des vomissements et de la diarrhée, le retour de l’appétit et un regain de force et d’énergie.

Le rétablissement est souvent progressif. Deux tests PCR négatifs consécutifs pour le virus Ebola sont nécessaires pour déclarer un patient guéri, mais les survivants d’Ebola doivent continuer à faire l’objet d’un suivi médical pendant un certain temps. 

Les patients continuent de bénéficier d’un soutien nutritionnel, d’une rééducation et d’une surveillance étroite jusqu’à ce que leur état clinique soit stabilisé. 

Avant leur congé, ils bénéficient d’un accompagnement psychologique concernant la poursuite de leur rétablissement, la prise en charge post-hospitalière et les précautions à prendre après avoir quitté le centre de traitement.

Si, malgré tous les traitements, le patient décède, que se passe-t-il ensuite ? Comment soutenez-vous les familles, et comment se déroulent aujourd’hui des funérailles dignes et sécuritaires ?

Nous traitons tous nos patients et leurs familles avec dignité et respect. En cas de décès d’un patient, le corps est désinfecté à l’aide d’une solution chlorée avant d’être placé dans un sac mortuaire. Une équipe spécialisée se charge ensuite de récupérer le corps afin que des funérailles dignes et sécuritaires puissent avoir lieu. 

Les familles sont tenues informées tout au long du processus et bénéficient d’un soutien psychologique et d’un accompagnement.

Demander des soins est un acte de courage, et non de lâcheté. En consultant sans attendre, vous vous donnez les meilleures chances possibles de guérison, tout en contribuant à protéger votre famille, votre communauté et le personnel soignant qui s’occupe de vous.

Comme l’ébolavirus peut se transmettre même après le décès, les funérailles doivent être organisées dans le respect des précautions sanitaires. Les pratiques funéraires actuelles visent à concilier autant que possible la prévention des infections et les traditions culturelles et religieuses. 

Les familles sont impliquées dans toute la mesure que la sécurité le permet, dans un souci de préserver la dignité du défunt tout en assurant la protection des communautés contre toute nouvelle transmission.

On imagine souvent les centres de traitement d’Ebola comme des endroits effrayants. Du point de vue d’un patient, à quoi ressemble une journée type ? Que voient-ils, qu’entendent-ils et que vivent-ils, et selon vous, qu’est-ce qui surprendrait la plupart des gens ?

Au premier abord, la vue d’agentes et d’agents de santé revêtus d’un équipement de protection individuelle complet peut être intimidante. Mais le centre de traitement mis en place par ALIMA à Rwampara, par exemple, est conçu pour permettre une interaction constante entre les patients et le personnel soignant à travers des cloisons transparentes en plexiglas. 

Ainsi, comme les agentes et agents de santé ne portent pas toujours un équipement complet, les patients voient souvent leur visage, et cela est très important pour leur bien-être psychologique et leur sentiment de confiance. Tout au long de la journée, les patients sont examinés à intervalles réguliers, prennent des médicaments, des repas et des fluides, et sont encouragés.

Ce qui surprend souvent les gens, c’est l’importance des interactions humaines, malgré le port de l’équipement de protection individuelle. 

Le personnel soignant s’efforce de dialoguer avec les patients, de leur expliquer chaque intervention, de les rassurer et de leur apporter un soutien psychologique. 

Les patients ne sont pas simplement isolés : ils sont activement pris en charge par des équipes dévouées à leur guérison.

En terminant, que diriez-vous à une personne qui ressent des symptômes semblables à ceux de la maladie à virus Ebola, mais qui a peur d’aller consulter ?

Je comprends cette peur. Mais il existe de plus en plus de traitements efficaces, et il est possible de guérir la maladie. Elle n’est plus une condamnation à mort. 

En consultant rapidement, vous vous donnez les meilleures chances de guérison et vous protégez vos proches.

Aujourd’hui, les centres de traitement d’Ebola offrent bien plus qu’une simple mise en isolement. Ils offrent un diagnostic rapide, des soins médicaux intensifs, des traitements qui n’étaient pas disponibles lors des flambées épidémiques précédentes et un accompagnement bienveillant tout au long de la maladie. 

Plus tôt vous viendrez, plus tôt nous pourrons vous aider – et plus vous aurez de chances de vous rétablir en toute sécurité.

Et j’ajouterais ceci : toutes les personnes qui ont de la fièvre ou des symptômes d’Ebola ne sont pas nécessairement atteintes d’Ebola. De nombreuses maladies, comme le paludisme ou la typhoïde, peuvent provoquer des symptômes similaires. 

En vous rendant dans un centre de soins, vous bénéficierez d’un diagnostic rapide et d’un traitement adapté, quelle que soit la cause de votre maladie.

Demander des soins est un acte de courage, et non de lâcheté. En consultant sans attendre, vous vous donnez les meilleures chances possibles de guérison, tout en contribuant à protéger votre famille, votre communauté et le personnel soignant qui s’occupe de vous.

Notre objectif est simple : prendre soin de chaque patient avec dignité et compassion, en lui offrant les meilleurs soins médicaux possibles.

Le Dr Gabriel Muhehe Tshiwisa est référent médical au Département Urgences et Développement d’ALIMA.